Avis sur un show

17 mai 2014

Iaross @ La Mesón (Marseille)

2...1...0 : Décollage !

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Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 5.0 - 2 votes
Pas d'Evaluation des internautes
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

Librement dans la salle. Je suis plutôt resté sur mon tabouret, juste en face de la scène. L’éclairage était excessivement jaune et c’était quasi irrattrapable. Alors mon parti pris a été de garder les couleurs du Live.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

A peine le temps de reprendre son souffle après le passage de Pierre Soletti, que déjà Iaross est en train d’accorder son violoncelle. Puis, en moins de temps qu’il faut pour le dire, c’est son Set qui débute.

Et si ce changement peut paraître abrupte, il n’en est rien : L’un vient nous chercher là où l’autre nous à laissé. Tout semble incroyablement cohérent et les deux univers se marient à merveille. De la poésie, des beaux textes et des surprises… Je crois que c’est décidément le maître mot de ce Festival Gravitation !

Iaross joue d’ailleurs autant avec les mots qu’avec son violoncelle, créant ici et là des loops qu’il déclenche avec ses pédales au sol.

Son Set sera trop court : On aurait voulu encore et encore l’écouter, mais il faut déjà laisser la place à Babx.

J’espère sincèrement revoir ce Toulousain, et si possible dans sa configuration de groupe, pour que ses morceaux puissent pleinement s’exprimer, avec toutes les richesses de l’ensemble des instruments.

Etiqueté par Ysabel :

Ramassage du joli bazar de papiers colorés laissé par Pierre Soletti et préparation de La Mesón à recevoir notre second poète de la soirée … Pour nous garder encore un peu en Gravitation autour des belles lettres, mais aussi des belles notes. Iaross s’installe tout en discrétion, un peu comme s’il ne voulait pas nous déranger. Sourit timidement même. Et accorde son violoncelle en nous proposant de faire comme s’il n’était pas là … Très touchant.

Un son ample, puissant, chaud se dégage et monte de l’instrument, au simple contact de ses doigts sur les cordes. Commence alors son premier texte, mi-déclamé, mi-chanté, d’une voix emplie de la plus belle des musicalités. Puis il attrape son archet pour créer une nouvelle mélodie, par dessus la boucle de ses premières notes. S’y mêle sa poésie, toute à la fois prenante et bouleversante, mais surtout interprétée devant un public totalement captivé et dans une ambiance d’écoute quasi religieuse. Il joue des mots, de la musique et de l’intensité qu’il donne tour à tour à chacun et à chacune.

Puis il part « souiller le ciel », avec toujours la même incroyable poésie, parfois mêlée de violence, mais surtout emplie de beaucoup d’émotion et accompagnée d’un touché du violoncelle un peu plus jazzy. Ses mots nous habitent. Les miens me manquent. Je suis transportée dans un monde parallèle et quasi expérimentale par ce violoncelliste de l’extrême, pratiquant le verbe et la musique avec la même fougue.

Il nous annonce ensuite un morceau d’actualité « pour dire, plutôt que de parler ». Un artiste qui peut paraître assez conceptuel au premier abord, mais qui parvient à littéralement méduser son public. Comme avec Le Nouveau, pour aller au-delà des mots. Au-delà des murs qui nous entourent et qui tombent à présent « … Silence, mais faut pas rêver » nous souffle-t-il. Il semble tout autant possédé par les paroles que par la musique. Et par là même, nous possède à notre tour.

Mais il nous faut redescendre quelques instants de cet état d’apesanteur … même si cela ne nous est pas évident. Nicolas tient à remercier Frédéric Nevchehirlian ainsi que toute l’équipe pour leur invitation. Puis il annonce et entame le dernier morceau (hélas déjà !) C’était Comme Si. Magnifiquement beau encore une fois, mais quasi impossible pour moi d’y apposer d’autres mots que les siens. Sinon que son violoncelle s’emballe. Que ses mots se bousculent. Que sa tête s’agite. Que ses yeux sont clos. Et que, après nous, il semble que ce soit qui soit lui à présent qui soit en apesanteur…

Composition

  1. J’aimerai
  2. Renverser
  3. Le Nouveau
  4. Spleen 76
  5. C’était Comme Si

Date Limite de Consommation

  • Album défendu : Renverser

Site de Production

Site Offi­ciel : http://iaross.com/actus/

Ingrédients

  • Nicolas Iarossi : Chant, Machine & Violoncelle

Remerciements

  • Fabien @ Coopérative Interexterne

Appellations d'Origine Contrôlée

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