Avis sur un show

12 mars 2015

EZ3kiel @ Moulin (Marseille)

Fiat Lux...

  • 11
  • 2
  • 1
  • 0
  • 0
  • VN:F [1.9.22_1171]

Conditions de mise en boîte

Librement dans les crash-barrières. Et je tiens à le préciser, parce qu’une telle liberté est rare avec un groupe de cette importance !

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Après la douceur de Pierre Mottron, voilà l’arrivée du trio de choc d’EZ3kiel ! Le power trio même devrais-je dire. Y’a que ça de vrai : une batterie diabolique, une basse solide & une guitare hypnotique. Ne reste plus qu’à ajouter à tout cela quelques machines, pour obtenir le son Rock-Dub-Electro de ce groupe phare. Et voilà, le tour est joué : y’a plus qu’à écouter et à fermer les yeux.

Quoi que non, il ne faut pas fermer les yeux ! Voilà bien la dernière connerie à faire ce soir. Car s’il semble y avoir un trio sur scène, le groupe est en fait un quatuor : avec Yann Nguema qui pilote les lumières qu’il a soigneusement imaginé. Et dieu sait que son imagination est débordante, pouvant plonger le groupe dans une quasi pénombre, si ce ne sont quelques spots directifs, ou les noyant dans la lumière avec le mur de Led en fond de scène. Cette lumière se marrie d’ailleurs parfaitement à la musique, créant l’ambiance parfaite. EZ3kiel est connu comme étant un groupe jusqu’au boutiste qui propose un show complet. C’est quelque part un peu nos Nine Inch Nails français 😉

En résumé, on a ce soir de la super musique bien musclée et des lumières de malade. C’est tout ce qu’il faut pour un concert aux petits oignons.

J’ai frémi et vibré comme un fou… J’attends déjà avec impatience le prochain passage dans le Sud.

Etiqueté par Ysabel :

Pierre Mottron parti, c’est au tour du trio d’EZ3kiel de prendre place, sur un fond musical très « aquatique » … Juste leurs cordes vibrantes et les cymbales frappées au feutres. Plus cette drôle de petite lumière accrochée au manche de la basse de Sylvain Joubert, qui semble se balader sur la scène. Puis la grosse mécanique se met en route, mettant en mouvement l’inexorable marche qui semble vouloir avancer sur nous … Ils sont habités, comme à leur habitude, et il ne nous reste rien d’autre à faire qu’à nous laisser porter par leur royale musique. Oui, définitivement de fabuleux musiciens, capables comme personne d’embarquer une salle entière dans leur monde parallèle. Chacun dans sa bulle, mais pourtant très complices tous les trois.

Avec, en plus, un mur de lumières changeantes et pivotantes derrière eux qui achève de donner un rendu hypnotique à l’ensemble.

Une musique tout à la fois poétique, Rock, incroyablement riche et subtile : c’est ça EZ3kiel. C’est brillantissime. Et le Moulin n’est peut-être pas comble ce soir, mais il a décidé de ne pas bouder son plaisir, le manifestant même à grand bruit quand commence la seconde étape de notre voyage initiatique, presque un peu inquiétante. C’est ainsi que nous nous retrouvons dans L’œil Du Cyclone, avec une guitare qui semble vouloir décoller et, encore une fois, cet incroyable mur totalement fascinant derrière eux, source d’un perpétuel mouvement lumineux. Presque aussi captivant que leur musique elle-même … Décidément, ils ont toujours de superbes trouvailles !

Voix off pour la transition vers un Rock plus « diabolique », dans une lumière rouge au diapason … Tourbillonnante, entêtante et possédante. Le genre de musique qui emporte tout sur passage. Avec des cris de loups et l’arrivée de Pierre (Mottron), venu les rejoindre pour un feat juste magique, pendant lequel son corps se transforme en support d’images et de lumière, tout comme le fond morcelé du mur. Une sorte de mosaïque humaine. Avec le jeu de ses mains semblant commander à la musique. Le savant mélange du visuel et du son est juste parfait. Alliance de la puissance et de l’efficacité. Personnellement, je suis éblouie, dans tous les sens du terme et, pendant Via, je savoure avec bonheur le numéro exceptionnel que nous offre Joan Guillon à guitare.

Une petite bulle de poésie avec Never Over. Une batterie qui devient Electro pour un Lux noir, puissant, et un bassiste qui en tire même la langue de plaisir … C’est aussi cela EZ3kiel. Une incroyable capacité de passer du calme à la tempête. Comme le cour d’eau paisible peut passer à la tourmente du torrent. Leurs corps, comme les nôtres, subissant le balancier du ressac de la musique, martelée par la frappe d’enfer d’une batterie de tous les diables. C’est alors qu’une sorte de plafond de laser prend place au-dessus de leurs têtes … Absolument splendide. Stéphane Bablaud jouant du bout de ses baguettes, comme si ses peaux étaient devenues les touches d’un clavier géant, sur lequel il ferait ses gammes. Et nous, les yeux écarquillés, nous retrouvons totalement immergés dans un autre monde, qui plus est hypnotique.

Jusqu’au dernier morceau, le même constat : faramineux comme ils parviennent à nous faire passer d’un univers à l’autre. Du rêve, au Rock qui dégage du gros son. Toujours capables de nous surprendre au fil des années, de leur collaboration avec Hint à l’album Naphtaline … Des musiciens brillantissimes et incroyables. Et en plus, s’y ajoute un public qui réagit au quart de tour. Evidemment. Comment résister ? Tu en veux du Rock : en voilà. Encore et encore. Avec un son de violon qui vient se mêler aux martelages des drums et à l’Electro robotisé du clavier de Versus. Mélange détonnant et fabuleux. On ne les voit quasiment plus, mais on les devine plutôt, pour un final de Set réellement énorme.

A leur retour, ils vont enfin nous parler 😉 Nous présentant un peu toute l’équipe : Yann à la vidéo, Julien aux lumières, René à la régie, Pierre comme impresario … « Y’en a encore 17 ! » Reste à faire un peu de bruit en l’honneur de Nico et de son accueil pour la seconde fois ici au Moulin, et nous voilà repartis avec des arpèges de guitare au slider, qui accompagnent une basse aux accents de chant de baleine bleue. Nous planons. La batterie tonitruante reprend alors les commandes, au rythme des lumières revenues en puissance … Avec, une fois encore, un finish à tout péter (surtout nos tympans !).

Le xylophone entame pourtant sa dernière ritournelle, même si nous serions bien partis pour la nuit entière. Il est vite rejoint par la basse et la guitare. Puis la musique se met à envahir une fois de plus nos corps et nos esprits, avec de folles lumières qui en font de même avec nos yeux … Et ce, jusqu’à la dernière note.

Composition

  1. Born In Valhalla
  2. L’oeil Du Cyclone
  3. Reflections
  4. Anonymous
  5. Via
  6. Never Over
  7. Lux
  8. Dead In Valhalla
  9. Lust
  10. Stéréochrome
  11. Versus
  12. 1er Rappel : Zero Gravity
  13. Wagma
  14. Antiloop

Date Limite de Consommation

  • Album défendu : LUX

Site de Production

Site Officiel : http://www.ez3kiel.com

Ingrédients

  • Stéphane Babiaud : Batterie
  • Joan Guillon : Guitare & Machine
  • Sylvain Joubert : Basse & Machine
  • Pierre Mottron : Chant sur Anonymous

Remerciements

  • Jean-Philippe @ Martingale

La zone des lecteurs

Nous attendons avec impatience vos commentaires sur la chronique, les photos, l'artiste, votre avis sur ce concert ou un autre de la tournée.

Ne pas hésiter, nous sommes toujours ravis d'avoir un retour, même critique. Concerts en Boîte c'est aussi vous !

Pour avoir un zoli icone à côté de vos messages, il vous faut un gravatar.