Avis sur un show

19 août 2012

Hugo Kant @ Ilienne (Marseille)

Larguez les amarres ... Destination Hugo Kant !

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Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 5.0 - 2 votes
Pas d'Evaluation des internautes
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

Librement sur le pont ! Grosse surprise en début de set en constatant qu’il n’y a AUCUNE lumière artificielle ! Il a donc fallu rester en focal fixe 1.4 et jouer à fond sur les ISO !

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

J’avais compris le potentiel d’Hugo Kant pendant ce concert « raté » du Poste à Galène et c’est donc sans surprise que j’ai pris mon pied pendant ce tour des îles ! L’endroit du concert était juste unique, à l’image de cette belle soirée !

Si certaines personnes n’ont pas trouvé le son fabuleux (et comment ne pas le comprendre, aux vues des faibles moyens techniques ! On est sur un bateau, il ne faut pas l’oublier !), personnellement ça ne m’a absolument pas perturbé et je me suis plongé dans ce son avec une joie certaine.

Etiqueté par Ysabel :

Pour terminer l’été en beauté, je découvre un nouveau concept. En fait, j’en avais entendu parler (et en fort bien d’ailleurs), mais je n’avais jamais expérimenté : ce sont  Les Apéros du Bateau. Le principe en est simple. En résumer, on se retrouve tous sur le quai du Vieux Port de Marseille, en face de la Mairie, et on embarque à 19h précises sur un joli bateau, L’Iliène pour ne pas le citer, pour un tour en mer nocturne. Super romantique. Super sympa. Super idée quand il fait cette chaleur à crever … Super quoi !!

Nous partons donc gaiement à l’assaut du petit navire, dont la capacité est d’environ 200 personnes et qui affiche complet ce soir. On s’installe tranquillement sur le pont ou à l’intérieur et on attaque l’apéro avec un DJ qui met une bonne ambiance, en attendant la pièce de résistance : Hugo Kant (que nous nous étions promis de revoir après notre mésaventure de la dernière fois au Poste à Galène).

L’ambiance est super décontractée. On croise Quentin qui se fait un petit encas et avec qui on papote 2mn. Le concept est super rigolo et ça me plait vraiment bien (dommage que ce soit le dernier soir … Mais qu’à cela ne tienne, on remettra ça l’année prochaine !!) Ça se rempli gentiment. On commence à danser un peu sur le pont arrière, où est installé la petite scène, et on voit passer régulièrement pizzas et rosé pour alimenter les convives.

Tant et si bien que lorsque nous larguons les amarres (oui je sais, je manie avec une grande dextérité des termes hautement techniques !!), c’est toujours sur le Mix du DJ et pour le moment, c’est plus un mini Dance-Floor/Bar là-haut, qu’une salle de concert ! Niveau fréquentation, on a de tout. De la Bégette en tenue branchée aux mecs ultra décontractés, tee-shirt et bermuda. Ça va, ça vient. C’est plutôt marrant comme ambiance, sur fond de Vieux Port qui s’éloigne et de Notre-Dame-De-La-Garde qui nous salue dans un soleil descendant (Ah … Poésie, quand tu nous tiens !!)

Sur ces visions romantiques et maritimes, Hugo Kant se met en place, avec réglage des instruments sur fond de Dance-Music (ce qui rend la chose pas forcément évidente). Ils sont heureux mais un peu fébriles, Quentin nous ayant confié avant ,pendant sa pause casse-croute, qu’il reste un peu stessé par son concert perturbés par les problèmes techniques de Juin dernier. Mais ils sont là et fin prêt à nous embarquer avec eux. Le batteur répète sa ligne en tapant la cuisse à petits coups de baguettes. C’est très rare finalement de voir cette partie de la préparation, qui se fait habituellement pendant les balances. Pour une fois on est présent et l’absence de loge fait qu’ils ne peuvent pas se cacher pour exécuter tranquillement leur petit cérémonial d’avant scène.

Une présentation rapide au micro invite ceux qui ont pris place sur l’autre pont à venir nous rejoindre pour le live. Les plus téméraires de ces demoiselles pensent à l’utilisation coquine qu’elles pourraient faire des barres, pour passer en mode Lap Dance (Mais non, non, non, ne rêvez pas, il n’en sera rien !!)

Ils occupent tout l’arrière du pont. La musique démarre sur Thou Shalt Not Kill, une belle ligne Electro soutenue par la guitare et la batterie, à laquelle la flûte traversière amène un apport indéniable. Et avec (je confirme mon sentiment de la fois dernière) un doux parfum de Wax Tailor qui monte dans l’air marin. Pour faire monter le tout d’un cran de plus, Toots se déchaîne avec un son très années 70 et Quentin nous offre un clavier en mode Orgue. Le public devient super participatif, après des débuts un peu timides, sur ce morceau très long, qui alterne les solos et les parties d’ensemble … Ça commence très fort ! Le pont est comble et dansant (difficile même de trouver un petit coin pour prendre ces quelques notes et perspective d’une chronique assez rock n’roll 😉 !!).

Avec Dark Night Dreams, on change de paysage et on part pour plus de douceur. Un côté musique de film ou d’animation. L’accord de la flûte, dont il joue avec ce petit côté décalé que peut avoir un Erik Truffaz par exemple, et des samplers est juste parfait. Une grande expressivité se lit sur son visage. La nuit et la brume tombent doucement. Le son des cloches qui retentissent au loin sur la côte … Tout cela se met à revêtir un vrai côté irréel et magique. Quentin lance son corps d’avant en arrière, comme pris par le ressac de la mer et le tangage du bateau qui s’associent à la musique. A chaque «rupture», le public siffle et tend les bras. La flûte monte et descend dans ses extrêmes … Ce set tient vraiment ses promesses et il eut été dommage de passer à côté d’un truc pareil !!

Chaque morceau propose un univers complémentaire mais différent, les samplers permettant de choisir la destination du voyage. On embarque donc pour les îles, avec des percus façon xylophone ou steel-drum. No Jazz est comme une nouvelle escale de cette drôle de croisière. Hugo le machiniste reprend du service et nous propose un de ses savoureux mélanges, puis nous sort sa clarinette, ce qui va donner une couleur encore plus jazz à l’ensemble. Cette musique s’écoute, se savoure, se danse. Certains font de petites pauses photos, partent prendre le vent, puis reviennent. On laisse sa place à d’autres dans un joli balai aquatique. Quentin a le sourire aux lèvres et lance quelques onomatopées de plaisir. La musique se fait plus ethnique et on participe, on reprend de refrain sur un rythme qui devient envoutant. Lui danse à présent derrière son clavier sur cette musique presque africaine avec uns assistance qui le suit dans ce côté festif qui ne peut laisser personne de marbre.

En milieu de set, la musique se fera plus douce. La flûte comme un bruissement d’ailes. Le batteur totalement dans son monde, avec son casque sur les oreilles et Quentin qui nous fait faire des vocalises. Un clavier qui part seul … Un glissement de guitare. Une voix-off et une musique de Conte avec des clochettes, entre Harry Potter et Alice au Pays des Merveilles. Quelque cordes, des instruments à vent et soupçon de clarinette sur le tout (dont un solo plutôt Free-Jazz de toute beauté, suivi d’un autre de la batterie qui fait aussi son effet) et on est arrivé au pays des songes !

Mais avec Ranjia, nous reprenons le bateau pour une musique presque inquiétante, aux mouvements lents et envoutants. De drôles de voix nous murmurent  de secrètes paroles et la flûte vient tout cela d’un esprit moqueur. Les rythmes sont lascifs et hyper prenants et nous avons beau être en pleine mer et en pleine nuit, la chaleur monte indéniablement à bord de L’Iliène ! Quelques amoureux s’enlassent, comme seuls au monde et la musique gagne les corps. C’est véritablement une musique de communion et de partage.

Puis le piano (presque d’enfant) de Hauschka-Ping fait son entrée, accompagné de la basse. J’adore vraiment ces changements d’univers et ces mélanges détonnants. On s’accroche aux barres, aux «mats». On partage vraiment une ambiance unique ce soir. On danse. On chante … Sans risquer d’emmerder les voisins en plus !! Et tout le monde saute sur place à présent.

C’est à présent le dernier morceau, puisqu’ils vont laisser la place au DJ pour terminer la ballade. Alors on repart pour plutôt du gros son sur un pont qui n’est plus qu’un dance-floor. On s’emballe au son de la flûte traversière et nos mains claquent, nos pieds sautent et nos corps se balancent. On se rapproche des rochers des calanques et je pense au … Titanic !! C’est marrant de voir les terrasses des restos éclairées et le reflet de la lune sur l’eau. Je n’aurai vraiment jamais pensé avoir aussi chaud sur la mer !! Hugo Kant nous fait chanter «là là là …» une dernière fois et un tonnerre d’applaudissements qui fait trembler le bateau va s’en suivre.

Le maître des lieux nous fait une dernière et sympa petite promo pour le groupe et les garçons vont même prendre le temps de papoter un peu avec les uns et les autres pendant le remballage du matériel. Et j’avais promis, donc je vous le précise …. Il y avait Cyril de France 3 ce soir 😉 !!

Composition

  1. Thou Shalt Not Kill
  2. Dark Night Dreams
  3. No Jazz
  4. Morning Broadway (Keith Mansfield)
  5. Chord Cracker
  6. Ranjia
  7. Hauschka-Ping (Remix)
  8. This Old Tune

Date Limite de Consommation

  • Album défendu : I Don’t Want to be An Emperor

Site de Production

Site officiel : http://hugokant.com/

Ingrédients

  • Quentin Le Roux : Keyboard, Flûte, Flugelhorn, Clarinette
  • Guillaume Cros aka Toots : Guitare & Basse
  • Loïc Marmet : Batterie

Remerciements

  • Salomé @ BellRing

Appellations d'Origine Contrôlée

  • par

    05 octobre 2012

    Photo du concert

    Hugo Kant @ Les Passagers du Zinc (Avignon)

    C'est avec un réel plaisir que je retrouve cet artiste étonnant et détonant ! Il retournera la salle dès les premières notes d'un fabuleux Dark Night Dreams (téléchargeable sur son site). Je ne connaissais pas ce morceau ...

  • par

    20 avril 2013

    Photo du concert

    Hugo Kant @ Cabaret aléatoire (Marseille)

    S'il est un groupe qu'il faut découvrir, quand on aime le jazz-électro teinté de trip-hop avec de belles nappes de flûtes, c'est Hugo Kant. Il est  même LE groupe à ne pas manquer. Et j'ai beau connaître ...

  • par

    25 octobre 2013

    Photo du concert

    Hugo Kant @ Molotov (Marseille)

    C'est toujours un tel plaisir que de voir ce trio si adorable sur bien des plans. Ce soir, c'est soirée "Je me lâche" ou en tout cas c'est ce que je ressens : Les morceaux ...

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