Avis sur un show

28 mai 2011

Erik Truffaz @ Espace Culturel André Malraux (Six Fours les Plages)

Sur un petit nuage ...

  • 5
  • 1
  • 0
  • 0
  • 0
  • VN:F [1.9.22_1171]

Conditions de mise en boîte

Librement en faisant le maximum pour ne pas déranger les personnes assises ! Il faut savoir qu’Erik avait donné son accord … Cet homme est vraiment grand !

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

J’ai découvert Erik en concert avec Ed Harcourt (tournée de l’album Arkhangelsk) : j’avais pris une claque énorme.

Je l’ai ensuite revu avec Sly Johnson (tournée Rendez-Vous/Paris) : Je crois que c’est l’une de mes plus belles claques musicales à classer, dans un autre genre, avec un Nine Inch Nails, un Porcupine Tree ou un Cure des grand jour.

Quelques jours après ce concert, je l’ai revu avec Murcoff pour Rendez-Vous/Mexico : Accompagné d’un percussioniste indien. Le trio avait été flambant !

C’est donc le quatrième concert ce soir, mais cette fois il est en quartet et sans « invité’. Et bien, une fois de plus, je suis sur une autre planète et ce n’est pas la prise des photos qui me détachera de cette musique planante, vibrante et envoutante !

Un seul regret (et de taille) : Le concert n’a duré qu’une grosse heure. On en aurait aimé une de plus !

Erik est un génie et il me le prouve encore. Je regrette de ne pas plus le voir sur cette tournée ! Mais c’est comme les bons vins, il ne faut pas en abuser, par peur de s’en lasser ! En attendant je me délecterai de sa discographie que je possède intégralement et où chaque nouvel album vient naturellement trouver sa place quelques jours après sa sortie.

A noter que l’homme est simple, alors qu’il a vendu des millions d’albums.

Merci Erik.

Etiqueté par Ysabel

Un accueil sur mesure et un concert à guichet fermé pour l’Espace Culturel André Malraux de Six-Fours. La scène est grande et tout est déjà installé en doublon, puisque vont se succéder sur scène Erik Truffaz et Kyle Eastwood. En fait, je fais ma maligne, mais je suis arrivée en pensant que nous allions avoir le fils de notre cow-boy spaghetti préféré en première partie de soirée et l’incroyable jazzman suisse ensuite … Mais, Oh Surprise, c’est Erik Truffaz qui prend place en premier, accompagné de Benoît Corboz au clavier, Marc Erbetta (qui se fait un peu charrier pour son look de vacancier, «Tout de blanc vêtu», bermuda, tee-shirt et baskets !) et l’incroyable Marcello Giuliani à la basse. Ces deux dernier étant ses compagnons de route depuis 1990.

Il prend place sur la scène, commence à écouter la musique, les yeux mis clos, entièrement habité par la mélodie qui monte. Le son de sa trompette s’élève comme dans une église. La dextérité de ses doigts sur les pistons est impressionnante et son attitude, intense dans une extrême simplicité, est incroyablement prenante. Son style est unique. Du Nu Jazz, tinté d’électro, avec une petite pincée de World Musique … On entend le Tic-Tac d’une pendule en fond mélodique. C’est juste un pur moment de bonheur, une de ces parenthèses enchantées qu’offre parfois la musique.

A chaque instant, la trompette fait écho avec le clavier, amplifie sa puissance, offrant  un contraste somptueux. Erik Truffaz semble en permanence écouter la musique, il danse légèrement sur place, rejette sa tête en arrière et semble porté par les harmonies de ses trois amis. Il prend parfois une posture à la limite du déséquilibre, le pied en appui sur un des retours. Ils sont toujours en parfaite osmose tous les quatre et leur complicité n’a besoin que de quelques regards pour s’exprimer.

Les enchaînements sont simples et efficaces. Ils parlent peu mais échangent beaucoup de regards. Akiko donne à chacun la possibilité de s’exprimer pleinement. Le clavier fait corps avec son instrument, le bassiste est quasiment impassible, mis à part ses grimaces de plaisir. Erik parcours la scène, part en coulisse pour se mettre en tee-shirt et revient tranquillement. On est juste bien avec eux, embarqués dans leur bulle. La trompette devient douce, toujours incroyablement moderne et innovante, nous offrant des sonorités auxquelles on ne s’attend pas d’un tel instrument.

Sa grande discrétion ne l’empêche pas de nous glisser quelques mots. Une petite pensée pour les souffrance du Japon avec Fujin. La batterie est toute éclairée de jaune, façon soleil levant. Marcello est monté se racrapoter sur son tabouret haut. Il y a plus de grave sur ce morceau, des sons très lents et beaucoup de notes tenues. Erik passe d’une trompette à l’autre. Ses mains magnifiques captivent réellement l’attention et rend tout cela magique. Il est impressionnant de voir un artiste pareil écoutez ses acolytes jouer, dos à la scène ou bien le regard empli d’admiration.

Ce n’est plus de la musique, mais plutôt un véritable langage poétique, qui laisse libre cours à l’imagination de chacun et nous insuffle un vent de liberté dans la tête. Un geste, un doigt, un sourire : tout n’est qu’accord parfait, dans une complicité artistique et un respect à 100% les uns des autres. Ce plaisir de jouer ensemble nous crève les yeux. On a des solos de toute beauté, à la trompette bien sûr, mais aussi à la basse (et Dieu sait que ce sont des instruments qui peuvent parfois passer pour inexistants dans une formation … Comme quoi !!) Leur gestion des crescendos, tout en puissance et en finesse, est juste fabuleuse.

Pour les deux derniers morceaux, Benoît Corboz passe au piano. Le temps semble suspendu à ses notes et quand la trompette vient s’ajouter, avec les accords de basse en soutien, c’est d’une intensité incroyable. Pendant les ponts musicaux, Erik berce sa trompette comme on le ferait avec un enfant, tout en écoutant le piano. Mais, le rythme va reprendre son cours après ce petit bout de paradis. Il nous entraine dans un dernier tourbillon. Les premiers rangs frappent dans leurs mains et Erik Truffaz va même terminer le set en les accompagnant. Un set merveilleux, mais hélas beaucoup trop court (concert en deux parties oblige) …. Vraiment dommage de rester ainsi sur sa faim après un peu plus d’une heure de pur talent.

Composition

  1. ??
  2. Akiko
  3. Fujin
  4. ??
  5. Trippin’ The Lovelight Fantastic
  6. ??
  7. ??

Ingrédients

  • Erik Truffaz : Trompette
  • Benoît Corboz : Synthé, Piano
  • Marcello Giuliani : Basse
  • Marc Erbetta : Batterie

Remerciements

  • Richard @ Espace Culturel André Malraux
  • Stefan @ ConcertAndCo – Live In Marseille

La zone des lecteurs

Nous attendons avec impatience vos commentaires sur la chronique, les photos, l'artiste, votre avis sur ce concert ou un autre de la tournée.

Ne pas hésiter, nous sommes toujours ravis d'avoir un retour, même critique. Concerts en Boîte c'est aussi vous !

Pour avoir un zoli icone à côté de vos messages, il vous faut un gravatar.