Avis sur un show

04 avril 2014

Andromakers @ Espace Julien (Marseille)

Quand la Pop-naïve se fait Rock-indus ...

  • 11
  • 0
  • 0
  • 0
  • VN:F [1.9.22_1171]

Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 6.0 - 2 votes
Pas d'Evaluation des internautes
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

Librement dans la salle, y compris depuis l’arrière de la scène et pendant les balances (5 premières photos).

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Si la première rencontre et l’écoute des EP (très bon au passage, je les conseille !!) m’avaient laissé penser à un univers Electro assez « enfantin » (comprendre par là empli des évocations de mondes imaginaires plein de licornes), le concert de ce soir fut tout autre !

Les balances avaient déjà laissé présager ce son et il s’est confirmé pour le Live : Point de candeur, mais du bon gros son plutôt très Rock ! Ça envoie le bousin, ça te retourne la cage thoracique et ça t’emmène sur un chemin plutôt taillé par un Nine Inch Nails version 2013 !

Alors forcément, je suis méga fan et j’espère que le duo va continuer à explorer cette éventuelle voie, plus proche d’EZ3kiel que d’Emilie Simon ou CocoRosie. Les deux sont intéressantes, mais mes racines me font encore plus vibrer quand les basses me retournent et que l’énergie Live me submerge.

Etiqueté par Ysabel :

Ambiance feutrée et studieuse des balances pour Andromakers … Et nous avons la chance d’y assister. Nadège qui roule un peu du tambour et qui alterne avec le xylophone. Ses baguettes qui rebondissent sur la batterie électronique en position off. Lucille qui s’affaire au-dessus de sa console. Et puis vient le son … De petites notes qui s’élèvent et la musique qui se découpe au grès des réglages. Mais surtout, au final, leurs deux voix à capella. Chacune souriant de la prestation de l’autre. Enfin, on mixe le tout, avec des lumières d’aurore boréale et devant une salle vide … J’adore tout particulièrement ce moment où les basses font tout vibrer (même le sol), ce qui les fait rire. Ça a quelque chose de magique en fait de partager cette petite parenthèse d’intimité avec elles.

Après une petite escapade dans les coulisses à la rencontre de Nevché (qui passera après elles sur la scène de l’Espace Julien), et un repas vite fait pour nous, je repasse dans la salle pour attaquer les choses sérieuses. Je prends donc place tranquillement, pour les laisser à leur préparation et restauration d’avant concert. Et ce soir, c’est disposition assise pour l’Espace Julien. Avec un public qui commence à s’installer dès 20h et dans lequel je retrouve même quelques visages reconnus, croisés au Lollipop il y a deux semaine, pour le showcase qui avait salué la sortie de l’album Rétroviseur de Frédéric Nevchehirlian.

Mais pour l’heure, c’est du duo Andromakers qu’il s’agit. Deux jeunes femmes que j’ai adoré découvrir il y a peu en Live (à Saint Martin-de-Crau et en Mars dernier, pour être plus précise). Elles démarrent quasi dans le noir, avec juste les paillettes des joues de Nadège et celles des avants bras de Lucille qui brillent légèrement dans la nuit. Leurs deux voix se mêlent déjà. Elles sont face à face … Et il n’y a plus qu’à laisser la magie opérer. Comme sur ce texte parlé de B For Beaches.

Le son offert par l’Espace Ju est clairement plus Rock que celui du Galet, la fois dernière. Et lorsque la fougue emporte Nadège, cette impression est plus que confirmée. La salle embraye d’ailleurs tout de suite, un signe qui ne trompe pas, se laissant entraîner par le tourbillon, la tornade Electro même des filles. Et ça envoie du lourd. Je peux vous l’assurer !

Elles frappent leur baguettes en l’air. Niveau lumière, c’est aussi saccadé que les rythmes qui sonnent à nos oreilles. Le drum fait très vite son entrée dans la danse… Tout un univers plus sombre peut-être et surtout encore plus prenant que la première fois (et ce n’est pas peu dire !) C’est superbe et quel immense plaisir c’est que de les retrouver aussi vite en Live.

Toutes deux tendent la main l’une vers l’autre, par dessus les machines, dans un très beau geste. Puis elles se retrouvent autour du drum. Le spectacle qui nous est offert est complètement planant. Avec cette voix de Nadège si pure, si claire, et celle de Lucille toute douce, cristalline même, qui vient s’y mêler. Elles sont à la fois magiques et pêchues. Un savant mélange. Une parfaite alchimie. Et puis le rythme s’emballe. Les talons de la première martèlent le sol, pendant que le poignet de l’autre frappe le tambourin. Quant à nous ? Et bien nous, on ouvre nos oreilles et on écarquille nos prunelles devant leurs face à face, yeux dans les yeux, qui donnent encore plus de force à leur scénographie.

Mais c’est déjà la dernière. Elles remercient Nevché, sans oublié un petit mot d’auto-promo. Nous sommes à nouveau presque dans le noir, avec seulement quelques raies de lumière qui parcourent la scène… J’en connais un qui doit marner niveau photo, mais c’est vraiment très très beau. Nadège semble littéralement flotter, comme sa voix … Et moi avec. C’est plus intense. Plus captivant. Plus viscérale aussi. Et tout aussi top, voir même encore plus que la fois dernière. Fabuleux les filles. Merci !

Composition

  1. B For Beaches (Part I & II)
  2. Father Denis
  3. Ominerion (Part I & II)
  4. Bohemia

Date Limite de Consommation

  • Album défendu : Lanterns of April

Site de Production

Site Officiel : http://www.andromakers.com

Ingrédients

  • Nadège Teri : Chant, Machine, Clavier, Guitare, Xylophone & Percussions
  • Lucille Hochet : Chant, Machine, Clavier & Percussions

Remerciements

  • Fabien @ La SAS

Appellations d'Origine Contrôlée

La Zone des Lecteurs

Nous attendons avec impatience vos commentaires sur la chronique, les photos, l'artiste, votre avis sur ce concert ou un autre de la tournée.

Ne pas hésiter, nous sommes toujours ravis d'avoir un retour, même critique. Concerts en Boîte c'est aussi vous !

Pour avoir un zoli icone à côté de vos messages, il vous faut un gravatar.