Avis sur un show

12 avril 2012

Mekanik Kantatik @ Théâtre des Salins (Martigues)

Démonstration magistrale de la Mekanik infernale de Nicolas Cante !

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Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 4.0 - 3 votes
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Note internautes, 5.0 avec 1 vote(s)
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

Librement dans la salle, mais attention il faisait quasiment noir.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Bon, l’homme est fou ! Je le sais depuis le premier concert ! Soit on rentre dans sa douce folie, soit ça reste hermétique. Autant la fois précédente j’étais passé à côté, autant cette fois j’ai bien aimé ce mélange des genres.

Etiqueté par Ysabel :

Après le départ de Frédéric Nevchehirlian et de sa troupe de Rock & Poetry Circus, Nicolas Cante commence à mettre en place tous les petits boitiers magiques qui vont donner vie à sa musique si particulière. Et il est à noter également qu’il porte juste la plus fabuleuse des paires de baskets que je n’ai jamais vues … Accompagnée d’un tee-shirt à motif impression cravate. Bref, du Nicolas Cante, avec rose et tournesol pour décorer le piano. Décalage, humour et personnalité bien affirmée.

Il commence son set en lançant au pied un drôle de chant de grenouille, pour amorcer sa drôle de cuisine musicale. Il va passer son temps à s’enregistrer, à triturer sa voix et à nous bidouiller des sons plus atypiques les uns que les autres.

En quelques minutes, on se retrouve transporté dans un monde parallèle. Le son des marteaux scande une musique qui se répète à l’infini, avec ses samplers qui se mélangent au piano. Quant à lui, il ne tient pas en place. Il se lève, arpente la fosse devenue scène, puis reprend sa place. Tout est fantasmagorique et totalement revisité. Je reste sans voix à l’écoute du premier mouvement de la Gnossienne d’Erik Satie (que j’adore) et qui se retrouve incroyablement désarticulé sous les attaques en rafale de l’électro. Des sons d’un autre monde.

Par moment, les accords semblent plaqués sur fond de métronome ou d’une sourde pulsion de beat, digne d’une discothèque des plus branchées. Et à tout cela s’ajoute le son robotisé de sa voix. Je pense que dans cinq minutes on danse … En tous cas, lui ne s’en prive pas !!

Comme un couturier qui réalise une de ses robe ou un peintre son tableau, Nicolas Cante s’éloigne par moment de son piano et de ses cornues électroniques pour en juger du rendu. Puis il vient ajouter une touche, tendant la main vers une de ses machines pour pianoter sur un clavier en haut ou bien en bas. Un petit cérémonial qui est vraiment amusant à observer.

Il choisi un nouveau morceau, en nous faisant participer à ce choix (une bonne partie de tout cela est fait d’improvisation). Et comme il y a beaucoup de filles ce soir, ce sera ambiance dancefloor avec Life Is Music !! Il est complètement fou et nous embarque dans l’alchimie de son délire. Le public crie, siffle … Tant et si bien qu’il se met à en rire.

Il essaie de nouveaux morceaux ce soir : c’est du spécial Martigues, rien que pour nous. Alors il part trifouiller les cordes à même le ventre de son piano droit avec un balais de jazz. Une fois le son enregistré, il ajoute celui du clavier, puis saupoudre le tout d’un soupçon de beat … Et après la Saturday Night Fever, le voilà parti dans un trip de jazzman, avec sa voix toujours aussi space et transformée. Les rythmes sont aussi différents que les morceaux sur lesquels il pose son dévolu et on ne peut s’empêcher de sourire lorsqu’au détour d’une de ses fantaisies, on reconnait Everybody’s Gotta Learn Sometime ou bien une reprise de Queen.

En plus, à tout moment, il fait participer le public. Et bien sûr, lorsqu’il demande si on a envie d’un petit truc tranquille, la réponse est : «Non ! Un truc qui déchire tout !!» Il essaie tout de même de nous parler un peu de son prochain album (à sortir en 2012), mais à peine commence-t-il que le même excité du public lui lance : «Tu va l’envoyer, oui ou non ?!!» Ok, alors c’est parti. Il joue du piano debout pour le titre éponyme de Michel Berger (oui, je sais, elle est facile celle-là !) Tout les accessoires sont source de son, jusqu’à l’espèce de K (bruiteur tactile) qui est accroché à son piano.

«Vous en voulez encore ? On va essayer une jolie chanson» Il recommence a aller se balader avec son clavier portatif et vient même s’assoir à la batterie, jouant avec les baguettes et assénant quelques coups de cymbales au passage. On commence avec un, puis on continu avec deux et même trois pianos … On sait d’où on part, mais jamais où on va arriver avec ce doux-dingue des effets sonores. Il nous quitte pourtant (et même un peu comme un cheveux sur la soupe pour tout dire) sur la Tactique Du Kantatik, laissant sa petite musique continuer après son départ.

Au bilan, ce concert est vraiment beaucoup plus conceptuel que celui de Cri Du Port à Marseille. Alors, il est certain que cela donne plus envie de danser, mais cela correspond beaucoup moins à ma sensibilité musicale. En fait, Mekanik Kantatik me donne moins de sensations et surtout beaucoup moins d’émotions que Nicolas Cante tout simple … Mais ce n’est que mon avis.

Composition

Bien malin qui peut le savoir dans le détail !

Date Limite de Consommation

  • Album défendu : Improsium 1.1

Site de Production

Site Officiel : http://www.kantatik.net

Ingrédients

  • Nicolas Cante : Piano, Batterie, Sampler & Chant

Remerciements

  • Caroline @ Théâtre des Salins
  • Stephan @ ConcertAndCo

Appellations d'Origine Contrôlée

La Zone des Lecteurs

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