04 juin 2018 à 19:14

Etalagiste : •

Camargue Sessions Fest III

Côté Agenda

Côté Sable

Créé à l’origine par les membres du groupe Shakaal, autour de leur amour pour les sessions Jam et le Rock en liberté, le Camargue Sessions Fest s’invite à nouveau en 2018 pour sa troisième édition, avec dans son bagage pas moins de onze groupes.

Au menu des festivités, du Rock Psyché & Stoner, mais aussi une fresque en Live, du Tape Art, des fabricants audio, du tattoo, des graphistes…

Aller : on vous passe tout ça en revue et dans le désordre !

Côté Mer

Côté groupe, commençons par les ténébreux niçois de Pillars. Le côté obscur de la force est tout entier contenu dans leurs amplis ardents, pouvant monter jusqu’à 666 décibels ! Avec un show de headbang sur fond de danse macabre, pour les rejoindre dans une communion en enfer. « Un parpaing dans ta face » comme on dit chez nous 😛 Que dire de plus à propos des enfants d’Electric Wizard ? Sinon que le noir leur va si bien…

Les Marseillais de Rescue rangers seront eux aussi de la partie. A leur palmarès : quatre albums; des tournées aux côtés de Nick Oliver, Hermano, Red Fang et une longévité à toute épreuve ! Et côté scène, ils distillent un Rock brut et acéré, teinté du grunge des années 90 qui sent bon le bitume de la Canebière chauffé par un soleil de plomb, le parfum de l’anis sur le Vieux Port et le musc des fins de soirées marseillaises !

C’est ensuite par Bordeaux que vous irez faire un tour. Là où le jeune trio de Rock Psyché Little Jimi propage son modjo, alliant habilement la puissance des riffs Stoner et Doom, aux passages enivrants et aériens. Un mélange qui n’est pas sans rappeler la puissance de Birth Of Joy, la lourdeur de Mars Red Sky et les nuances de Thé Black Angeles.

On continue notre tour de France avec Dying Giants, trio instrumental toulousain, qui délivre un Doom éthéré et pesant, traînant parfois l’auditeur dans la boue avec ses riffs clairement Sludge. Ils ouvrent alors les portes de lourds horizons hallucinés, peuplés de monstres démoniaques et autres créatures mythiques.

De Toulouse également, il y a Slift… Tout d’abord la tong gauche, toujours. Puis, sur un sable électrique et chaud, laissez infuser ce soleil, qui ne sait se coucher. Slift est là, et sonne comme un été sous acide, sur les terres les plus à l’ouest d’un monde dessiné par le fuzz. On se laisse pénétrer par cet univers synthétique, à la fureur sonique et aux distorsions qui chevauchent des voix effacées, pour un voyage aussi psychédélique qu’hypnotique.

Venus de plus près, de La Fare Les Oliviers, Cambarada est comme un doux télescopage entre Ennio Morricone et Year Of No Light. Vous pouvez donc sortir vos Stetson poussiéreux, car Yann C. et sa guitare vous provoqueront en duel à grands coups de réverbérations fantomatiques, tout droit sortis de la vallées de la mort.

Originaires l’un de Paris, l’autre de Marseille, l’improbable duo Narco Terror semble tout droit sorti d’un Comics ou d’une série Z. Leggings léopard, slips et maquillage dégoulinant, nos deux anti-heros, nous livrent la bonne parole trashy musicale, à coup de hurlements, de batterie martiale et de riffs gavés aux lipides… L’ambiance est délirante, sauvage, enrobée d’un second degré endiablé. Et on rentre chez soi avec un torticoli carabiné.

Les Deadly Vipers, from Perpignan, frôle le Doom, le Hard-Rock et même le Heavy-Blues. Le tout chargé comme un réservoir de nitro, planqué derrière leurs interludes un peu reposants. Ce band vous pète à la tronche en vous inscrivant un franc sourire au visage. Deadly Vipers pourrait être le rejeton illégitime de Truckfighters et de Kyuss … enfant conçu un soir de fièvre sur l’autel de l’impétuosité!

Du côté de Paris, on retrouve Decasia, un trio desservant des torrents de lave auditive, prêts à vous faire fondre les tympans. Derrière des compos aux ambiances posées et cool, se cache aussi un combo prêt à vous exploser à coup de riffs et de rythmiques enragés. Comme un volcan sous-marin, c’est explosif et fascinant. Ils sortent leur premier album The Lord Is Gone sous le label français More Fuzz Records et vous promettent un show bouillonnant !

Petit tour par l’Allemagne, avec Powder For Pigeons. Un gars, une fille. Un Australien, une Allemande. Et surtout une complicité extrême pour ne former qu’une seule entité. Un power duo efficace et redoutable, dont la présence sur scène n’a d’égal que leur puissance sauvage. Les riffs sont accrocheurs. Le chant est chaud, agréablement rude mais toujours mélodieux. Du Rock brut sans fioriture, tout droit sorti de l’Outback Australien.

On termine ce tour de présentation par Copernic. Un Rock puissant et charismatique, venu d’Aix-en-Provence. Mêlé à une mosaïque de diverses influences : du bon vieux Garage Rock, puisant son inspiration dans la musique psychédélique des années 60/70, avec du stoner des années 2000. Ce groupe, encore méconnu, nous a vraiment tous surpris par la qualité de son show et par sa facilité à littéralement hypnotiser l’audience.

Côté Crustacés

Le Camargue Sessions Fest (CSF pour les intimes), c’est aussi l’occasion de découvrir le travail d’artistes, de tatoueurs, de fabricants de matériel audio…

Kabé Sedrob : Illustrateur et tape artiste (travail à la bande adhésive), il vous fera découvrir son univers et réalisera en Live une œuvre. Amateur d’art primitif et surtout de bandes dessinées des années 70 à 90 (science-fiction, érotique, underground…), il forme des visages qui tendent soit vers le côté brut et géométrique, soit vers un peu plus de réalisme, en cherchant l’illusion de la courbe par collage de morceaux fins ou de petite taille. Et pour ceux qui souhaiteraient repartir avec son empreinte, il marquera leurs vieux t-shirts à coups de pochoirs.

Johrice : Talentueux graphiste basé à Marseille, il sera là également et réalisera une fresque en Live. Baignant dans la trashitude, les comics et les crados, fan de musiques bruyantes, skater et snowboarder, ses oeuvres ne manquent ni d’humour, ni d’autodérision.

Carotide : Cette jeune artiste sera également de la partie. Elle réussit à pétrir l’amour avec la mort, la violence avec la douceur, pour une orgie en rouge et noir. Naturalisme halluciné, ésotérisme… son univers délivre une réflexion militante autour de la condition animale et humaine.

Les tatoueurs de Pink Star Tattoo (Istres) seront également sur place, avec quelques flashs de leurs compositions.

Les affamés pourront également se régaler au snack tenu par l’équipe du Petit Café d’Istres.

Côté fabricants de matériel audio, on pourra tester du Old Tree et du Sentenza.

Et, pour finir ce tour de présentation : Les Rising Dead Boys seront là pour apporter leur soutien technique, logistique et présenter leur association.

Que vous dire de plus, sinon vous inviter à nous rejoindre … Folle journée en perspective !

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