Avis sur un show

06 mars 2011

Phosphène @ Akwaba (Châteauneuf de Gadagne)

Une sublime claque pour un groupe musicalement étonnant.

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Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 5.0 - 2 votes
Pas d'Evaluation des internautes
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

Librement

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Une fabuleuse découverte : un univers que j’adore, un style merveilleux, un charisme rare.Pour moi c’est un grand groupe qui ne demande qu’à être connu et reconnu. Un doux mélange de Nine Inch Nails, de Mogwai, de Sonic Youth, de Rock pure et dure. Surtout ne rien changer, la magie opère dès les premières notes.

Il va s’en dire que je vais tout faire pour acheter les albums.

Etiqueté par Ysabel :

Une soirée riche en découverte ce soir à l’Akwaba. Deux groupes que je ne connais pas du tout et qui offrent, chacun, un univers très particulier.

La soirée va commencer par Phosphene, qui plante le décors dès le départ. Loesha monte sur scène, toute vêtue de noir. Elle commence à chanter tout en frappant sur un énorme tom avec deux gros marteaux. C’est très impressionnant et même plutôt fascinant, je dois dire. Ils sont cinq musiciens autour d’elle : un bassiste, deux guitaristes, un clavier et un batteur. Pour eux, se produire à l’Akwaba c’est revenir où tout a commencé. C’est donc un concert un peu spécial et chargé d’un sens tout particulier ce soir.

La musique envoie du rock très enlevé et tout en puissance. Tous les musiciens et surtout les guitaristes, du moins au commencement, sont en perpétuels mouvements. J’aime vraiment beaucoup ce bon son, bien rock, un peu noir et métaleux juste ce qu’il faut. Ils nous présentent un univers fort et intense. Captivant même.

Les parties un peu plus narratives, sur la musique qui se fait plus sourde, a un côté psyché et expérimental excellent. Les pauses un peu lyriques, suivies de reprises musclées offrent un contraste fabuleux. Loesha, elle, reste debout, silencieuse, dans un autre monde. Toute droite, les pieds plantés dans le sol, avec des attitudes extrêmement esthétiques, accompagnant l’alternance des rythmes par les mouvement lascifs de son corps : tout cela donne beaucoup d’intensité au spectacle. Elle est incontestablement et excessivement charismatique.

Cet univers fantomatique et même fantasmagorique joue en permanence avec les ombres et la lumière, le tout baigné dans un nuage de fumée. C’est un perpétuel jeu d’ombres chinoises produites par les faisceaux de lumières clignotantes.

Elle lâche son dum par moment pour jouer du xylophone. Souffle le chaud et le froid pour nous offrir une très belle musicalité. Elle associe également, à la force des guitares, la douceur d’une flûte traversière. Tout cela est extrêmement captivant, à la fois «violent» et très travaillé. Une très belle alchimie de douceur et de force.

La voix est également parfaitement ajustée à cette musique. Il y a vraiment beaucoup, mais alors beaucoup trop peu de monde dans la salle pour profiter de tout ça. Mais cela n’empêche pas le groupe de se livrer à nous avec beaucoup d’intensité. Les guitaristes sont eux aussi très expressifs et investis. C’est vraiment tout un monde dans lequel ils nous entrainent tous.

Lorsque les lumières rouges éclatent, l’intensité monte encore d’un cran et les guitares s’en donnent à coeur joie. La voix se détache parfaitement, avec un son encore et toujours parfait (mille fois merci l’Akwaba !). Notre «grande prêtresse» entre à présent dans une danse qui tient presque de la transe. Les guitaristes face à face, de chaque côté, sont dans le même état. Tout cela donne un côté «rêve éveillé». Les morceaux sont hyper longs et nous entrainent emmènent ailleurs. On est obligé de se laisser porter vers d’autres horizons, bien lointains. Et quand on sait faire du gros son, dans la subtilité et le talent, c’est vraiment génial.

On approche de la fin. Ça démarre sur de la musique douce, avec un duo voix-guitare à donner des frissons et, encore une fois, la batterie, suivie du reste des instruments les rattrapent. C’est puissant et savamment dosé. L’ajout de tous les instruments (percus et autre) est extrêmement bien trouvé. Ils sont tous excellents sur scène et nous donne vraiment une émotion intense.

Je n’ai qu’un mot à dire : c’est une première partie de grande classe !

Date Limite de Consommation

  • Album défendu : L’essentiel est invisible (sortie en Mai 2011)

Site de Production

Site Officiel : http://www.phosphene.fr/

Ingrédients

  • LOESHA : Chant, Flûte & Percussion
  • PI : Guitare
  • JB St Martin : Guitare
  • Bruno Morgana: Basse
  • François Merchie : Batterie
  • Julien Tamisier : Clavier

Remerciements

  • Stephan @ ConcertAndCo
  • Cécile @ Akwaba

Détails du show

Style musical : • IndusMétalPost-RockRock

Instruments : • BasseBatterieChanteuseFlûteGuitareSynthétiseur

Nationalité des musiciens : 

La Zone des Lecteurs

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