22 novembre 2017 à 22:11

Metallica live à Bercy

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Chronique

Etiqueté par Matthieu :

Le 17 novembre 2016, Tonton Zégut allume la mèche et annonce Metallica en concert à Bercy pour septembre 2017 ! L’information, explosive, fleure bon la poudre car, le lendemain même, la dernière bombe du groupe est larguée sur les disquaires : Hardwired… to Self-Destruct (tout un programme !) vient combler huit longues années de vide et d’attente, depuis un Death Magnetic mal aimé, inutilement complexifié d’après certains puristes, qui se payèrent même le luxe de le remasteriser pour tromper leur ennui.

Les douze pistes de ce double disque célèbrent un retour bienvenu aux sonorités trash originelles, séduisent, et fournissent de nouvelles munitions à un arsenal de tubes déjà conséquent. Ainsi caparaçonnés, les Four Horsemen s’apprêtent à reconquérir sur scène leur place au panthéon du Rock.

Le 16 mars 2017, Tonton enfonce le clou : le rendez-vous parisien est officiellement fixé aux 8 et 10 Septembre. Deux dates pour satisfaire l’appétit grandissant d’une Metallica Family désormais multi-générationnelle.

« Toi qui entre ici abandonne toute espérance »…

D’entrée, l’auditoire est averti et pressent qu’il va en prendre plein les yeux (et les oreilles !). Après U2 et Muse, les Américains ont en effet opté à leur tour pour une scène centrale, un ilot au milieu duquel la batterie de Lars Ulrich pivotera lentement durant tout le show. Autour de lui, James Hetfield, Kirk Hammett et Robert Trujillo (161 ans à eux trois…) arpenteront inlassablement le ring, passant de micro en micro sous les projections vidéo d’une multitude de cubes suspendus au plafond.

Comme c’est désormais la tradition, les Cavaliers rejoignent leurs positions, tandis que résonnent les premières mesures de The Ectasy of Gold. La salle transcendée entre en furie immédiate et totale. Les singles les plus récents (Hardwired, Atlas, Rise !, Now That We’re Dead) sont assénés comme autant d’uppercuts dévastateurs. Les valeurs sures, piochées au gré de la discographie, maintiennent la pression en explosant à tour de rôle, telles des grenades flashbang (Seek & Destroy, Through the Never, Fade to Black, For Whom the Bell Tolls, Sad but True, One). Et, lorsque James s’accorde de rares temps morts, c’est pour mieux haranguer et exhorter une foule déjà conquise à sombrer encore plus profondément dans une frénésie bouillonnante.

Complètement assommé durant près de deux heures, le public aura : arbitré une battle de solo dantesque entre Kirk et Robert (après Halo on Fire), survécu aux flammes des Enfers (Fuel), et suivi avec des yeux émerveillés le ballet d’une myriade de petits drones virevoltants (Moth Into Flame).

Lorsque le set principal se conclue sur un Master of Puppets monstrueux, le fan épuisé pense enfin accéder au repos éternel… grave erreur ! Metallica sonne alors la charge ultime. Atomise les portes de Pandémonium. Et déclenche l’Apocalypse sur Bercy en trois actes (Fight Fire With Fire, Nothing Else Matters, Enter Sandman).

A la sortie, inutile de compter les points parmi les ruines encore fumantes. Aucune décision des juges ne sera nécessaire : la victoire par KO est indéniable… et irréfutable !

Composition

  1. Intro :    The Ecstasy of Gold
  2. Hardwired
  3. Atlas, Rise!
  4. Seek & Destroy
  5. Through the Never
  6. Fade to Black
  7. Now That We’re Dead
  8. ManUNkind
  9. For Whom the Bell Tolls
  10. Halo on Fire
  11. Helpless (Diamond Head)
  12. Fuel
  13. Moth Into Flame
  14. Sad but True
  15. One
  16. Master of Puppets
  17. 1er Rappel : Fight Fire With Fire
  18. Nothing Else Matters
  19. Enter Sandman

Ingrédients

  • James Hetfield : Chant & Guitare rythmique
  • Lars Ulrich : Batterie & Percussions
  • Kirk Hammett : Guitare lead
  • Robert Trujillo : Guitare basse

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  • VA:F [1.9.22_1171]
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    Tu noteras que Metallica a déjà recours aux scènes à configuration centrale depuis de nombreuses années. Avec, parfois, la zone VIP au centre de la scène.
    Évidemment, la taille de nos salles françaises n’étant pas toujours adaptée à leur matériel, il a fallu trouver des solutions.
    Bref, de la à dire qu’ils ont été pionniers, il y a un pas que je ne franchirai pas sans plus de vérifications (mais le fan que je suis n’en pense pas moins!).

  • VA:F [1.9.22_1171]
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    Toujours cette histoire de poule et d’oeuf, qui a copié qui, qui a inspiré l’autre… who knows !
    Fort possible qu’ils en soient d’ailleurs des usagers récurrents mais perso je n’en sais rien, je ne les suis pas depuis assez longtemps et à mon concert précédent au Stade de France je me rappelle bien d’un snake pit, mais pas vraiment d’une scène centrale (rien à voir avec celle de U2 sur leur 360 Tour si on veut comparer).
    Après, l’idée n’était pas de pointer un éventuel moutonnage, juste de préciser que ce genre de config était en place ce soir là, comme c’est de plus en plus la mode je trouve.
    Je te rejoins néanmoins sur le principe des salles françaises inadaptées, dernier exemple en date, Robbie Williams à Bercy toujours, où la scène était amputée des deux boxeurs latéraux, moche…
    Merci d’avoir lu et d’avoir partagé ta remarque en tout cas !
    Au plaisir !