Avis sur un show

18 mars 2014

Andromakers @ Le Galet (Saint Martin de Crau)

La relève de l'Electro-pop au féminin...

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Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 3.7 - 3 votes
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Note internautes, 1.0 avec 1 vote(s)
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

Librement dans la salle.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Ça faisait des mois que j’avais envie de découvrir ce duo. Je n’en connaissais rien musicalement, mais son nom tournait assez fréquemment parmi mes contacts des réseaux sociaux. Et, n’ayant que des « amis » qui ont bons goûts, il fallait que je le découvre !

C’est chose faite ce soir et je peux continuer à faire confiance à mes chers contacts : Andromakers, c’est juste excellent ! Dès les premières notes, l’univers est posé et prenant, aidé par une projection captivante et une présence merveilleuse des deux musiciennes : Nadège vient chercher le public et se trouve être des plus charmeuse; Lucille est plus discrète dans sa tenue de petite écolière, mais elle reste captivante.

Musicalement, il y a un peu d’Emilie Simon par le côté électro et la voix, tandis que l’utilisation de plein de petits sons frôle l’univers de CocoRosie. Mais n’allez pas croire que le duo est sans surprise. Oh que non ! C’est une musique assez unique et avec une sublime présence scénique.

Il n’y a qu’un reproche à la soirée : La salle qui n’était pas assez pleine pour profiter de ce concert ! Sont pas curieux les saint martincois (je les appelle comme je veux, ils avaient qu’à venir ce soir !).

Etiqueté par Ysabel :

Ce soir, pour la seconde fois, nous retrouvons L’Espace Le Galet de Saint Martin de Crau pour son Festival Voix de Femmes, qui a lieu cette année du 15 au 29 Mars. Avant l’arrivée sur scène du duo de Andromakers, nous avons donc droit à une petite présentation de ce jeune groupe, tout juste revenu d’une tournée en Inde avec Alliance Française. On nous remercie également d’être venu pour cette session découverte, d’avoir osé et de savoir tendre l’oreille …

Deux tables centrales, sur lesquelles sont accrochées des Dream Catchers. Un drum. Un écran en losange fait de bandes de toile … Et deux jeunes femmes qui prennent place devant nous, dans une lumière douce et changeante, pour mettre en marche une musique Electro avec des sonorités parois enfantines (comme on peut en trouver chez CocoRosie).

Nadège, une jolie rousse aux allures un peu garçonne et aux joues émaillées de paillettes sur la droite. Et Lucille, une petite brunette à l’air très sage, dans sa petite robe noire en dentelle à col claudine blanc. Deux jeunes femmes qui nous offrent des mélodies pures et fraîches, juste naïves ce qu’il faut, avec une belle et naturelle simplicité. Mais surtout une musique extrêmement positive et ça, ça fait vraiment du bien par les temps qui courent.

Drum, xylophone, claviers et petites percussions … Leur monde est empli d’objets à malice pour étayer une musique hyper ludique et méga imaginative. Pour le second morceaux, Nadège viens plus près de nous, micro en main et toujours le sourire aux lèvres. Lucille, toujours sagement affairée au dessus de ses claviers, venant la soutenir dans les chœurs. La douce danse entre micro et table va ainsi nous faire entrer dans leur bulle pleine de poésie et de rêverie.

Elles prennent aussi des nouvelles de nous, très gentiment, avant de nous proposer la reprise « d’une vieille chanson française, à reconnaitre… » Et c’est La Mer qui commence sur la petite boite à musique, avant que d’être reprise par les samplers. L’écran à la drôle de forme diffuse des images d’elles deux en noir et blanc, qui se promènent sur un bateau échoué … Dans l’herbe ! Elles sont magiques ces deux filles. Elles nous emmènent ailleurs en tout juste trois morceaux, sans aucun mal, et nous nous retrouvons en apesanteur, bercés que nous sommes dans cette véritable parenthèse enchantée.

Le voyage initiatique continue, avec cette fois Lucille au chant (ou qui déclame plutôt le très joli texte de Fair Child), avec sa complice qui l’accompagne d’un filet de voix. Histoire des saisons qui défilent. Regards complices et sourires échangés entre elles. La lumière les habille tout autant que la musique. Avec ce xylophone qui distille encore une fois ses notes enfantines … La jolie brune parle toujours plus qu’elle ne chante : « Tu n’es déjà plus là… » Et puis la musique s’emballe, tout en restant toujours aussi positive, mais en plus ébouriffante cette fois. Leurs deux caractères semblent transparaître à travers elles. Une brune plus sage et réservée. Une rousse plus exubérante et remuante. Mais toutes deux font passer le même message : Elles s’éclatent sur scène, tout simplement !

Et moi qui suis toujours captivée par les écrans (je trouve même que c’est là, parfois, un de leurs effets pervers), je ne le suis que par elles et ne le remarque qu’à peine. Entrainée et prise que je suis par leur musique et leur univers. Les effets de micros y vont bon train, comme celui de leur imagination sonore. Batterie électronique se mêle avec bonheur à l’harmonium et au drum, pour nous emmener … Complètement ailleurs.

Petite pause pour nous expliquer qu’elles sont aixoises, donc pas bien loin de la maison ce soir, et surtout très heureuses d’être ici pour ce festival dédié aux femmes musiciennes. Le Set reprend avec Antique et la voix très évanescente de Nadège qui nous embarque toujours. Une main se tend et l’autre semble brandir un cœur qui bat … C’est définitivement magique comme duo. A présent, elles se retrouvent à frapper à deux sur le même drum, face à face. Puis leurs voix se mêlent sur une inspiration légèrement orientale pour la suivante. Le voyage continue…

Mais après cette excursion en tapis volant, retour à la terre ferme, avec un petit clin d’œil en prime : « Cette chanson est pour mon chien ! » annonce Lucille. Et voici que le piano à vent fait son entrée (cela manquait effectivement à la panoplie de leurs instruments facétieux). Petite musique tout à fait dans l’esprit d’un Yann Tiersen parfumé à l’Electro. Des rires d’enfants dans une cours de récréation (et c’est ce que nous sommes depuis plus d’une heure). Des voix de sirène. Une musique qui devient presque initiatique. Envoutante en tous cas … Juste avant la dernière ritournelle de Bohemia.

Et, lorsqu’elles reçoivent deux bouquets de fleurs à la fin de leur Set, elles s’en amusent en nous disant « C’est la première fois que ça nous arrive. On ne sait pas comment réagir. On voit ça à la télé 😉 ! » Mais nous, on leur en réclame une dernière, juste pour le plaisir … Les rires d’enfants reviennent donc, accompagnés par le bal de leurs baguettes autour du drum qui recommence … Dernières minutes de pur bonheur partagé avec les filles d’Andromakers.

Composition

  1. Autum
  2. Golden
  3. La Mer
  4. Fair Child
  5. B For Beaches
  6. Father Denis
  7. Antique
  8. Ominerion
  9. SFMD
  10. Spider
  11. Bohemia
  12. 1er Rappel : Spider

Date Limite de Consommation

  • Album défendu : Lanterns of April

Site de Production

Site Officiel : http://www.andromakers.com

Ingrédients

  • Nadège Teri : Chant, Machine, Clavier, Guitare, Xylophone & Percussions
  • Lucille Hochet : Chant, Machine, Clavier & Percussions

Remerciements

  • Stephan @ Concert and Co
  • Alain @ Le Galet

Appellations d'Origine Contrôlée

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