Avis sur un show

29 mars 2014

Mogwai @ Paloma (Nîmes)

Calme rétinien sur fond de tempête sonore…

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Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 3.5 - 2 votes
Pas d'Evaluation des internautes
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

Trois premiers titres, dans les crash barrières. Ambiance très très bleue, donc photos assez moyennes.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

J’ai découvert Mogwai à Hyde Park (Londres) en 2002, avant un concert de The Cure (groupe que je suivais alors ardemment). Cette première rencontre avec eux ne m’avait pas épatée, mais je n’étais vraiment pas venu pour eux. Je les ai ensuite croisé la même année dans quelques festivals, toujours avant The Cure. Je n’étais alors toujours pas sous le charme mais, par contre, j’avais de fort doute envers leur ingénieur du son, tant le leur était horriblement fort. Et ce n’était encore rien par rapport à ma dernière rencontre avec eux, aux Arènes de Nîmes, avant Portishead : Là c’était tout simplement inaudible, sauf à avoir 3 bouchons d’oreilles dans chaque conduit !

Malgré ces mauvaises expériences Live, Mogwai fait parti des groupes que j’adore en studio : C’est toujours ultra trippant, très rock, tout en étant follement post-rock. Je me rendais donc à la Paloma, avec cette crainte d’avoir une bouilli Live indigne de leurs albums. Et mes craintes étaient presque réelles : Le sonomètre de la salle a indiqué des pointes à 107/108 dB, soit largement trop (en témoigne ma voisine qui s’est systématiquement bouché les oreilles et j’avoue avoir parfois appliqué cette solution) !

Pour autant, j’ai adoré ce concert et quelques part, ces quelques pointes sonores ont parfaitement servi le rock des titres. En résumé, c’était un concert très trippant et très intense. Soit à l’opposé de leur confrère de Godspeed You ! Black Emperor, qui m’ont profondément intéressé 20 min avant de définitivement m’ennuyer, me faisant même quitter la salle une bonne demi heure avant la fin. Ysabel regrette une mise en scène très minimaliste et je ne peux que la rejoindre : C’est assez léger et si parfois ça colle très bien aux morceaux, bien souvent c’est insuffisant.

J’aurai aimé revivre le genre de lightshow d’un concert comme Archive au Théatre Antique d’Arles et je pense que les écossais avaient largement moyen d’égaler ces effets. Un écran géant aurait, par exemple, été un plus indéniable. Pour conclure, c’est ma première bonne expérience Live avec ce groupe et j’avoue ne pas être contre les revoir pour une prochaine tournée !

Etiqueté par Ysabel :

Une fosse pas si dense que ça au final pour le changement de scène entre Pye Corner Audio et Mogwai.  Par contre, des essais de guitare qui me font penser que j’ai fort bien fait de prendre un peu de recul (perchée sur mon balcon) et des bouchons d’oreilles ! Mais c’est surtout le timing qui me parait terriblement long. Surtout qu’il n’y a qu’une table de DJ à enlever … Mais bon. En tous cas, cela donne le temps à la salle de se remplir bien comme il faut (c’est toujours ça !).

Ils entrent tous les cinq sur une petite musique au xylophone qui commence. Des raies de lumières apparaissent derrière les instruments et habillent poétiquement la salle. Des amplis oranges sont empilés sur le côté et un énorme vert trône au centre (avec un drum assorti). Premier morceau un peu chacun dans son coin. Puis ils changent de place pour nous offrir un mur de guitare. Ne reste en place que le batteur. Ils sont là, face à nous avec leurs looks de bucherons (et oui, c’est chemises à carreaux et casquettes de rigueur ce soir !) Musique et lumières sont vibrantes. Mais bien plus gérables que cela ne l’avait été à Nîmes aux Arènes. Car même s’il est clair qu’on s’en prend plein la tête, c’est une musique bien plus développée qu’un Godspeed You ! Black Emperor, quoi qu’on en dise (et avec un groupe 1000 fois moins autiste aussi !).

Les musiciens tournent en permanence, avec même l’introduction d’un violon pour Take Me Somewhere Nice. Des univers qui se superposent et qui parviennent à être très différents. Par moment violent et, l’instant d’après, beaucoup plus doux et se rapprochant de ce que peut faire un EZ3kiel. Et puis voici la voix de Stuart qui entre sur Braithwaite … Beaucoup de subtilité. J’essaie de m’introduire dans leur bulle, mais c’est là que ma position haut perchée montre son côté négatif : Ne pas être dans l’ambiance de la fosse, maintenir cette distance avec eux, ne me permet pas d’entrer dans leur monde et me donne la sensation que ce Live manque un peu de relief.

Qu’à cela ne tienne, après cette pause toute en douceur, retour a du beaucoup plus Rock. Ce sont les boucles des guitares qui mènent la danse, encore une fois. Les instruments sont portés à bout de bras, pour qu’ils puissent vibrer encore plus fort et plus longtemps.

On va d’ailleurs retrouver cette alternance de douceur et de force tout au long du Set. Pour New Paths To Helicon (Part 2), ils restent même juste à quatre. Avec Stuart qui s’installe tranquillement sur un tabouret. Mais les jeux de scène sont tout de même hyper minimalistes. J’aurais vu plus d’effets visuels. Un écran … Quelque chose qui bouge, à défaut que ce soit eux. Et, encore une fois, de là-haut ce manque de mouvement est encore plus flagrant.

Je fais donc mon possible pour faire abstraction de cela. J’essaie de fermer les yeux pour juste me laisser porter par leur univers musical si riche, avec beaucoup de nuances et de beaux moments de montée dans l’intensité. Pas toujours évident de mettre des mots sur tout cela, qui reste beaucoup plus du domaine du ressenti que du descriptible. Mais je n’y parviens jamais totalement (et il en sera de même jusqu’à la fin du concert).

Le public reconnait les premières notes de I’m Jim Morrison, I’m Dead et, en dessous, je ne vois qu’une grande vague de têtes qui marquent la musique. Le set passe somme toute assez rapidement et on arrive déjà à sa fin. Ils nous remercient avant la dernière. Tout le monde revient sur scène pour un morceau très Electro-Pop. Et là, un show de lumière comme j’aurais tellement voulu en voir avant, que j’attendais même de puis le début ! … Dommage que cela ne vienne si tard.

Pour les rappels d’ailleurs, nous aurons encore un light show à la même hauteur. Ce beau visuel qui a manqué dans le cœur de ce Set. A nouveau un morceau chanté … Et ça aussi ça m’a un peu manqué. Il y en a eu trop peu pour moi. Et il a une voix si planante.

« One more song » et on terminera sur de la grosse guitare. Quatre grosses guitares même devrai-je dire et un festival de spots rouges. Avec aussi plusieurs paires de mains de batteurs d’un soir qui se réveillent dans la salle. Mais surtout de la vibration de guitare en veux-tu en voilà et une fin cash de chez cash ! Juste un petit bye-bye et s’en vont, comme ça. Drôle de concert tout de même. Quelque peu en demi-teinte et qui me laissera hélas sur ma faim…

Composition

  1. Heard About You Last Night
  2. Rano Pano
  3. Take Me Somewhere Nice
  4. White Noise
  5. New Paths To Helicon – Part 2
  6. Master Card
  7. Deesh
  8. Ex-Comboy
  9. I’m Jim Morrison, I’m Dead
  10. Christmas Steps
  11. Remurdered
  12. 1er Rappel : How To Be A Werewolf
  13. Cody
  14. Batcat

Date Limite de Consommation

  • Album défendu : Rave Tapes

Site de Production

Site Offi­ciel : http://www.mogwai.co.uk

Ingrédients

  • Stuart Braithwaite : Guitare & Chant
  • Dominic Aitchison : Basse
  • Jonny Scott : Batterie
  • John Cummings : Guitare
  • Barry Burns : Claviers & Guitare

Remerciements

  • Stephan @ Concert and Co
  • Céline @ Paloma

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