Avis sur un show

01 novembre 2016

Ottilie [B] @ Théâtre Durance (Château-Arnoux)

Dans le secret du rite initiatique du Passage...

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Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 6.0 - 2 votes
Pas d'Evaluation des internautes
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

Complètement librement, y compris sur scène !

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

« Si tu veux passer lundi ou mardi en journée , you are welcome ». C’est avec ces mots, après quelques échanges, qu’Ottilie nous propose le plus beau voyage du monde ! Rendez vous est donc pris en ce 1er Novembre à Château-Arnoux, au milieu de ses montagnes.

Et c’est après le partage d’un repas bio (Ottilie c’est bon pour le corps et l’esprit), que les vrais choses vont commencer ! Tout d’abord l’enregistrement vidéo de 4 titres, le temps de plonger dans son nouvel univers toujours tourné vers les Musiques du Monde, mais un peu plus Rock.

Puis ce sera le temps du filage, essai à taille réelle du concert. Il y a de la beauté, de l’émotion, du stress (même si nous ne sommes que 2 dans la salle) et, ici et là, juste ce qu’il faut de tension pour que chacun se sublime. Et le résultat est tout simplement beau et renversant, tant pour les yeux et les oreilles que pour l’âme.

S’il est une artiste qu’il ne faut absolument pas louper en Live, c’est définitivement Ottilie [B] !

Etiqueté par Ysabel :

Chronique toute particulière que celle qui va suivre … Puisque nous avons eu le plaisir, et même l’honneur, d’être conviés par Ottilie [B] à partager le moment tout particulier qu’est celui de la mise en place d’un nouveau spectacle. Et oui, la belle nous a proposé de partager une journée de sa résidence au Théâtre Durance sur ses terres des Alpes Provençales, aux côtés de ses musiciens : Didier Simione et Christophe Charlemagne. Opportunité qui ne se refuse clairement pas. Même si cela implique de faire un peu de route pour profiter d’un si joli moment.

L’accueil est d’ailleurs des plus chaleureux (mais ça, ça ne m’étonne même pas !) … Partage de leur table avec toute l’équipe et discussions autour du nouvel album à sortir au printemps 2017, :Passage:, mais aussi de nos concerts passés partagés. Puis vient le moment d’une courte répétition dans le théâtre. Les garçons accroupis qui accordent leurs instruments. Ottilie debout à leur côté, qui les couve d’un regard bienveillant. Captivant univers tout en clair obscure pour nous, spectateurs privilégiés de la subtile alchimie de l’ajustement des morceaux.

Tout est prêt. Le silence est religieux dans ce lieu comme privatisé (j’adore !). Et nous voilà prêt pour le fameux :Passage:, introduit par Au Revoir et la voix d’Ottilie qui parle, mêlée aux bruits et à la musique … Dans ce qui parait comme une convocation des personnes rencontrées au cours de ses fabuleux voyages. L’effet visuel produit par les tubes de lumière qui les entourent est superbe. Les garçons sont en place. Et la voilà qui entre en scène toute de blanc vêtue, la tête couverte et les pieds nus. Les lumières rondes des spots en arc de cercle autour d’eux … Tout cela étant d’un esthétisme parfait. Didier et Christophe immergés dans leur bulle, tout comme nous par la musique, avec juste la voix comme guide. Toujours très habitée, surtout lorsqu’elle utilise le chant diphonique (et il n’y a qu’elle pour en introduire ainsi en plein cœur d’une chanson). La voix d’une Ottilie très inspirée de Musique du Monde, comme toujours, mais avec des sonorités que je ressens comme encore plus contemporaines. Avec aussi beaucoup d’ampleur et de force, assez loin de l’ambiance intimiste du Petit Duc … Une sorte de parcours initiatique moderne.

Enchainement musical entre les morceaux, pour une histoire sonore dont elle est la conteuse. Chaque note, chaque sampler apportant sa pierre à l’édifice acoustique. Sans oublier cette incontournable voix caméléon, capable de nous faire aussi bien entendre la pureté du cristal, que des descentes dans du quasi rocailleux, avec des accélérations envoutantes sur certains finals, comme celui de Cacher Le Corps.

Ce nouvel album, c’est un an de rencontres avec des musiciens qui modèlent la Musique du Monde. Une sorte de carte vocale, qui passe entre autre par un Mali aux sonorités de clarinette arabisante jouées par Christophe Charlemagne, et à celles de la guitare électrique de Didier Simione qui joue au duoud. Ottilie dansante au centre, tambour et marteau à la main. Instantanés sonores de voyage au transistor … Et nous voilà à présent partis pour un savant mélange d’Electro et de percussions, de français et de créole, pour un mythe d’Orphée revisité. « Là où je suis, la mort n’est pas ». Avec un jeu de flashs des néons totalement transportant.

Des loops et de la contre-voix. Puis un slow gentiment teinté 60’s, petit OVNI dans cet univers World Music … voilà comment Ottilie [B] nous embarque, en cultivant l’osmose parfaite entre lumière et musique. Nous offrant même un léger parfum New-Wave Ethnique avec Die Before. Du jamais vu, ni entendu. Improbable association au résultat du plus bel effet, avant d’entrer dans le pur Electro de J’irai La Chercher, pour parfaire ce véritable voyage musical. Avec une voix aux accents de sirène, qui me font penser à une incursion chez nos amis de AIR… En tous cas, le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on va de surprise en surprise en la suivant dans cette nouvelle aventure auditive. Aucun répit ne nous est laissé, pour toujours nous tenir en haleine. Des accords voix, basse et guitare, comme autant de phrasés musicaux qui s’entrecroisent. Battement de pouls de la lumière à l’unisson avec celui du tambour … AB BA me transporte. Le chant d’Ottilie s’éloignant et se rapprochant du micro, incroyablement envoûtant. Tout comme cette reprise de Back To Back, totalement revisitée à sa façon, et cette montée en puissance pour l’intense Tout Doit Disparaitre, destiné à être le dernier morceau tout à fait entêtant du Set, avant le rappel.

Un rappel qui va commencer au son d’une cithare pour la berceuse d’Ottilie. De la poésie à l’état pure qui nous plonge dans douce torpeur, dont nous ne sortirons qu’on son de l’orage qui se prépare … Pour une dernière carte postale de voyage, elle aussi toute en poésie … « Merci, Je Suis La Pluie ». Quelle émotion et surtout qu’elle belle découverte. Je suis tout simplement sous le charme de ce nouvel album et de cette nouvelle tournée de concerts que va nous proposer Ottilie [B]. Que dire de plus, sinon que tout cela est à ne manquer sous aucun prétexte !!

Composition

  1. Au Revoir (Introduction)
  2. Cacher Le Corps
  3. Aux Morts Pour L’Offense
  4. Lé La
  5. Conte Des faits
  6. Laisse-Moi
  7. Die Before
  8. J’irai La Chercher
  9. Invente
  10. AB BA
  11. Back To Back (Amy Winehouse)
  12. Tout Doit Disparaitre
  13. Rappel : Silence
  14. Je Suis La Pluie

Date Limite de Consommation

  • Album défendu : :Passage: (sortie en Avril 2017)

Site de Production

Ingrédients

  • Ottilie Bouchareu : Chant, Machine, Percussions & Cithare
  • Didier Simione : Guitare, Machine & Clavier
  • Christophe Charlemagne : Basse & Clarinette

Remerciements

  • Ottilie

Détails du show

Style musical : • ÉlectroMusique du MondeRock

Musicien sur scène : • Didier SimioneOttilie Bouchareu

Instruments : • BasseChanteuseClarinetteClavierGuitareMachinePercussions

Nationalité des musiciens : 

Un de nos Instagrams de la Soirée

concertsenboite

Filage Ottilie B sous peu !!!

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