Avis sur un show

20 février 2015

Minuit @ La Gare (Maubec)

Aux premiers coups de Minuit ...

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Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 4.0 - 2 votes
Pas d'Evaluation des internautes
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

Librement, dans la salle.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Beaucoup de monde à La Gare ce soir, pour venir découvrir Minuit Live. Car même si le groupe est jeune, il attire énormément les regards, principalement en raison de la présence de Raoul Chinchin et Simone Ringer. Je n’en dirais pas plus, ces deux noms suffisent aux plus de 20 ans à les faire penser aux Rita Mitsouko et à ses deux leaders mythiques. La présence également de Clément Aubert, jeune bassiste de Raoul Petite, termine le buzz, tant ce vieux groupe est populaire dans le Sud ! La Provence ira même jusqu’à annoncer la date en première page, avec ensuite un long article dans l’édition du jour ! C’est peut-être un peu trop et j’espère que la pression n’est pas trop forte pour ce groupe qui se construit encore.

Je dois d’ailleurs faire partie de l’autre catégorie dans cette salle, car si je suis là ce soir, c’est avant tout pour la tête d’affiche, Martin Mey, que j’adore… Un peu dommage au passage que La Provence n’en parle pas… Ou si peu… Mais je ne veux pas gâcher mon plaisir de découvrir ce Minuit, même s’il est 21h (oui oui, c’est une blague à deux balles, mais elle me plait !).

Et je dois avouer que j’ai apprécié ce moment partagé et surtout aimé les individualités de chacun, qui se marient parfaitement au sein de cette formation. Simone est lumineuse sur scène, avec un charisme évident. Raoul est un magicien à la guitare, bien que peut-être un peu trop discret. En comparaison, Joseph est lui très présent et se défend, lui aussi, fort bien à la guitare. Tanguy ponctue admirablement bien l’ensemble avec sa batterie et tient plus que bien sa mission, planqué derrière ses cymbales et ses fûts. Quant à Clément, il groove admirablement bien !

Musicalement parlant, chaque morceau apporte son lot de nouveauté et l’on est dans un véritable tourbillon musical, dont on ressort un peu ébouriffé et fort heureux !

Minuit a besoin de continuer son chemin. Pour les avoir vu (de loin) hors scène, ce sont des gens comme vous et moi… J’espère que la presse les laissera respirer et évoluer à leur guise. Croisons les doigts !

Etiqueté par Ysabel :

Enfin de retour à La Gare de Maubec (et oui, à force de courir dans tous les sens, ça faisait longtemps qu’on n’y avait pas fait une halte), et en plus pour un merveilleux artiste ce soir : Martin Mey. Mais aussi pour une rencontre avec Minuit, déjà lauréat du concours des découvertes musicales des inRocks Lab 2015, dont deux des membres n’ont pas des noms inconnus, puisque fils et fille de Catherine Ringer et Fred Chichin. (Amusant d’ailleurs qu’ils aient chacun choisi un des deux noms, et pas le même). La Gare donc, dans sa nouvelle peau et toute belle. Petit dîner avant, délicieux et avec les artistes … Toujours un moment très agréable, de partage et de discussions musicales (ou autres), auquel j’ai encore trainé mon amie Nadège, qui ne va d’ailleurs pas en sortir indemne. Oui, Martin a à présent une nouvelle fan inconditionnelle 😉 !

On commence donc par la mise en place de Minuit, de dos. Vibrations des guitares. Tout le monde ayant du blanc dans sa tenue (en haut ou en bas). Avec mention spéciale pour Raoul Chichin, son chapeau et sa veste, qui me font penser à l’affiche d’Orange Mécanique. Et pour Simone Ringer, avec sa longue chevelure brune et des manches d’oiseau chamarrées. Mais surtout, à ses premiers mots, et réellement sans volonté d’amalgame aucune, une voix qui est juste d’une ressemblance plus que troublante avec celle de sa mère. Par contre, Les Inrocks m’avaient « vendu » du rêve en me parlant d’influences venues de Nine Inch Nails et de David Bowie … Alors, qu’ils aiment : ils ont plus que raison ! Mais je ne les retrouve pour le moment pas vraiment dans leur musique, qui reste tout de même un Rock de très bonne facture. Avec, par contre, une guitare du feu de dieu côté Raoul Chichin. Et oui : Bon sang ne saurait mentir, pour l’un comme pour l’autre !

Un peu de Folk va ensuite se glisser dans Roule, un morceau plus lascif pour un nouvel univers plutôt séduisant. Et dès que la voix aborde des tons plus graves : Bing ! On se prend un petit coup de Rita derrière l’oreille, comme ça, l’air de rien. Avec une chanteuse d’un magnétisme assez redoutable. Une musique qui tourne à la Pop-Electro à présent. Pourquoi pas, mais je dois avouer que je commence un peu à me perdre dans cette diversité musicale. Des influences multiples, j’imagine. Une belle envie de nous les faire partager, pourquoi pas. Mais attention de ne pas s’égarer non plus dans le brouillon du Trop (grand ennemi du Bien, comme tout le monde le sais 😉 ) Je me focalise donc, pour ne pas me disperser, sur la tessiture vraiment particulière de Mademoiselle Ringer, qui présente un spectre très large et une vrai capacité de nous emporter ailleurs. Avec aussi ces musiques qui, si elles se mélangent, garde toujours cette guitare qui te titille les oreilles en fil conducteur.

Le chant se mêle d’onomatopées. La musique prend possession de leurs corps, et du nôtre par la même occasion. Et de nos pieds aussi au passage. Un fort parfum Pop se mêle à leur Rock. Simone Ringer réajuste ses « ailes » d’oiseau avec beaucoup de grâce et cela me touche (alors je partage). Intro au piano et paroles plus sombres pour Recule, avec des manières et des postures très prenantes dans l’interprétation. Un morceau assez magique pour moi, je dois l’avouer.

La fin de leur Set pointe le bout de son nez. Du Rock, encore et toujours. Des rires presque hystériques qui s’y mêlent. Une drôle d’ambiance, en grande partie due à la danse frénétique qui s’empare de leur chanteuse, qui fait s’envoler ses longs cheveux allègrement. Et puis son corps devient plus lascif, sur une musique qui ne lâche pourtant pas un pouce de terrain à cette Pop-Rock qui semble définitivement leur coller à la peau (un chouilla trop peut-être pour la fan de gros son que je suis). Dernières vibrations des guitares. Mais surtout un final tout en danse et très applaudi.

Composition

  1. Sur Les Berges
  2. Roule
  3. Exil
  4. Poison D’Amour
  5. Caféine
  6. Recule
  7. Flash
  8. La Fièvre

Site de Production

Page Facebook : https://www.facebook.com/minuit.groupe

Ingrédient

  • Simone Ringer : Chant
  • Raoul Chichin : Guitare
  • Joseph Delmas : Clavier & Guitare
  • Clément Aubert : Basse
  • Tanguy Truhé : Batterie

Remerciements

  • Sophie @ La Gare

Appellations d'Origine Contrôlée

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