Avis sur un show

08 juin 2012

Stereobox @ Poste à Galène (Marseille)

Une belle fusion Electro-Flamengo-Jazz !

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Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 4.0 - 2 votes
Pas d'Evaluation des internautes
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

Librement dans la salle. Lumières très difficiles (en fait très peu présentes), donc rendu assez moyen ! Il a fallu allez quasi au bout des focals fixes les plus lumineuses (85 f/1.4, 50 f/1.4, 24 f/1.4).

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Un chouette concert, qui mélange ce que je préfère du Flamengo (la guitare), avec ce que je préfère du Jazz (des rythmes sympas). Les deux hommes prennent un malin plaisir sur scène et nous envoient de très bonnes vibrations !

Ce sera à revoir !

Etiqueté par Ysabel :

Pour commencer cette soirée, nous avons droit à une intro assurée par le DJ allemand Renegades Of Jazz. Il nous propose une compile de ses compos, avec déjà plusieurs albums à son actif. C’est de facture agréable, mais rien de révolutionnaire, avec la classique bonne grosse ligne de basse … Pour moi, ça ne vaut pas un bon Soul Freak Brother !!

Gentiment, Sterebox, qui va assurer la première partie, s’installe sur scène (parce que notre DJ s’était lui placé en fond de salle, là où se trouve le marchandising habituellement). Un batteur et un guitariste montent sur les planches, salués par de discrets sifflets. Ils échangent quelques mots pendant l’accordage d’une magnifique guitare sèche et installent un Mac portable sur une tablette.

Quelques accords aux sonorités hispaniques se confondent avec les bruits d’une foule … Puis la batterie débarque (avec une ligne de basse assurée par un sampler). Leur musique est à la fois entêtante et perpétuellement dans la rupture, avec une ligne élaborée sur un jeux de voix. C’est un univers qui me plait et une musique chaude, comme la salle !

Les liaisons se font par le biais de la bande son, avec toujours un jeux de scène minimaliste. Il leur suffit d’un regard pour s’accorder. Le jeu de la guitare est extrêmement subtil, ce qui donne un résultat assez paradoxal dans la ligne d’ensemble, mais qui donne pourtant un accord parfait au final. Et c’est une véritable invitation au voyage en plus.

Les corps commencent à onduler sous l’effet de leur musique, comme si cela vous gagnait irrésistiblement. Et à chaque fin de morceau, l’intensité se fait de plus en plus forte, tout en maniant les surprises. Les samplers se suivent et ne se ressemblent pas. Un simple jeu de cuivres et l’univers sonore est totalement différent, pour nous emmener vers une autre destination, plus rock, plus noire … Avant que la guitare ne revienne dans la danse. Ils passent alternativement et avec aisance d’un son classique à un autre plus électro, jouant avec les échos. Dans la salle, qui s’est un peu plus remplie à présent, les têtes commencent à s’agiter. Et c’est amusant à voir, mais même les attitudes d’Alexandre changent, s’accordant avec la musique que produit sa guitare.

Une fois de plus, notre duo joue avec le mélange des genres et très vite l’Andalousie se mêle à l’Orient et à l’électro. A chaque mélodie qui commence, on a pas la moindre idée de l’endroit ou celle-ci va nous emmener. C’est vraiment un univers très captivant et on attend le moment où la douce mélodie va verser dans la puissance, avec toujours une progression habile. L’architecture rythmique a beau être la même, on reste bluffés par leur belle virtuosité (surtout celle du guitariste) et ce superbe mélange des rythmes. Et plus ça va, plus ça me branche la musique sans chanteur moi !!

Chimes vient ensuite nous titiller les oreilles avec son jeu de clochettes. Le son monte, monte … Comme une petite bêbette qui part à la rencontre de l’électro, pour nous offrir une explosion en forme de feu d’artifice. Les sons partent dans tous les sens et le rythme devient frénétique. Ils font encore une fois preuve d’une créativité incroyable.

Petits loupés au démarrage. Sourires complices : «Je n’y comprends rien à ton truc» plaisante Samuel. Sur certaines de leurs intros, je retrouve l’esprit et la virtuosité d’un Wax Taylor mais avec un style bien à eux, beaucoup plus rock qu’électro, avec des montée en puissance de folie quand ça décolle. Le guitariste se met à bouger comme nous, tout pris qu’il est  par la même impulsion que celle que nous ressentons dans le public. Ils sont face à face, se répondent, se mélangent … La guitare oscille entre folk et flamenco. La batterie roule derrière et l’entraîne dans un rythme effréné. Puis ils reprennent leur souffle quelques instants, avant de repartir de plus belle !!

One Day est une spéciale dédicace au DJ du début. Les rythmes latino viennent apporter leur touche de soleil, mais avec un son un peu trop saturé pour cet avant dernier morceau, qui en perd du coup un peu de sa saveur … Mais qui termine d’embarquer le public. Une dernière avant de bouillir (parce qu’il fait vraiment une chaleur à crever !). Une guitare beaucoup plus jazz, magistrale, qui joue de toutes ses nuances et tonalités. On en vient presque à se demander s’ils ne sont pas plusieurs à en jouer. Et puis une fin de toute beauté. Un très beau set, vraiment et un groupe à voir et à revoir avec le plus grand des plaisirs.

Composition

  1. Mittwoch
  2. Sarawak
  3. Souk
  4. Aux Creux Des Songes
  5. Murmures
  6. Chimes
  7. Art Page
  8. Tamenjo
  9. One Day
  10. Attaque Massive

Date Limite de Consommation

  • Album défendu : Au Creux des Songes (Live)

Site de Production

Site officiel : http://stereobox.fr/

Ingrédients

  • Alexandre Morier : Guitare
  • Samuel Bobin : Batterie

Remerciements

  • Salomé @ BellRing

La Zone des Lecteurs

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  • VA:F [1.9.22_1171]
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    Merci pour ce retour très précis et ce beau jeu de profondeur de champs ! Un texte qui se lit comme l'eau du ruisseau qui file, un objectif qui captive ce qu'un oeil serait incapable de voir… vous faîtes un travail définitivement sérieux !!!
    J'y étais, et suis surprise d'y ré-assister, autrement, grâce à vous, Merci !