Avis sur un show

17 décembre 2010

Raoul Petite @ Cargo de Nuit (Arles)

Quand Le Cargo implose de l'intérieur !

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Conditions de mise en boîte

Librement au milieu d’un public, qui a été parfois un peu intolérant (et j’essaye pourtant d’être le plus discret et le moins envahissant possible).

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Ouahhh !! Quel show !! Raoul Petite au Cargo c’est à voir, non pas pour la musique, mais pour l’ambiance de malade.

Que dire des 17 chansons jouées, qui sont autant de déguisements et de délires … Chacun plus fous les uns que les autres ! Que dire de cette réelle interaction avec un public conquis et de cette énergie rarement égalée (sauf peut-être dans les énormes salles où c’est 10 000 personnes qui poussent).

Au Cargo, c’est peut-être 300 personnes mais ça crie, ça hurle, ça chante, ça bouge de partout. Le public semble pourtant avoir suivi la carrière de Raoul et est en conséquence assez âgé (je dirais en moyenne autour de 45/50 ans), mais ils n’est pas question de roupiller … Sauf peut-être pour les quelques personnes assises, qui sont même un peu chonchon. Le public est aussi venu avec leurs enfants, qui semblent tout autant apprécier !

La fête est totale, l’ambiance potache toujours clean, kitch, sans plonger dans la facilité ou le ridicule.

Musicalement, ça navigue dans tous les genres, sans non plus avoir la précision d’un Porcupine Tree, l’émotion d’un Archive, l’écriture d’un Cure ou la force d’un Nine Inch Nails. La musique est plus l’excuse de la bonne soirée, un moyen de se défouler ! Et ma foi ça marche nickel !

Etiqueté par Ysabel :

La salle du Cargo de Nuit est archi comble pour le concert de Raoul Petite.

Le restaurant et le bar sont bourrés à craquer et le public est au taquet. On repère déjà les fans, qui ont amené (ou acheté sur place) leur tee-shirt.

Tout est déjà en place, puisqu’il n’y aura pas de première partie. On sait déjà qu’on va avoir droit à un concert atypique, pour un public de connaisseurs …. Ou plutôt d’initiés.

Sur scène, certains instruments sont «personnalisés» avec des pancartes et des banderoles du genre : «DJ POURRI» sur le clavier ou «ROAD FATIGUE» sur la batterie. Un décompte commence dans la salle. Tous le monde crie. Et arrive sur scène  un trompettiste chevelu vêtu d’une robe … Rapidement suivi des autres membres du groupe. Tous avec des looks qui décoiffent !!

L’arrivée de Raoul Petite se fait en grande fanfare. Il est assis sur un siège léopard, habillé à la façon d’un Pape ou d’un Roi Fainéant, jetant des confettis à la foule. Ses choristes sont en doudounes-paillettes, lunettes de soleil et bottes poilues … Façon parodie de pouffes de rappeur. Lui joue les pachas emperlousé, avec chaine en or et chapka sur le tête. Les filles jouent le jeux à fond et c’est évidemment à mourir de rire. C’est un tableau complètement trash et déjanté.

Entre chaque morceau, il retourne en coulisse avec les filles (changements de costumes oblige) et ils nous reviennent dans des tenues toutes plus improbables les unes que les autres. Ce sont les musiciens qui font le pont entre chaque chanson, chacun y allant de son petit solo. Les chorés des filles sont d’un autre monde. Musicalement, c’est plutôt du genre Big Band, avec pas mal de cuivres. Par contre, les paroles sont complètement inaudibles. Le public semble pourtant ravi, il saute dans tous les sens. Les musiciens font un show pas possible. Ils nous demandent de tous sauter sur place, puis de tous s’assoir par terre (et on a droit, comme d’had aux mals embouchés du coin qui râlent pour leur place).

Le délire va continuer de plus belle et vont se succéder devant nos yeux : Un Neptune Rasta-Jésus; un Derviche Tourneur portant des lunettes d’aviateur; un écossais emperruqué à la Louis XIV, bâton à la main et chaussures de Drag Queen (avec le trombone qui tente désespérément de lui soulever la jupe). Nous allons aussi avoir droit à la lecture du parchemin de Raoul 1er (avec toutes ovations qui vont avec), distribution de crackers et de mousseux (et on secoue bien la bouteille pour qu’on soit bien tous mouillés) … Et même un streap tease derrière un rideau, d’où il nous revient transformé en diable punk, avec les choristes assorties : une qui le tient en laisse et l’autre qui le fouette.

Les filles d’ailleurs font autant le spectacle que lui : on a le «Fouffe Power» du Kuku Klan (en rouge, bien sûr …. avec une paire de ciseaux géants), mais aussi de ravissants petits shorts de cochonnes (au sens propre du terme : tous roses avec une petite queue en tire bouchon) et d’autres tenues de toutes sortes : poilues, SM, orientales, infirmières (avec trace de main ensanglantée sur les fesses) …. Bref du grand n’importe quoi, qui parie tout sur l’ambiance et la théâtralisation des performances pour laisser quand même la musique de côté. Parce pour être tout à fait honnête, c’est plutôt hyper léger et répétitif … Et on assiste plus à un spectacle de music hall qu’à un concert. Mais bon, pourquoi pas … Ceci étant, je reconnais que je me suis bien marrée lors de la petite pause sportive : installation d’un fil sur lequel circule une balle renvoyée à grands coups de raquettes par deux des barjos en petits shorts et avec, en avant de scène, une batterie de récup faite de casseroles, seaux en plastique et autre … Mais le tout monté sur une femme-batterie qui tient le tout à bout de bras pendant que son comparse joue en lui tapant sur la tête. Sans oublier bien sûr l’incontournable envoie de tartes à la crème.

Par contre, j’ai moins aimé le treap Chasseur qui achève un lapin au bazooka après l’avoir roué de coup de pied. Et je ne suis pas sûre qu’il était indispensable de le voir en string et haut de forme à la fin. Mais bon, on va dire qu’il va jusqu’au bout du bout.

Il y aura 3 rappels avec un public littéralement en délire. On danse le pogo dans les milieu de la salle. Les filles se jettent dans les public et se baladent sur cette vague humaine …. Bien sûr Raoul va leur emboiter le pas. Tout cela est d’une indéniable efficacité. Tout le monde hurle et il termine par une «Je vous ai compris»

… Pourquoi pas …

Pour le dernier morceau, les filles reviennent toute de disco vêtues pour distribuer des bonbecs et Raoul, déguisé en Roi de la Pop (manteau de fourrure rose et feutre bleu), fait monter le public sur scène pour danser avec lui. C’est plutôt bon enfant. Tous le monde se met à jouer de la musique. Bref, au beau bordel de fin.

Après une distribution de tee-shirts (très sympa d’ailleurs) notre Raoul National va quitter les lieux en promettant de revenir …. Avec toute la simplicité dont il a fait preuve tout au long de la soirée : «La Provence humiliée, La Provence martyrisée, Mais La Provence libérée !!!!»

En conclusion : une soirée plutôt amusante et sympa, mais pas vraiment à la hauteur des mes espérances musicalement parlant.

Composition

  1. Mon Nom
  2. Fouidom
  3. VOisine
  4. Apéro
  5. Moloss
  6. Fouffe
  7. Mon Amour
  8. Are U ready
  9. Godard
  10. Lirokoi
  11. Pool
  12. Tout en Mouv
  13. Buffalo
  14. Parano
  15. 1er rappel : Foyale
  16. Mamout
  17. Disko

Date Limite de Consommation

  • Album défendu : Raoul Petite ( DVD Live)

Site de Production

Site Officiel : http://www.raoulpetite.com/

Ingrédients

  • Christian Picard : Chant
  • Stéphane Boutier : Batterie
  • Christophe Jullian : Trompette
  • Raphaël André : Trombone
  • Alain Nicolas  : Claviers
  • Freddy Simbolotti : Basse
  • Marc Ceccaldi : Guitare
  • Juliette Masse : Chant
  • Cathy Casy : Chant

Remerciements

  • Stephan @ ConcertAndCo
  • Morgane @ Cargo de Nuit

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