Avis sur un show

09 juillet 2017

La Femme @ Maison des Sports (Autrans)

Mycose et autres bizarreries...

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Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 3.8 - 2 votes
Pas d'Evaluation des internautes
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

Les 3 premiers titres, depuis les crashs barrières.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

La Femme, un véritable phénomène qu’il nous fallait voir sur scène ! En album, c’est bon voire même très bon. Donc énorme plaisir de les découvrir ce soir, surtout après les avoir loupé dans le sud, au moins à Paloma où il se produisait avec Grand Blanc et Minuit.

La foule est dense pour accueillir comme il se doit les frenchy les plus tendances du moment. Enorme vacarme quand tout le monde se place sur scène, principalement devant des claviers, des machines, ou une énorme batterie.

Le Set part à fond avec Sphynx ! Et si la scène est globalement dans le noir, il y a d’énormes effets visuels à coup de laser et de flash… Y’a pas à dire, ça projette immédiatement dans l’ambiance. Mais si la suite du concert est sur ce même tempo et cette même « violence », il y a comme une monotonie un peu lassante à un moment. Et je ne dois pas être le seul à le ressentir, puisque l’audience à presque diminué de moitié, une partie préférant aller écouter Clément Bazin sous le chapiteau.

C’est à ce moment que, un peu moins dans le bain, on se met à mieux écouter… Et c’est le drame : la belle Clémence chante quasi systématiquement faux. Je crois revivre leur passage à Quotidien. Ce genre de voix, manquant d’harmonie, dont je pensais seul Indochine capable : c’est si compliqué de ne pas chanter quand on ne chante pas juste ?!? Y’a pas un filtre magique qui sait rendre en Live n’importe quelle voix harmonique ? C’est étonnant cette acceptation du public. Comme si on laissait un pianiste jouer comme un bastringue, ou un guitariste exécuter des solos ignobles… Ma foi… Mystère.

Alors, en sortant, je ne sais plus trop quoi penser. Je reste attaché à cette musique ultra festive, mais reste un peu déçu par sa version Live. Et je crois que je suis en train de classer ce groupe dans ma petite case des groupes bons en album, mais pas en concert, comme Placebo.

Etiqueté par Ysabel :

La Femme …. Je lui tourne autour depuis un sacré bout de temps, mais n’arrive jamais à être au rendez-vous. Et pourtant, je meure d’envie de la rencontrer Live ! Voilà, cette petite déclaration d’amour musicale faite, reste à voir si la réalité de cette rencontre va être à la hauteur de mon envie. Et ce n’est pas le Vercors Music Festival qui va me faire languir, puisque les voilà pile à l’heure … Comme tous les artistes depuis deux jours.

Quelle entrée en matière a choisi La Femme pour introduire son Set me demanderez-vous ? Et bien la douce musique de l’incontournable Un Petit Ricard Dans Un Verre A Ballon (et oui !) – inséparable amie des Férias pour ceux qui ne la connaissent pas – ce qui, je dois l’avouer, me laisse un peu perplexe. Mais je comprends vite qu’ils jouent tout simplement la carte du foutraque … Alors : pourquoi pas 😉 ! Et on a droit à tout hein. Y compris la chorée des bras en l’air façon Paquito pour leur entrée en piste. La totale. Avec une belle grande femme, photo noir et blanc sur un kakémono géant en côté de scène. Plus beaucoup de fumée, ce qui a pour résultat que ce sont plus des silhouettes qu’autre chose qui apparaissent à nos yeux pour le moment. Puis c’est un jeu de douche de lumière qui commence. Les mettant en avant un par un. Immobile ou non. Gros coup de gong. Dissonances délicieuses. Clavier presque arabisant. Voix féminine cristalline … Je crois bien que c’est parti !

« Bonsoir ! » – tout simplement – « Ce soir La Femme vous donne du plaisir ! » Et bien allons-y, allons-y. On est même là pour ça je dirais 😉 Une grande main ouverte en néon vert, puis bleu – puis un peu toutes les couleurs au fil du concert – apparait derrière eux (pour reprendre l’imagerie du groupe). On les voit un peu mieux à présent. Des looks totalement disparates. Les uns plutôt roots et jeun’s. Les unes en kimono ou imper plastique transparent … Mais ce qui frappe immédiatement, c’est cette force musicale dégagée par ces quatre claviers, pour produire une putain d’Electro, il faut bien le dire. Il est clair que ça balance du lourd. Avec des paroles qui tiennent plus de la punch line que du texte véritable. Ce qui est d’une parfaite efficacité.

« La prochaine parle de mycose… » Pourquoi pas ! On y conseille aux jeunes de sortir protégé « même en forêt ». Sage conseille je dirais. Tout le monde est évidemment mort de rire. Surtout avec les petits commentaires qu’ils ajoutent, du style « ça gratte, ça me gène »… Je reconnais qu’il fallait l’oser celle-ci ! Va s’en suivre une jolie bluette romantique. Peut-être penser à la jouer chronologiquement avant la première en fait ?! Je dis ça, je dis rien 😛

Par contre, je constate un peu moins de public qu’hier. La pluie ou le fait que nous soyons un dimanche soir en sont-ils responsables ? Je ne sais, mais c’est dommage. Dommage de n’être pas plus nombreux à profiter de ce Va Le Monde si entrainant. Avec petite chorée toute particulièrement intéressante de la Miss en manteau de pluie. Et, petite aparté Concerts en Boite sur le sujet : il nous est interdit de photographier les danseuses … On les a cherché … On les a pas trouvé – ce qui fait que, normalement, la consigne a été respectée – à moins que ce soit effectivement elle. Mais comme elle chante et joue des percus, je ne trouve pas très sympa de la limiter au rôle de danseuse perso. Mais bon.

« Est-ce que vous êtes en place dans le Vercors ?! » Nous Oui. Eux, ils décident de partir avec l’Exorciseur. Petit passage slamé à la façon Chagrin D’Amour (haute référence 😉 des années 80). Puis ça enchaîne – et ça ne se ressemble pas du tout – par un bon petit Rock des familles à tendance pogo. Toujours dans cet esprit un peu vintage si prisé ces derniers temps (trop sans doute), dans la musique comme dans le reste. Mais ici rajeuni à la mode dissonances Electro. C’est donc festif et hyper varié, mais un peu décousu à mon goût. Avec même un morceau instrumental qui m’emmène direct dans les sonorités du Banana Split de la jolie Lio – relooké évidemment – mais avec un son si fort que le tout en devient imbitable sans une paire de bouchons ! Dommage.

Les deux du milieu sont quasi couchés sur leur clavier. Clémence, elle, twist derrière le sien. Et les enchainements sont tout aussi rapides que leur musique. Surtout quand ils viennent faire un tour Sur La Planche, avec saut dans le public clavier au poing, sans jamais s’arrêter d’en jouer (joli), au milieu de premiers rangs en folie et en jump : « Y’a une semaine, vous étiez dix fois plus nombreux et y’avait moins de bruit ! » Et oui les amis. Ça, c’est le public du Vercors Music Festival ! Une très belle ambiance donc. Par contre, désolée les loulous, mais ce Nous Etions Deux qui commence sonne faux de chez faux. Alors ça donne effectivement un style fanfare rigolo, mais quand même. Pas agréable du tout aux oreilles. Même le clavier … Alors c’est peut-être fait exprès pour illustrer l’histoire de cet amour tropical. Mais si c’est le cas, pas certaine que ce soit une bonne idée. Très spécial en tous cas. Un morceau totalement asymétrique qui, ceci étant, en éclate certains, à les voir se mettent à tourner sur eux-même comme des toupies.

S’en suit une longue intro et une grosse ligne de basse. Mélodie mélancolique de la Vague avec un très beau solo de guitare qui réconcilie immédiatement mes oreilles avec eux. Et surtout un finish des plus vibrants. Puis la « danseuse incognito » chante la première – et seule de la soirée – en anglais. Superbes lumières et chant quasi lyrique qui nous change encore une fois d’univers. Il est clair qu’ils ne nous laissent pas nous endormir, ou nous bercer dans le confort les bougres. Ils nous font même passer par tous les états. Du rythme fondamental entêtant d’un poult qui bat – Elle Ne T’aime Pas – à la quasi musique de film – La Femme Ressort – qui tourne comme une ritournelle. Avec la voix de Clémence qui opère de drôle de petits décrochages. Puis c’est comme si la machine s’emballait. Comme la mécanique déglinguée d’une boite à musique cassée. Une machine qui gronde même. Des lumières s’affolent et tournent. Une sirène qui bascule dans l’Electro et entraine avec elle un public médusé.

« Très heureux de vous jouer maintenant notre morceau Disco ! » Lunettes de soleil. Ce soir, chez Boris, c’est bien soirée Disco 😉 Ils s’amusent de tout et partent même à croasser comme des corbeaux. « Qui veut une petite bière pour le dernier morceaux ?! On lève le bras ! » et on saute. Go ! On serait un peu plus nombreux, on pourrait même se faire un petit pogo dites donc. On va même passer le micro à Sam, parce qu’il vient du Vercors (je sais, c’est très décousu mais c’est comme ça en Live). Et ils organisent : un pogo russe !! On coupe la salle en deux. On mets les enfants derrière. Et après … Ben j’ai pas tout capté. Mais, en résumé : tout le monde saute en l’air et voilà. Vous l’aurez compris, globalement, ils se marrent bien. Ce qui est en parfait corrélation avec leurs paroles déjantées. Et ils terminent sur un gros crash sonore final – sans oublier les bisous bien sûr – en nous laissant sur une lignes de basse et leur grand logo d’une main verte … La boucle visuelle est bouclée. Et nous, et bien on ne sait plus trop où on en est en fait. Mais ce qui est clair, c’est que nous avons vécu une sorte d’expérience musicale festive … et ce n’est déjà pas si mal 😉

Composition

  1. Sphynx
  2. Packshot
  3. Mycose
  4. Septembre
  5. Où Va Le Monde
  6. Exorciseur
  7. Tatiana
  8. Paris 2012
  9. Si Un Jour
  10. Sur La Planche
  11. Nous Etions Deux
  12. Vague
  13. Always In The Sun
  14. Elle Ne T’aime Pas
  15. La Femme Ressort
  16. SSD
  17. Antitaxi

Date Limite de Consommation

  • Album défendu : Mystère

Site de Production

Page Officiel : http://lafemmemusic.com

Ingrédient

  • Clémence Quelennec : Chant & Clavier
  • Sam Lefèvre : Clavier & Basse
  • Marlon Magnée : Clavier, Gong & Chant
  • Lucas Nunez Ritter : Clavier
  • Sacha Got : Guitare
  • Noé Delmas : Batterie
  • Sarah Ben Abdallah : Chant & Tambourin

Remerciements

  • Romain @ Du Bruit au Balcon

Détails du show

Style musical : • Cold WaveNew WavePop

Label : • Barclay

Manifestation : • Vercors Music Festival

Instruments : • BasseBatterieChanteurChanteuseClavierGuitareMachineThérémine

Nationalité des musiciens : 

Un de nos Instagrams de la Soirée

concertsenboite

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