Avis sur un show

18 avril 2015

Grand Blanc @ Cargo de Nuit (Arles)

Un Live en eaux troubles...

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Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 5.0 - 2 votes
Pas d'Evaluation des internautes
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

Librement, dans la salle.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Quand on connait mon attirance pour la scène New-Wave/Cold-Wave, on comprend que j’étais impatient de découvrir Live cette nouvelle scène française ! Et, dès les premieres notes de claviers, plus aucun doute : c’est ce putain de bon sons des années 80, celui qui m’a fait quadriller une partie de l’Europe dans ma tendre jeunesse !

Grand Blanc assure grave sur scène ! Leur choix, très audacieux, de chanter en français permet d’éviter toute comparaison avec les grands groupes anglo-saxons. Oui, on peut s’amuser à y voir du Joy Division, voire même un peu de Bauhaus, mais je crois qu’il faut plutôt y voir des contemporains français à Kas Product ou Trisomie 21.

Le paragraphe comparaison terminé, revenons à leur musique ! 🙂 Le mariage de la voix de Camille et de celle de Benoît est excellent sur Degré Zéro ! On ferme les yeux et on se laisse juste emporter ! Même sentiment sur l’énorme Montparnasse qui est, je crois, mon morceau favori.

Ça fait plaisir d’entendre en 2015 ces sons eighties revus au goût du jour, avec aucune nostalgie ou effet revival ! Grand Blanc est définitivement un groupe des années 2010, comme peut l’être un Interpol ou nos chouchou de Miss Parker.

En conclusion : un groupe à écouter encore et encore pour qui aime ce style ! Et ceux qui n’aiment pas ont 3 mois pour apprendre à aimer 😉 !

Etiqueté par Ysabel :

Depuis le temps que mon photographe préféré voulait entendre Live Grand Blanc et Feu! Chatterton … Voilà que sa patience est récompensée. Et doublement même, puisque nous réussissons à avoir les deux en même temps, grâce à la belle programmation de ces deux groupes le même soir au Cargo de Nuit. Mais commençons par le début, avec l’entrée en scène des quatre jeunes messins de Grand Blanc, dont une fort jolie blonde platine, coupe au carré, qui prend la première le micro, de sa voix un peu lascive et très sensuelle. Basse vibrante. Guitare au son que j’aime appeler « Cure ». Un coté franchement New-Wave, mais pas old school. Tout au contraire même : c’est une musique je que qualifierais de moderne, avec un chanteur qui assure la contre balance de la voix de la belle Camille, sur des paroles qui jouent beaucoup de la musicalité décalée des mots et des rimes. Et le public ne s’y trompe pas, puisque les têtes qui m’entourent ne battent pas encore le rythme aussi fort que sur scène, mais je pense que ça ne va pas tarder.

Pour la seconde, c’est Benoît qui prend la main, ou plutôt la voix devrais-je dire … Une voix qui contraste juste ce qu’il faut avec la musique. Tout cela me plait vraiment beaucoup. Elle se démenant toujours derrière son clavier, ne tenant pas plus en place qu’un petit démon blond. Ils sont là ce soir, à Arles, pour jouer L’homme Serpent nous annoncent-ils. Un ping-pong des chanteurs qui va se jouer tout au long du Set, avec tout de même une mention spéciale pour Camille et cet incroyable regard qu’elle a, les yeux plantés droit devant, comme rivés sur un horizon imaginaire, au raz de sa frange peroxydée. Une posture qui lui donne de faux airs d’ingénue, dans un amusant paradoxe avec son look hyper Rock. Chacun d’eux semble comme immergé dans sa bulle musicale. Ils sont plus qu’habités et il en va de même pour nous, tant il sont prenants tous les quatre.

Juste une ligne de corde. Juste la voix de Benoît et des paroles emplies de poésie. Une voix qui s’écorche même par moment. Avec les autres instruments qui semblent entrer sourdement dans la danse, juste avant que cela n’explose, au rythme de ses cris déchirants. Voilà ce que donne Live un Montparnasse plus que captivant. Puis nous avons droit à la reprise d’un morceau de la BO du Silence des agneaux … « Bonne ambiance ! » s’amuse le chanteur. Je ne me souvient pas du tout de ce morceau dans le film (bon, je ne suis pas experte d’un autre côté) et le clavier au son vintage ne doit pas aider non plus, mais ce qui est sûr, c’est que ce côté hyper rétro est du plus bel effet. Et j’adore l’idée d’avoir traduit le Goodbye Horses de Q Lazzarus en : Au Revoir Chevaux 😉

C’est ensuite le moment de la chanson d’amour, « Parce qu’on vous aime ! » Et c’est paradoxalement (je ne sais pourquoi) à ce moment là que je réalise que batteur et le claviériste sont en bermuda 😉 Mais recentrons-nous, puisque c’est le moment Emotion qui est annoncé, avec pourtant une musique de plus en plus puissante qui se fait entendre. Une musique qui enchaine sur « Notre chanson sur le football et notre adolescence à Metz. Et vous, vous êtes comment en Foot ici ? » Quelle question ! A ne jamais poser ainsi, à peine à quelques kilomètres de Marseille bande de petits malins !! Ils se marrent et, sur scène, c’est un peu la débâcle constate Benoît, un peu comme leur jeunesse semble-t-il.

Une fin de Set bien musclée comme il faut, avec un dernier morceau (avant de céder la place à FeuChatterton) qui est introduit ainsi : « On va commencer par une intro étonnante, et puis ça va partir en n’importe quoi ! » Etonnante, sans aucun doute, mais surtout tonitruante je dirais. Et surtout une interactivité avec le public qui est à son comble. Quant au n’importe quoi, il est très imaginatif et surtout hyper entrainant. Ce n’est pas compliqué, tout le monde est au taquet dans la salle et, sur leur « Tu danses… », tout le monde ne peut que s’exécuter ! Si ça, ce n’est pas une super mise en jambe pour la suite, je ne vois pas ce qui pourrait l’être !!

Composition

  1. Degré Zéro
  2. Nord
  3. L’homme Serpent
  4. Montparnasse
  5. Au Revoir Chevaux (Goodbye HorsesQ Lazzarus)
  6. Feu De Joie
  7. Petites Frappes
  8. Samedi La Nuit

Date Limite de Consommation

  • Album défendu : Grand Blanc (EP)

Site de Production

Page Bandcamp  : http://grandblanc.bandcamp.com

Ingrédient

  • Camille Delvecchio : Chant & Clavier
  • Benoît David : Chant & Guitare
  • Luc Wagner : Clavier
  • Vincent Corbel : Basse

Remerciements

  • Alice @ Cargo de Nuit

Appellations d'Origine Contrôlée

  • par

    16 octobre 2015

    Photo du concert

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    Autopsie d'une Ombre : un homme seul derrière son micro, ses machines et son clavier ! Il n'y a alors que deux alternatives radicalement opposées : Soit le gars est complètement perché et nous envoie ...

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    19 juillet 2013

    Photo du concert

    Team Ghost @ Théâtre Antique (Arles)

    C’est parti comme A Forest des The Cure, avec une longue note au piano : d’entrée c’est du meilleur effet ! Bon, petite décep­tion, c’est une compo per­son­nelle :).Mais j’avoue qu’il aurait été gon­flé de par­tir sur une reprise. En ...

  • par

    09 octobre 2012

    Photo du concert

    Phyltre @ Espace Julien (Marseille)

    Du bon gros son rock des années 80, avec juste une pointe de clavier plutôt année 2010 (un soupçon du son de General Electricks ici et là). Le mix est, je l'avoue, assez déstabilisant au début, ...

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