Avis sur un show

08 juin 2012

Hugo Kant @ Poste à Galène (Marseille)

Un rendez vous "manqué" avec Hugo Kant.

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Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 4.5 - 2 votes
Pas d'Evaluation des internautes
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

Librement dans la salle. Vraiment pas de lumière, alors c’est tout en grande ouverture (le mieux que j’ai pu faire en fait). Donc un peu désolé, mais ce n’est pas parfait.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

 J’adore le son de Hugo Kant, ce mélange jazz/trip-hop est tout à fait la bande son de mes bonnes soirées à écouter de la musique. C’est un peu la continuité du généralissime Erik Truffaz (je ne serais même pas étonné qu’il soit source d’inspiration).

C’était donc avec un réel plaisir que j’attendais ce set qui commença fort bien … Le temps d’un demi titre …

Hélas, viennent les soucis techniques, qui ont bien fait perdre 1h ! Cette heure qui manquera pour voir le concert complet et nous fera lâcher avant la fin : Il faut bien garder un peu d’énergie pour la longue route du retour et nous faire éviter l’accident.

C’est donc un demi coup d’épée dans l’eau, mais le rendez vous est déjà pris pour une seconde découverte live.

Etiqueté par Ysabel :

Après le passage de Stereobox, retour de notre DJ Renegades Of Jazz, pour accompagner le changement de plateau … Puis roulement de tambour et réveil qui sonne : Arrivée du trio de Hugo Kant sur scène. Ils bidouillent les derniers réglages … Suspens … Déjà quelques petits problèmes techniques viennent pointer le bout de leur nez …

Mais rien ne va désarçonner les fans. On entend crier : «Hugo on t’aime quand même !!» et tout se met en place pour demarrer tranquillement cette seconde partie de soirée.

Commence un morceau au rythme un peu lascif. On tend l’oreille … Mais ça ne marche pas. Tout le monde prend son mal en patience. On a quelques cris de bravo qui montent pour les encourager, mais la musique s’arrête quand même et Loïc s’invente alors soliste pour meubler avec sa batterie, accompagné de Renegades Of Jazz (qui vient gentiment en renfort).

Le redémarrage est laborieux, mais on y croit. Ils tentent de nous jouer un autre morceau. Le clavier se transforme en xylophone. Le public répète «Aller … Courage !!» et il n’y a rien pour eux, mais le mien se fatigue un peu. Le DJ reprend la main et, comme je n’en raffole pas, je trouve que cela fait un peu long. Troisième tentative. On retient son souffle, espérant que c’est la bonne. Ça repart sur le xylo. Mais non. Ça commence à ressembler à une mauvaise blague et il serait franchement temps de passer à autre chose. Il est évident que les pauvres subissent tout cela sans y être pour grand chose, mais à un moment il faut renoncer à ce qui était prévu pour passer au plan B et ne pas insister.

Enfin (Oh Miracle !), ils nous annoncent : «On va faire un peu de musique et on va danser !» Aller hop, Quentin sort sa flûte … Un peu de batterie, une ligne de basse et on passe en mode Jazz. Cela ressemble à une petite impro entre potes. La Clarinette s’en mêle. Le public s’est à nouveau rassemblé et semble plutôt content. On chante, répétant les onomatopées lancées par Quentin en frappant dans nos mains. Tout le monde joue le jeu et, ma foi, ce n’est pas si mal au final !! C’est même rigolo ce jeux free jazz, avec un batteur qui s’en donne à cœur joie.

Vient ensuite une version revisitée, et fort bien d’ailleurs, de Morning Broadway (reprise de Keith Mansfield). Ils s’organisent comme des chefs pour bidouiller tout cela au mieux et font finalement montre d’un bel esprit de rebondissement devant un public qui se balance d’un pied sur l’autre … Comme quoi, ça peut fonctionner même sans électro !!

Ils nous font de petits conciliabules entre les morceaux. Ça ne gâche rien et c’est même plutôt marrant. Il faut reconnaitre que ce doit être du sport de retomber sur leurs pattes (c’est ça le talent 😉 !!) Donc, en partie la Setlist prévue (si j’ai tout compris), mais dans une version 2. Ils réussissent à nous envoyer quelques sons sauvés de leurs cartes mémoires et un peu de voix off, mais niveau voix, c’est surtout le brouhaha du public devenu extrêmement bavard que l’on entend (et pourtant je suis tout devant !). Alors peut-être qu’il n’était pas préparé à quelque chose de moins électro et c’est sûr que ce n’est pas trop dance-floor, mais il est vraiment dommage que tout ce petit monde n’en profite pas pour ouvrir ses petites noreilles à autre chose. Il faut garder l’esprit ouvert bonnes gens !!

Bref, sur ces entre-faits, Alexandre (le guitariste de Stereobox) vient jouer avec eux pour seconder la basse sur The March et le concert prend un tour tout à fait différent, mais pas si mal après tout. Ils sont tous totalement à fond, cabrés sur leurs instruments et prennent à bras le corps ce nouveau trip.

Après la fougue, vient la douceur de June, composé par Quentin pour sa fille. Il lance les autres en leur donnant la mélodie et le rythme (surtout pour le quatrième larron venu les rejoindre). C’est un morceau doté d’une très belle ligne mélodique, un peu plus suivie et aux accents des 1001 Nuits. Un petit côté charmeur de serpent ou de rêve. Peut-être sa berceuse à lui, avec même un petit oiseau qui vient voleter au dessus de tout cela … Joli moment de poésie.

Puis le jeu des dissonances revient, avec un véritable marathon flûtesque, qui arrache même quelques cris d’admiration au public. Le set semble revenu sur ses rails et ces preux musiciens auront fait preuve d’une très belle et très louable adaptabilité, mais je dois hélas avouer qu’à plus de 1h du mat, j’ai lâché l’affaire, ne pouvant résister plus longtemps à l’appel de Morphée … Mais promis, je retourne les voir le 5 Octobre aux Passagers Du Zinc (pour me faire pardonner) !!

Composition

  1. No Jazz
  2. Morning Broadway (Keith Mansfield)
  3. The March
  4. June
  5.  …. Nous avons abandonné …

Date Limite de Consommation

  • Album défendu : I Don’t Want to be An Emperor

Site de Production

Site officiel : http://hugokant.com/

Ingrédients

  • Quentin Le Roux : Keyboard, Flûte, Flugelhorn, Clarinette
  • Guillaume Cros aka Toots : Guitare & Basse
  • Loïc Marmet : Batterie
  • Alexandre Morier : Guitare (en renfort)

Remerciements

  • Salomé @ BellRing

Appellations d'Origine Contrôlée

  • par

    05 octobre 2012

    Photo du concert

    Hugo Kant @ Les Passagers du Zinc (Avignon)

    C'est avec un réel plaisir que je retrouve cet artiste étonnant et détonant ! Il retournera la salle dès les premières notes d'un fabuleux Dark Night Dreams (téléchargeable sur son site). Je ne connaissais pas ce morceau ...

  • par

    19 août 2012

    Photo du concert

    Hugo Kant @ Ilienne (Marseille)

    J'avais compris le potentiel d'Hugo Kant pendant ce concert "raté" du Poste à Galène et c'est donc sans surprise que j'ai pris mon pied pendant ce tour des îles ! L'endroit du concert était juste ...

  • par

    20 avril 2013

    Photo du concert

    Hugo Kant @ Cabaret aléatoire (Marseille)

    S'il est un groupe qu'il faut découvrir, quand on aime le jazz-électro teinté de trip-hop avec de belles nappes de flûtes, c'est Hugo Kant. Il est  même LE groupe à ne pas manquer. Et j'ai beau connaître ...

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    Merci Ysabel et Arnaud ! Je revis l'intensité émotive de cette soirée, marquée par l'irruption de l'imprévu, écrivant l'histoire dans l'instant, sans savoir où il va nous mener… et nous conduisant finalement à un très beau concert imprévu et tardif il est vrai !
    Moi qui ai vu presque tous leurs concerts, j'ai été agréablement surprise par cette version plus acoustique et improvisée, touchée par l'arrivée généreuse d'Alexandre Morier à la basse, amusée par leurs petits conciliabules "Et maintenant ?", fascinée par la direction orchestrale d'Hugo Kant (Quentin Le Roux) portant son attention tour à tour aux uns et aux autres, accompagnant leur "jeu" instrumental, emballée par leur synergie et l'énergie enivrante qu'ils nous ont donné.
    Toujours est-il, pour nous faire pardonner l'attente occasionnée par les problèmes techniques, et pour satisfaire l'envie de présenter la version originale de ce trio dont nous sommes amoureux, Bellring et Le Poste à Galène ont décidé de les faire remonter sur la scène du Poste à Galène le 15 septembre prochain, y invitant celles et ceux venus ce 8 juin.

    Merci Arnaud pour ces photos _ aussi difficile qu'en fut la condition technique (en l'occurrence la lumière), les postures et les regards captés parlent !
    Et Merci Ysabel pour cette chronique sincère et détaillée d'un concert fort retardé.
    Au plaisir de vous revoir le 5 octobre aux Passagers du Zinc !