Avis sur un show

28 mai 2011

Kyle Eastwood @ Espace Culturel André Malraux (Six Fours les Plages)

Le fils de Clint préfère la basse et la contrebasse au cinéma ! Il n'a pas forcément tort.

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Conditions de mise en boîte

J’avais le droit à 15 min de session. Je pensais que ça laissait la place à 3 titres, mais finalement au bout de 2 j’avais atteint le quota ! Je n’ai pas voulu abuser et de toute façon j’avais quasiement fait le tour de la question, sachant en plus que je trouvais les lumières très agressives et pas aidantes du tout.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Du jazz dans la pure tradition ! Le public a franchement aimé chaque solo de chacun des artistes et globalement le concert. Personnellement, c’est je crois trop jazz et trop typé pour que je prenne vraiment et entièrement mon pieds. Mais ce ne fut pas non plus un mauvais concert, avec quelques très très bons passages !

Et, passer après Erik Truffaz, c’est pas non plus rendre la tâche simple !

Etiqueté par Ysabel :

Après une courte pause, nécessaire à l’installation des instruments de son quintette, Kyle Eastwood fait son entrée sur scène. Il est accompagné de Graeme Flowers à la trompette, Graeme Blevins au saxo, Andrew Mc Cormack au piano et Marlyn Kayne à la batterie. Dès le démarrage, on peut ressentir un univers bien différent de celui d’Erik Truffaz. On est ici dans un jazz plus conventionnel, mais inventif et tout en puissance. Un parfum un peu plus free jazz également, mais avec un montage somme toute standard : alternance de solo (que chacun des autres musiciens écoute avec passion) et de reprise à l’unisson.

Sa contrebasse est juste de toute beauté : très haute, petite et ventrue (ça peut paraître bizarre comme ça, mais c’est du plus parfait esthétisme). Ils sont tous les cinq totalement immergés dans leur monde et cela se manifeste principalement par leur manière de se mettre sur le côté de la scène pour écouter religieusement celui dont la partie est mise en avant. Excepté Kyle, qui reste omniprésent sur tous les morceaux, courbé sur son instrument qu’il manie avec un incroyable talent, quand il ne tronque pas sa contrebasse pour une basse électrique. Il fait office de fil conducteur et reste en point de mire durant toutes les digressions musicales de ses camarades de jeu.

Il nous glisse quelques mots pour introduire Marrakech, sorte de carnet de voyage ramené de sa rencontre avec le Maroc. Un démarrage de toute beauté avec un passage à l’archet pour Kyle et un touché direct, à même les cordes du piano, pour Andrew. Ils nous offrent là un son à tomber par terre, qui redescend ensuite sur un bon vieux jazz au retour des trois autres (avec une clarinette pour rester dans ces sonorités orientales). Leur plaisir de jouer est vraiment communicatif et leurs regards croisés emplis de complicité, un réel bonheur à voir.

Ils vont à plusieurs reprises jouer sur ces démarrages en duo, qui passent parfois par des quasi chuchotements, pour prendre ensuite leur pleine puissance avec l’addition des autres instruments. Les nuances sont utilisés avec maestria et la prestation de Kyle Eastwood à la contrebasse est sans doute comparable à l’incroyable talent à la trompette que nous a offert Erik Truffaz en début de soirée.

Le set va se dérouler ainsi. Le plaisir du public est presque palpable et à la fin du set, notre quintette ne va pas s’en sortir sans un petit rappel. «A very old song» nous précise Kyle … Il nous fallait au moins cela pour terminer cette fort belle soirée.

Composition

  1. Marciac
  2. Tonic
  3. Cosmo
  4. Marrakech
  5. Letter From Iwo Jima
  6. Andalucia
  7. 1er Rappel : Café Calypso

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