Avis sur un show

05 octobre 2012

Hugo Kant @ Les Passagers du Zinc (Avignon)

“Le sublime touche, le beau charme“ : Hugo Kant touche et charme !

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Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 6.0 - 5 votes
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Note internautes, 6.0 avec 3 vote(s)
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

Librement au milieu du public.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

C’est avec un réel plaisir que je retrouve cet artiste étonnant et détonant !

Il retournera la salle dès les premières notes d’un fabuleux Dark Night Dreams (téléchargeable sur son site). Je ne connaissais pas ce morceau et il fut la première belle surprise.

Le trio est réduit à cause d’un autre engagement du guitariste. Et force est de constater que le duo fonctionne à merveille !

J’aurai presque tendance à dire qu’Hugo Kant  a été plus efficace et plus convainquant que Zenzile : leur jazz électro fut plus travaillé, moins fouillis et au final plus trippant !

Etiqueté par Ysabel :

Ce soir, nous retrouvons Hugo Kant aux Passagers Du Zinc à Avignon, mais il nous a réservé une surprise … Le trio s’est transformé en duo, le nouveau guitariste du groupe, Alexandre Morier (Transfuge de Seconde Nature et guitariste de Stereobox), étant appelé sur une autre mission musicale. Donc, après l’aventure du Poste A Galène et la belle croisière des Apéros du Bateau sur L’Ilienne, nous allons découvrir une nouvelle facette de ces artistes en Live. Décidément, Hugo Kant nous étonnera toujours !!

Lorsque que nous échangeons quelques mots avec lui, avant qu’il ne monte sur scène, nous trouvons un Quentin un peu dans le stress, qui nous promet beaucoup d’innovations (ce qui ne m’étonne pas de lui d’ailleurs !) Le petit Mac portable se met en place. Loïc s’entraine en frappant sa cuisse de sa baguette, comme toujours … Séquence concentration. Il n’y a pas encore trop de monde, mais ça commence à venir.

Premières notes, un constat : des putain de basses ! Mais qu’à cela ne tienne, il est indéniable que cela donne un côté très prenant à la musique. Batterie et clavier entament leur drôle de petite musique sur un mode «trip étrange». L’absence de guitare n’est pas du tout gênante au final et ce rendu, déjà plutôt pas mal, est magnifié lorsque la flûte traversière vient s’en mêler. D’une intensité incroyable, avec un peu un côté fin du monde qui donne beaucoup de puissance. Un son que l’on ressent physiquement et un Quentin qui prend toujours le même plaisir (et ça se voit !)

Sa main lâche par moment la flûte pour venir effleurer le clavier. Puis il revient jouer en devant de scène en sautillant. Il passe d’un instrument à l’autre avec un tel mélange de rapidité et de facilité qu’il me semble, par moment, entendre les deux en même temps. Une ligne de basse à laquelle s’ajoute un son d’orgue et une voix off. L’écho de l’instrument à vent qui semble répondre à la voix. Un public qui agite la tête et danse déjà sur place. La virtuosité au clavier lui tirant même quelques cris de plaisir et de joie.

Il fait décidément toujours aussi chaud Aux Passagers, mais ce soir c’est plutôt en osmose avec la musique aux sons exotiques, façon steeldrum, de No Jazz. Quelques gouttes de sueur perlent de son front pour tomber sur son clavier. En deux secondes, il nous embarque dans son univers et sort sa clarinette … Ce concept de duo est sans l’ombre d’un doute un essai transformé ! Avec un peu plus de travail au clavier (peut-être une nécessité de cet adaptation des morceaux). Le public se met à chanter le refrain, repris aussi par le batteur rejoint par un Quentin qui danse d’un pied sur l’autre. Ce duo, qui semble encore plus physique, perso vraiment : J’adore !!

Delirium débarque avec ses sonorités Electro-Cirque-Jazz. De la voix lyrique et des arpèges descendants de flûte. Du grand lâché et une ambiance assez fantasmagorique qui ont un franc succès parmi le public. Un Delirium auquel on s’adonne avec une véritable délectation.

Certains arrangements font redécouvrir des morceaux et c’est un réel plaisir que de les écouter avec une oreille nouvelle. Les inspirations infinies d’Hugo Kant offre une palette fantastique de musiques et d’univers qui se superposent. On part ainsi à la rencontre des unes et des autres en vibrant de partout (dans tous les sens du terme ce soir !) Ne reste plus qu’à se laisser porter …

Ping … Une petite musique de piano déglingué qui tourne à la déferlante. L’Electro prend possession de tout l’espace, mais c’est le piano qui va avoir le dernier mot ! Nous sommes montés à la puissance x10 (et ce n’est pas peu dire !!)

Mais la fête touche à sa fin. Quentin annonce l’avant dernier morceau et nous demande de vraiment commencer à chauffer … Mais je crois que cela fait un moment que c’est commencé mon cher Hugo !! La flûte se fait virevoltante par dessus une batterie qui ne lâche pas un pouce de terrain. Le tout étant d’une rapidité faramineuse et d’une efficacité … Je ne vous en parle même pas !! Il en arrive même à sauter et souffler dans son instrument en même temps, le tout sans un pète de jeu 😉 !

«Vous êtes prêts à faire des bonds pour le dernier ?!!» Et il n’hésite pas à donner l’exemple. Alors … Prêts à sauter, je ne sais pas, mais à danser : c’est certain ! Et de toute façon, c’est juste irrésistible. C’est donc sur un morceau de bravoure à la flûte et un solo de batterie époustouflant que ce termine ce set qui fût, sans nul doute possible, très fort en émotions.

Composition

  1. Dark Night Dreams
  2. Thou Shalt Not Kill
  3. No Jazz
  4. Delirium
  5. Ranjia
  6. Ping
  7. This Old Tune
  8. Does It Matter ?

Date Limite de Consommation

  • Album défendu : I Don’t Want to be An Emperor

Site de Production

Site officiel : http://hugokant.com/

Ingrédients

  • Quentin Le Roux : Keyboard, Flûte, Flugelhorn, Clarinette
  • Loïc Marmet : Batterie

Remerciements

  • Salomé @ BellRing

Appellations d'Origine Contrôlée

La Zone des Lecteurs

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    BELLES PHOTOS !! Trés bel article , j'approuve tout ce qui est dit . BRAVO à HUGO KANT et LOIC MARMET pour leur immense talent et magnifique complicité .

    • VN:F [1.9.22_1171]
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      Merci beaucoup pour ce chaleureux message !
      Nous sommes heureux d'arriver à retranscrire par nos photos et nos mots, nos impressions et émotions Live