Avis sur un show

25 mars 2011

Yodelice @ L'Usine (Istres)

Un artiste à part tant par sa musique que son univers

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Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 5.3 - 2 votes
Pas d'Evaluation des internautes
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

1er chanson : noir absolu

2ieme chanson : led balançant du tout bleu ingérable en photo

3ieme chanson : un poil de lumière, faut en profiter

4ieme chanson : faut même pas y penser, c’est la fin de la session et c’est non négociable.

Dure vie de photographe mais pour le coup même le premier rang n’a pas le droit de sortir un téléphone portable pour une photo souvenir !

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Découvert en première partie de -M- l’été dernier, Yodelice est un personnage capturant la lumière pour mieux briller. Son show est rodé, pro et complet. Peut-être même trop par moment et ça bloque un peu l’émotion mais ne faisons pas la fine bouche ça reste un très bon artiste français !

Ce soir il est peut-être un peu plus fatigué et je ne le trouve pas très causant et souvent en fond de scène presque timide (j’exagère un peu)….

Pour autant, une  bien bonne soirée même si assez mal placé dans un coin entre le bout de scène et la porte de sortie (ouverte au vu de la chaleur à l’intérieur).

Etiqueté par Ysabel :

L’Usine est archi comble ce soir, pour accueillir Yodelice. Son nom est écrit en lettres phospho dégoulinantes sur l’écran disposé en fond de scène, derrière une sorte d’arbre à guitares et d’un micro décoré d’un dream catcher. Atmosphère forêt mystérieuse

Le décor et les instruments font l’objet d’une mise en place très minutieuse. La fameuse guitare en forme de visage trône sur son arbre et l’attrapeur de rêves est resté à sa place. Le public est impatient. On entend une cigale chanter et tout le monde se met en place dans le noir … Maxime apparaît enfin dans la lumière, avec son look inimitable : veste blanche et noire à rayures et chapeau à plume. Sa voix déchirée monte sur fond de guitare électrique, travaillée en reverb, pleine d’intensité et de force. Puis la batterie entre en jeux et les cris du public montent. C’est une drôle de forêt de personnages que nous avons devant les yeux, balayée par des lumières volantes. La musique est puissante, dissonante. Elle prend même de faux airs orientaux. Les onomatopées en écho, le noir et les strombis apportent leur dose de mystère.

La voix de Yodelice a cette capacité à pénétrer l’âme et traverser le corps. Elle se casse et se lie aux larmes des violons. Maxime semble vibrer au diapason des instruments qui l’accompagnent, la tête renversée vers le ciel. Ce tourbillon musical part sur de très belles sonorités folk. Même les instruments sont stylés. Tout est visuel et esthétique. On croirait tout ce petit monde sorti tout droit d’un film d’animation à la Tim Burton. C’est un monde parallèle où tout n’est qu’illusion. Le rock passe alors de mélancolique à déchaîné.

«Vous êtes prêts à sauter ? Alors on saute !» Et c’est parti !! Les guitares se donnent à fond sur You Are The One, à grands coups de pédales oua-oua qui donnent une couleur pleine de fureur à la musique. Et puis on redescend à nouveau. Un peu de répit et de nostalgie. Maxime retourne dans les étoiles, lève les yeux vers le ciel dans la lumière bleue et nous interprète Alone avec sa voix si particulière.

La troupe tente un rapprochement sur le devant de la scène, avec même une plus petite batterie. Ils sont tous les quatre juste devant nous, à la manière d’un Jazz Band intimiste. On s’attend presque à ce qu’ils descendent de scène pour traverser la salle au rythme de la musique. Mais cette trêve est de courte durée. Lorsqu’ils entament Get Over You, ils se remettent tous à danser sur place. On a même droit à un déhanchement à la Elvis !! La salle toute entière chante et danse elle aussi. Tour à tour, les musiciens retrouvent leur place. Le son est redevenu plus profond et folk à la fois. Cela me fait un peu penser à un Road Movie à la O’Brother. Très beau travail à la guitare sèche. J’aime aussi beaucoup le contraste batterie/violoncelle, accompagné de petits cris et d’onomatopées. On voyage vraiment dans une forêt étrange, habitée d’esprits mutins. L’intensité est encore montée d’un cran, la musique, les lumières, tout a pris en intensité. C’est un parfum de Western des temps modernes qui plane.

Le set se termine sur deux morceaux de bravoure. Il fait danser sa guitare avec Wake Me Up, pour en tirer des sons venus d’ailleurs. Les instruments semblent faire sortir leurs tripes. Lui chante et crie même, à la manière d’une bête blessée.

Et sur Experience, le rythme change encore une fois, le chant devient lancinant et ses doigts se mettent à courir sur le manche de sa guitare avec une énergie, voir même une hargne incroyables. Son ombre décuplée se découpe sur le mur de scène avec la plume de son chapeau qui semble devenue immense. C’est plus qu’un artiste, c’est tout un personnage vraiment très particulier. Et il nous remercie «Du fond du coeur» avant de prendre congés.

Pour le premier rappel, Maxime revient seul avec sa guitare pour nous interpréter Talk To Me. Sa voix se fait douce et puissante à la fois … Il semble parler avec les étoiles. Le public est absolument sous le charme.

Puis Sébastien, Xavier & Massimo viennent le rejoindre pour nous faire participer à La Chorée de la soirée : le Boogie-Woogie !! Alors c’est parti pour les petits pas chassés accompagnés des mouvements ronds d’épaules. Sébastien, qui a abandonné son violoncelle, orchestre la clappe de mains de maître, aidé de Massimo et de sa coiffe d’indien, qui frappe ses baguettes l’une contre l’autre et pique un fou rire en faisant chanter la salle.

«On vit une aventure extraordinaire et c’est grâce à vous !»

Ce sentiment semble vraiment partagé dans le public.

«J’ai toujours rêvé d’avoir des cuivres. Alors, vous allez les faire ! C’est pas gagné … Allez-y les garçons, c’est un peu Western !»

L’énergie de cette fin de rappel est excellente et elle a effectivement un petit goût de Far West. «Est-ce que les cuivres sont prêts ?!» Le premier rang saute sur place dans une ambiance proche de la Féria. Les guitares se déchaînent sur scène pour faire durer le plaisir et c’est une ovation qui salut la fin de ce concert. Ils vont tirer leur révérence tous les quatre et nous avons même droit à leurs bravos (il faut dire que nous avons bien participé nous aussi !!)

Date Limite de Consommation

    • Ce concert s’inscrit dans la tournée d’été Cardioid Tour qui se termine le 19 Août au Festival Frequency (Autriche)
    • Album défendu : Cardioid

Site de Production

Site officiel : http://www.yodelice.com/

Ingrédients

  • Maxim Nucci : Chant, Guitare
  • Sébastien Grandgambe : Violoncelle
  • Xavier Caux : Basse
  • Maxime Zampieri : batterie

Remerciements

  • Stefan @ ConcertAndCo
  • Christelle @ Usine

Appellations d'Origine Contrôlée

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