Avis sur un show

09 juillet 2013

Mika @ Pavillon de Grignan (Istres)

Un concert détonnant et étonnant !

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Conditions de mise en boîte

Trois premiers morceaux dans les allées : C’est assez physique, assez intense, mais c’est aussi ça le plaisir !

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Mika à 150m de la maison, c’est le genre de proposition qui ne se refuse pas ! Et c’est d’autant plus vrai quand c’est dans le magnifique Pavillon Grignan, l’un des plus bel endroit pour un petit festival, même si on n’a plus le droit au parc détente et restauration, maintenant réservé aux VIP et aux entreprises mécènes … C’était pourtant vachement bien !

Je ne peux pas dire que je connais la discographie de ce jeune homme, même si j’en ai forcément entendu un grand nombre de ses titres. Le déroulement de la soirée me le prouvera : Je chantonne sur une chanson sur deux et puis, même si je ne connais pas, au bout d’un refrain je chantonne aussi :). C’est ça l’effet Mika Live !

A vrai dire, j’entends quasi tous les jours Relax, Take It Easy, sonnerie de ma belle quand son fils l’appelle (bon je mens, je l’entends pas tous les jours, il appelle uniquement les jours de pluie de sauterelles).

Je viens ce soir en pensant voir un show du genre de celui de Christophe Willem, soit de la bonne pop qui fait bouger le popotin, avec un artiste qui se donne à fond. Et bien je ne suis pas déçu et même ravi. Et, là où je trouve que Willem ne prend pas de risque et reste trop conventionnel, Mika explore des champs artistiques divers et variés, pour mon plus grand plaisir.

Au niveau échange, là où Willem va voir deux ou trois fois son public, Mika lui décide plutôt d’envoyer une multitude de petits et gros ballons gonflés et même, vers la fin, une pluie de confettis. C’est vraiment du grand spectacle, sans non plus être du Rammstein, restons franc et honnête. Ça le fait quand même, d’autant que la scène est trop haute pour vraiment favoriser un aller retour dans la fosse.

J’aurai une pensée toute particulière pour le piano, forcément en location. J’espère que le loueur n’est pas dans la salle et ne voit pas avec effroi un Mika qui saute des deux jambes dessus un nombre incroyable de fois … Il faut oser ! Mais ce n’est pas pour me déplaire, ça fait partie du spectacle et de l’envoi d’énergie de l’artiste vers son public, qui le lui rend parfaitement bien.

Etiqueté par Ysabel :

Lorsque nous arrivons dans les gradins du Pavillon Grignan pour le concert de Mika, ce qui me surprend tout de suite c’est la drôle de scène qui nous attend. Comment dire …? On dirait qu’elle est décorée dans l’esprit Tour de France, mais façon maillot à pois verts du gagnant de l’épreuve de montagne, voyez !! Et on a tout hein : les guirlandes de fanions, le podium, le fond d’écran et panneaux lumineux sur les côtés et tout et tout … Mais tout blanc à pois verts. Bon. Why not !

De là où je suis, je peux voir qu’il y a d’organisée, comme tous les ans, la Before VIP dans le jardin à ma droite, dont monte un Jazz (piano/contrebasse) qui ne fait pas forcément bon ménage avec la musique d’ambiance diffusée depuis la scène.

La nuit tombe. Les cigales chantent. Essais de lumières et d’instruments. Et puis tout s’allume … Les panneaux à pois sur le côtés habillés de lettres dorées qui forment le mot ORIGINE (faisant référence à The Origin Of Love, titre de son dernier opus), mais aussi le fond de scène ornée de carrés lumineux décorés de symboles au sens parfois assez hermétique pour moi : un cœur, un petit bonhomme qui tombe dans une main, un M, une colombe, un militaire armé, un serpent … Une seringue et des médicaments … Bon. Je dois avoir des petits soucis avec la compréhension de la signalétique de Mika, mais ce n’est pas bien grave.

Il entre alors en scène, tout de noir et blanc vêtu, avec un chapeau haut de forme et des baskets à paillettes, accompagné d’un pianiste. La premières sera en français, façon balade de comédie musicale, chapeau sur le cœur. Aux premières notes, le public (de fans donc) reconnait tout. Même un Grace Kelly revu et corrigé qui moi me surprend, tant elle est jouée jazzy. Il est tout seul dans la lumière, au piano, et très vite rattrapé par la clappe des gradins et des lumières on ne peut plus flashy. Un jazz band looké Nouvelle Orléans autour de lui, brassard coloré sur leur bras de chemise et lui au centre, bretelles de pantalon pendantes. Le mot d’ordre est donné : Ce sera la méga teuf ce soir !!

Il demande ensuite à Istres s’il est prêt à chanter, voire même danser et, bien sûr, la réponse ne se fait pas attendre : Personne ne va se faire prier ce soir. Il semble aux anges, debout sur le piano, avec une drôle de lumière boule qui se balance devant lui. On est déjà beaucoup moins dans l’ambiance Tour de France, mais bien dans une gigantesque Dance Party, gradins déjà debouts !

Puis vient le calme après la tempête. Le piano habillé comme de chandeliers. On est entre bossa et gospel. Comme une musique venue de 1001 influences qui se retrouve dans une belle unité pour un Blue Eyes très dansant et léger. En un mot : Une belle thérapie contre la grisaille.

On enchaîne avec «Une chanson pour mon ami Monsieur Brown», dans la musique de laquelle on pourrait retrouver l’esprit des Beatles, époque Yellow Submarine. La bonne humeur est définitivement au rendez-vous, avec même une lettre de fan qu’il reçoit, écrite sur des pages de sa musique. Il parle avec nous. Tout le monde rit. Et il commence Love You When I’m Drunk en jouant de sa voix en permanence, montant et descendant sans cesse comme peut le faire un Christophe Willem, sans oublier bien sûr de sauter comme un marsupilami 😉 !!

S’en suivra une déclaration d’amour à Istres, puisqu’il a passé beaucoup de son enfance à 15 km de là avec «les arbres avec les olives», avant de découvrir un petit studio à Saint-Rémy-de-Provence du nom de La Fabrique (et il nous raconte cela tout en se plaignant d’un moustique indésirable et en l’insultant même au passage !) Bref, une intro très décousue et rigolote pour annoncer Big Girl (You Are Beautiful). Mais surtout, encore une fois, un public qui le suit d’un seul homme, avec tout le monde debout !

Et il nous fait le coup à chaque fois : une intro qui n’a l’air de rien et puis ensuite, ils font tout péter ! Mika ne tient pas en place une seconde et semble vraiment autant s’éclater que son public. Et même quand il chante tout sage, assis en tailleur sur son piano, il parvient tout de même à danser sur place et à se rouler dans tous les sens pour finir à genoux, ce fou !

Dans les moments à marquer d’une pierre blanche, il y aura pour moi Underwater. Très belle. Aérienne et forte à la fois. Avec cette superbe image de lui tenant la boule de lumière dans sa main, à bout de bras, avant de la balancer devant lui. Et Istres doit chanter aussi, mais tout doux … Alors Istres s’exécute. Et on passe même dans le noir, pour chanter comme si on était le dernier au monde, pour «faire peur aux moustiques et à Marseille» et ça le fait 😛

Mais retour à La Fabrique et avec un certain Dorian (présent même ce soir, si j’ai tout compris), mais gare parce qu’ils sont tous là et qu’il ne faut pas trop raconter de conneries ! Alors ce sera une soirée dans un café de Saint Rémy. Une histoire très alambiquée avec de la neige, des femmes suicidaires, sa mère qui le fait chier et … Patricia Kaas ! (je sais, c’est dur à suivre, mais je suis comme vous). Qu’importe. On s’amuse et on «Danse, Danse, Danse …». On a même droit à de gros ballons multicolores et même au plus gros ballon jaune que je n’ai jamais vu !! Il y en a même qui éclatent (le gros jaune terminant même en cape sur Mika), ce qui lui vaut de dire que c’est la première fois qu’il voit des ballons devenir dangereux !

Retour au calme, avec un Stuck In The Middle à quatre mains. Puis cette chanson écrite 82 Rue des Martyrs (toute ma jeunesse ce quartier de Paris !), pour une fille qui s’appelait Karen et avec qui il a fini … A La Fabrique (on y revient toujours !!) Et je trouve que cette chanson sonnerait presque comme du Stramania à mes oreilles.

Mais avant de partir, il va se la rejouer un peu crooner au piano (et ça le fait). Bon, Happy Ending va se révéler un chouilla trop long à mon goût, mais il faut reconnaitre que ce sera tout de même un fort joli numéro, vraiment. Et puis il fait à nouveau monter le suspens pour nous amener Love Today (on aura vraiment droit à tous les tubes ce soir), encore une fois tout le monde debout et même lui, sur son piano, sautant sur le malheureux instrument. Il nous présente Max à la basse en riant et en nous avertissant : «Ne l’encouragez pas, sinon il n’arrêtera jamais !» Alors nous choisissons d’être condamnés à l’écouter jusqu’à la fin de nos jours. Mais se présente une issue : il cessera son solo si nous sautons sur place à un, deux, trois !!

La fin sera toute aussi festive que le reste du set, si ce n’est plus. Canon à confettis et sauts de cabris à gogo. Il est heureux et souriant. Nous quitte sur un gros, gros merci et nous reviendra pour la petite dernière lancée à la clarinette : Lollipop. Un dernier petit tour et puis la petite troupe s’en va, toute aussi festive qu’à son arrivée.

Composition

  1. Un Soleil Mal Luné
  2. Grace Kelly
  3. Relax, Take It Easy
  4. Blue Eyes
  5. Billy Brown
  6. Rain
  7. Love You When I’m Drunk
  8. Big Girl (You Are Beautiful)
  9. Origin Of Love
  10. Underwater
  11. Elle Me Dit
  12. Celebrate
  13. Stuck In The Middle
  14. Karen
  15. Happy Ending
  16. Love Today
  17. We Are Golden
  18. 1er Rappel : Lollipop

Date Limite de Consommation

  • Ce concert s’inscrit dans la tournée The Origin of Love Tour qui se termine le  11 Août 2013 à Colmar.
  • Album défendu : The Origin of Love

Site de Production

Site officiel : http://mikasounds.com

Ingrédients

  • Michael Holbrook Penniman Jr aka Mika : Chant & Piano
  • Felix Bloxsom : Batterie
  • Joy Joseph : Choeurs & Percussions
  • Max Taylor : Basse & Clavier
  • Curtis Stansfield : Clavier, clarinette & Guitare
  • Tim Van Der Kuil : Guitare

Remerciements

  • Pascal @ Nuits d’Istres
  • Stephan @ ConcertAndco
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    Merci beaucoup pour cette belle chronique ! J’ai pris bcp de plaisir à la lire 😉 A chaque fois que je fais un concert MIKA, j’ai l’impression d’avoir fait un tour de Grand 8 ! Ysabel, la fille du Bistrot 82, c’est Karen, pas Karine 😉

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    Merci pour ce gentil commentaire Ysa !! C’était une coquille pour Karine, nous avions de bonnes notes 😉
    Mika est en effet une vrai pile atomique à lui tout seul.. assez unique en son genre.

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    mika…de la bombe, du peps en barre….l’homme qui ne tient pas en place…et qui sait comme toujours faire danser la foule, faire rire….
    chaque concert de Mika est un p’tit bijou!!!! il y prend du plaisir , il aime ça et on est tous happé par sa bonne humeur, et son energie incroyable.C’est un homme au grnd coeur…toujours dans le partage.

    Chaque concert est un cocktail de plaisir, de bonne humeur à consommer sans modération.
    et celui d’Istres en petit comité était fort agréable!!

    ysabel > pour « la signalétique » , ceux sont des réfèrences à son album!!!

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