Avis sur un show

16 juillet 2016

Mika @ Arènes (Nîmes)

Dancin' On The Heaven's Arena !

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Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 4.3 - 2 votes
Pas d'Evaluation des internautes
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

3 morceaux, librement dans les Arènes, mais avec les crashs barrières interdites.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Faut-il faire la fête quelques jours après un désastre humain ? C’est un peu la question que pose Mika en introduction de son concert, au travers d’un hommage sincère et émouvant.

A la manière d’un Freddy Mercury, que forcément Mika doit adorer, la réponse est naturellement « Show Must Go On« . Voilà donc déjà le début du chant de No Place In Heaven : l’émotion est palpable, avec lui tout seul dans la lumière. Puis nous retrouvons ensuite notre masupilami à partir de la seconde chanson, à partir de Big Girl (You Are beautiful) et de son intro au piano des plus comiques.

Qu’il est bon de retrouver cette joie de vivre, cette joie d’être sur scène. C’est définitivement là que l’on voit que le troublion de The Voice est tout aussi imprévisible quand il chante que sur un plateau de télé, sortant avec la plus belle des décontractions des imbécilités dignes d’un enfant de 10 ans. Aucun tabou, aucune retenue : Mika est là pour faire la fête et il le fait admirablement bien.

Alors oui, même si in fine son univers musical est trop Pop, trop commercial pour le torturé de l’esprit que je suis et qui fond pour du Bowie ou du Nine Inch Nails, force est de constater que l’on passe un super bon moment. A tel point qu’on se prend même à sautiller tout seul comme un couillon sur son siège, entraîné que l’on est par cette bonne humeur et cette bonne énergie.

On prescrit assez facilement du Lexomil en France; on ferait mieux d’imposer un concert de Mika par an ! C’est sans effet secondaire et ça fait un bien fou à l’âme !

Etiqueté par Ysabel :

Troisième concert de la soirée … Et nous allons enfin savoir ce qui se cache derrière ces deux grands rideaux, l’un noir et l’autre blanc. La découverte commence par un immense panneau HEAVEN, façon fronton lumineux de cirque, qui monte petit à petit pour prendre magistralement position au dessus de la scène. Puis c’est une espèce de verrière cage à oiseaux qui est dévoilée, toute décorée de végétaux, et un large tapis rouge qui est mis en place, ainsi qu’un magnifique piano multicolore … C’est superbe. Reste juste le grand drap blanc, mais il me semble qu’il laisse apparaitre un fauteuil géant, au gré de quelques petits coups de vent.

Le public au taquet appelle son petit prince, clappe les bras levés … Et le tant attendu Mika apparait enfin, dans un costume digne d’un Monsieur loyal, très heureux d’être là « Dans les plus belles Arènes du monde ! », avec une touchante pensée pour tous ceux qui ont été blessés, mais aussi tous ceux qui ont hélas du voir cette horreur de leur yeux. Il décide même de marquer une minute de silence, après laquelle il va falloir faire un maximum de bruits, puis chanter, puis danser et surtout fêter la liberté. Les Arènes se retrouvant ainsi silencieuses pour un instant très solennel et vraiment émouvant… « Que dieu reste avec eux, toutes les victimes et leurs familles ».

Introduction du Set sur la musique du Magicien d’Oz, avec les lettres du HEAVEN qui s’illuminent. Nous y voilà : le show Mikesque peut commencer ! Chaque chanson étant minutieusement mise en scène, pour le plus grand bonheur d’un public clairement fan… « Tout commence avec une note » nous dit-il. Ici la première note d’un Big Girl empli d’écho. Et le voilà qui commence à sauter de partout, comme un diable sorti de sa boite 😉 Bien évidemment, la fosse embraye pour en faire autant et c’est tout simplement super beau à voir. Oui, les Arènes sont vraiment un lieu très particulier, parce que, comme il le dit : « Quand on chante, ça ressort vers le ciel. Alors il va falloir se mettre à bosser ! »

Le fameux trône rouge surmonté d’un M est enfin dévoilé devant un raz de marée de bras levés, Mika parcourant la scène réellement de bout en bout, pour surtout n’oublier personne. Sacré public que celui qui est là ce soir. Vraiment. Et c’est mérité au vue de la qualité du show qui lui est proposé … Rien à dire.

Il revient alors sur la petite note au commencement de tout. Celle qui peut représenter « La joie pure ». Il en bafouille même de plaisir, ce qui fait rire tout le monde. Il semble calme ainsi assis à son piano … Mais ça, jusqu’à ce qu’un jet de confettis ne jaillisse de l’instrument et gagne peu à peu les gradins au gré du vent, pour saluer le retour de tous ses musiciens. Et quel déhanché mes aïeux ! Attention Mika, il va y avoir des malaises 😛 Mais c’est le moins qu’il puisse faire pour introduire son Boum Boum Boum. Bon, perso, celle-ci, j’ai beau faire tous les efforts du monde, j’ai toujours trouvé que les paroles, c’est juste n’importe quoi (voire un peu navrant). Ceci étant, il nous en fait la démo à grand renfort de coups de cul. C’est simple : il faut enlever la veste, se recoiffer et surtout bouger son boule ! Et moi je pense que, comme il a conscience que cette chanson est ridicule, il a décidé de l’habiller en Live. Et il a bien raison.

Il va ainsi nous réserver quelques surprises, comme l’incontournable Relax, Take It Easy qui commence en mode symphonique, bassiste debout sur le trône, qui nous offre ensuite un joli saut de cabri en prime. Sans oublier la reprise en chœur d’absolument tout le public (ce qui m’amuse toujours et me plait beaucoup, pour cette chanson communément présentée comme fortement gay friendly).

Mika réapparait alors muni d’un énorme ballon géant, tel Atlas portant la terre sur son dos. Et c’est ensuite une multitude d’autres ballons, identiques ou plus petits, qui viennent se balader au-dessus des têtes du public, parvenant même jusqu’aux gradins pour certains. Mika venant en faire claquer un juste sur son clavier, l’arrosant ainsi des confettis qui en sortent, avec quelques fausses notes tapées au hasard pour le faire enrager … À la lueur de toutes la petites lumières créées par les smartphones de ceux qui ne sont pas occupés avec les ballons.

Il nous avoue être très heureux d’être ici, où il voulait donner un concert depuis bien longtemps. Et il fait éteindre toutes les lumières pour qu’il ne reste que nous, « à faire des étoiles qui chantent ». Ça marche à tous les coups dans ce lieu magique. Et même si on pourrait craindre d’en prendre l’habitude, qu’est-ce que c’est beau à chaque fois ! Surtout avec cette chorégraphie lumineuse orchestrée par maître Mika. Les garçons. Les filles. Puis tout le monde … Oui, magique et magnifique !

Les musiciens se placent tous autour de lui, excepté le claviériste. Tous tapant avec des baguettes sur le piano, transformé en percussion pour l’occasion. J’adore cet original et amusant Lollipop. Ils s’amusent bien tous les six. Faisant pétiller de plaisir le public. Et, comme il n’y avait pas de micro au temps des romains, Mika décide de chanter le final de Happy Ending à capella. Ce qui est salué par un déchainement de pieds frappés sur le sol. Il remet alors sa veste et s’éclipse, nous laissant en tête à tête avec ses musiciens. Sa voix revenant avant lui … Mais au cœur des gradins cette fois ! Nous expliquant qu’il est trop vieux maintenant, et qu’il faut donc qu’on s’y mette tous, nous les gens élégants. Alors que faire, sinon s’exécuter. Surtout quand on le voit réapparaitre debout sur son piano, armé d’un drapeau français pris dans les premiers rangs, avant de nous saluer et de nous remercier pour notre bel accueil.

Pour la première chanson de rappel, il en a choisi une de Joséphine Baker, si bien illustrée par le drapeau qu’il a gardé avec lui et qu’il accroche à son pied de micro. Enorme tube des années 20 qui le touche tout particulièrement, lui le fils d’une mère libano-syrienne et d’un père américain. Lui qui a posé une partie de son cœur et de son âme dans notre pays. Précisant avec humour que Paris est juste symbolique, « Faut pas se fâcher ! » Lumières bleu, blanc, rouge et ce drapeau qui vole. Très beau symbole en ces temps meurtris.

La dernière va ainsi commencer par « Everybody Loves Nîmes », Mika transformé en percussionniste. Jetant ses baguettes dans le public quand il en a terminé avec son tambour. Faut-il rester élégant pour les 2 minutes qu’il reste ? Non ! On s’en fiche. On passe tous en mode « Auto Amour », avec drapeau géant au cœur rouge marqué d’un M blanc… Et je pense effectivement qu’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même ! Alors après avoir chanté, dansé, avoir été élégants et dans les étoiles, voilà qu’il nous suffit d’être ce que l’on veut, mais à fond ! Et ce, à grand renfort de confettis en veux-tu, en voilà. Un dernier merci à Nîmes et un salut en chœur, auxquels vont répondre le bon PoPoPoPoooo régional et un raffut de tous les diables à la force des pieds frappés de joie !

Composition

  1. No Place In Heaven
  2. Big Girl (You Are Beautiful)
  3. Talk About You
  4. Grace Kelly
  5. Boum Boum Boum
  6. Billy Brown
  7. Good Guys
  8. Relax, Take It Easy
  9. Staring At The Sun
  10. Underwater
  11. Lollipop
  12. Happy Ending
  13. Rain
  14. Elle Me Dit
  15. We Are Golden
  16. Rappel : J’ai Deux Amours (Joséphine Baker)
  17. Love Today

Date Limite de Consommation

  • Ce concert s’inscrit dans la tournée Heaven Tour
  • Album défendu : No Place in Heaven

Site de Production

Site officiel : http://mikasounds.com

Ingrédients

  • Michael Holbrook Penniman Jr aka Mika : Chant & Piano
  • Max Taylor : Basse & Clavier
  • Curtis Stansfield : Clavier, Clarinette & Guitare
  • Tristan Cassel : Guitare
  • Joy-Leah Joseph : Choeurs & Percussions
  • Ed Carlisle : Batterie

Remerciements

  • Juliette & Florence @ Adam Concert

Appellations d'Origine Contrôlée

Un de nos Instagrams de la Soirée

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