Avis sur un show

04 juillet 2016

Robert Plant @ Pavillon de Grignan (Istres)

The Singer Remains The Same...

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Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 5.0 - 2 votes
Pas d'Evaluation des internautes
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

A partir d’une position précise en tribune et pour 3 titres.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Je suis une âme en peine depuis le 17 Novembre 2005, lendemain d’un concert de Robert Plant à l’Usine d’Istres, où (après mûres réflexions) j’avais décidé de ne pas aller. Car oui, dès le lendemain de ce passage à moins de 2km de la maison, je regrettais déjà d’avoir été une grosse feignasse et de ne pas m’être mobilisé pour aller voir un dieu vivant. Et surtout la voix d’un des plus beaux groupes du monde, à savoir Led Zepplin. J’étais jeune et un peu couillon, mais dès lors je me refusais de louper tout passage de mes idoles à moins de 1 heure de route, ce que je respecte assez bien depuis !

Mon sang n’a donc fait qu’un tour courant 2016, quand je découvre ce nouveau passage à Istres, cette fois dans le superbe Pavillon de Grignan. Pour être franc, je suis dans les premiers à acheter ma place, voulant à tout prix y être, même si l’accréditation ne passe pas ! Il y a des concerts qu’il ne faut pas louper et celui-ci en fait partie !

Je savais que Robert Plant avait pris une sacrée courbe, quittant le Rock et le Hard-Rock pour des contrées plus blues, Folk et Musique du Monde. Il avait déjà témoigné de ce changement au milieu des années 90, en duo avec son acolyte et guitariste Jimmy Page, pour le sublime album No Quarter ! Et bien vous savez quoi ? Il a parfaitement raison et même pire : c’est ainsi qu’il a gagné sa liberté de créer, sans le boulet d’un passé trop lourd à supporter. Jimmy Page, par exemple, semble avoir beaucoup plus de mal et semble englué dans cette gloire des années 70. Je pense, par exemple, au Live de 2000, avec les Black Crowes qui, même s’il est bon, n’apporte pas grand chose de neuf.

C’est donc sans surprise un Robert Plant shamanique que je découvre ce soir, avec une voix presque inchangée, malgré l’âge et un charisme du diable, où ses yeux feraient fondre une neige éternelle. Oui, il hurle probablement moins, mais il a gardé ce timbre, ce vibrato et ce petit truc qui fait que, en fermant les yeux, on peut entendre un fragment de Led Zepplin. De ce groupe mythique, il prend plaisir à nous en présenter quelques pépites, à sa nouvelle sauce où le violon gambien à remplacé les riffs de guitares, et où le Blues vient gommer le Rock de ses 20 ans. Ce pari assez osé a d’ailleurs l’adhésion de toute la foule, qui ce soir semble comme moi prendre particulièrement son pied !

C’est incroyablement beau. C’est incroyablement pénétrant ! Je resterais encore longtemps triste de n’avoir pas assisté à ce concert de 2005… Mais je resterais aussi éternellement heureux d’avoir vécu ce concert de 2016 !

Etiqueté par Ysabel :

Première soirée du Festival des Nuits d’Istres … Et quelle soirée ! Nous allons avoir la chance d’entendre Live rien de moins qu’un monstre du Rock, qui officiait dans un groupe non moins mythique : Robert Plant. Et oui ! Le Robert Plant de Led Zeppelin. Le seul et l’unique. Ce soir sur scène avec The Sensational Space Shifters.

Par contre (une fois n’est pas coutume), nous arrivons un peu juste au niveau du timing et rejoignons le théâtre aménagé en plein air, comme toujours, dans le parc du Pavillon Grignan, alors que la première partie est déjà commencée. Il n’y aura donc exceptionnellement pas de réelle chronique de celle-ci. Ce qui ne va pas tout de même pas m’empêcher de partager quelques mots à son sujet.

Et c’est un Mike Sanchez très Boogie-Woogie qui nous accueille ! Veste blanche et banane grisonnante… Sans oublier une joie de vivre des plus communicatives. Tant et si bien qu’un joli couple ne peut résister à l’envie de danser dans la petite fosse, au rythme endiablé des longs ponts musicaux qui tournent en boucle. Le tout sous les cris d’un public joyeux, à qui le bougre réussi à faire répéter tout ce qu’il veut. Bref, une mise en jambe des plus festives et rigolotes, propice à mettre en joie des fans bien décidés à profiter comme il se doit de cette exceptionnelle soirée.

Après son départ, le décor prends place petit à petit. Essais lumières, rideau noir et longue plume blanche qui plie doucement au vent … Le public est impatient. La nuit presque complètement tombée. Ne serait-ce pas l’heure My Lord ?

A 22h, il semble que ce soit enfin le grand moment … Ou pas. On ne sait pas, tant l’intro est longue. Mais nous sommes rassurés lorsque nous les voyons tous enter en scène et prendre place dans un filet de lumière bleue. On les devine à peine. Par contre, quand tout s’éclaire, c’est juste de toute beauté. Quand à celui que nous attendons tous, il apparait enfin. Et je découvre le plus beau des barbus grisonnants et chevelus (même si ceux-ci sont pour le moment attachés) … Mais surtout une incroyable voix, qui n’a pas bougée d’un pouce. Quant au guitariste qui se trouve à gauche de la scène (Liam Skin Tyson), il est tout simplement improbable ! Ce pourrait être un chercheur d’or, tout droit sorti d’un western. Ne lui manque plus que le tamis 😉

Côté musique, ils commencent par une balade pleine de guitare, qui nous embarque immédiatement dans les pas de Led Zeppelin. Ça valait vraiment la peine de les attendre les lascars. C’est juste magique. Robert Plant jouant avec le pied de son micro pour battre la mesure de That’s The Way.

Il nous salue ensuite en français, nous annonçant un mélange de « chansons nouvelles, chansons anciennes », avec pour suivre quelque chose « about summer solstice… » Le voyage commence donc. D’ailleurs, on dirait presque qu’il pagaie avec son pied de micro. C’est amusant. Et je trouve que que cette évocation du jour le plus long de l’année s’habille d’un petit parfum gaélique que j’adore. C’est simple, ce doit être une des musiques les plus zen que j’ai jamais entendues.

« Merci mes potes ! » lance-t’il avant de nous présenter un invité, le guitariste gambien Juldeh Camara. Tout le monde se met alors à frapper dans ses mains, sur scène comme dans les gradins. Robert Plant faisant chanter le public et nous offrant un de ces chaloupages de bassin, je ne vous dis que ça, avant un solo de toute beauté de ce guest.

The Rain Song … Et le cowboy devient crooner, puis à nouveau rockeur. Avec un son qui est, ce soir, absolument parfait et des lumières qui pètent admirablement bien. Ça c’est vraiment de l’Iron-Papy 😉 !! De toutes manières, quasi chaque morceau est accueilli par des cris de joie. Tout comme les accélérations fulgurantes et les reprises improbables de la guitare presque tzigane, par moment, de Skin. Et pour cause. Comme c’est bon ça ! Il en est si flatté notre beau barbu, qu’il nous salue même à la fin de Babe, I’m Gonna Leave You.

1931, Mississipi, berceau du Black Blues. Et ce soir « Marseille et Melrose, Scotland in Europe ! » (donc un vrai militant anti-Brexit notre Robert) … Nous voilà partis pour une nouvelle destination, au cours de laquelle il parvient encore à nous surprendre le bougre, avec un son quasi indus. Plus un incroyable instrument à cordes africain qui se mêle à la danse (sorte de violon-bouzouki-duoud). Sans oublier cette voix. Ce n’est pas compliqué : tu fermes les yeux et tu peux lui enlever 30 ans ! Quasi chamanique comme truc. Plant frappant les yeux mi-clos sur un grand tambourin.

« So nice to be in your salle à manger ! » nous lance-t’il, enchanté de l’intimité et de la chaleur du lieu. Mais cela ne veut surtout pas dire qu’il va nous laisser nous endormir ! Non. Le Rock va même à nouveau prendre possession d’eux. On est même prévenus : « Attention, ça va secouer ! » Et cette touche de Skin qui frappe sa guitare comme un forcené … J’adore. Il faut aussi que nous participions à leur Black Dog, évidemment. Mais comme nous ne le faisons pas assez bien, il va falloir recommencer (et pis c’est tout !) Retour également de Mister Camara, pour la touche World Music. Bref ça s’éclate grave, entre épilogue feint et vrai recommencement. Tout le monde est aux anges. Même Robert Plant qui nous avoue être très heureux d’être ici, pays du Rosé. De là monte un « I love you Robert ! », auquel il répond avec malice : « Thank you ! Get in the car » (rires).

Avant de nous quitter, il va encore partager quelques chansons, dont Little Maggie, extraite de son dernier album, avec chorée langoureuse à 3. Et surtout un superbe medley autour de Whole Lotta Love, en commençant par une intro qui revient du côté du Blues, juste lui et Justin Adams, mais qui va ensuite tourner au gros bœuf entre potes, avec tous les autres venus les rejoindre. Totalement déchainés tous les 7 !

Pour le rappel, il va tranquillement revenir la bière à la main. Nous présentant à nouveau tous ces compagnons de scène, avant de nous proposer « a song from America ». Sorte de Gospel cowboy dont lui seul a le secret. Il est heureux d’être là. De notre côté, nous sommes plus qu’heureux de l’être également. Et, pour la dernière, il décide de lâcher la bête et de libérer sa crinière blanche, se donnant totalement à nous et terminant sur ces mots … « Thank you for coming beautiful people ! »

Composition

  1. That’s The Way (Led Zeppelin)
  2. Dancing In Heaven
  3. Poor Howard
  4. The Rain Song (Led Zeppelin)
  5. Babe, I’m Gonna Leave You (Joan Baez)
  6. Spoonful (Willie Dixon)
  7. Rainbow
  8. Fixin To Die (Bukka White)
  9. Black Dog (Led Zeppelin)
  10. Little Maggie
  11. Whole Lotta Love (Led Zeppelin)/Medley
  12. Rappel : Satan Your Kingdom Must Come Down
  13. Rock & Roll/Lemon Song (Led Zeppelin)

Site de Production

Date Limite de Consommation

  • Ce concert est dans la cadre de la tournée Robert Plant & The Sensational Space Shiffers
  • Album défendu : Lullaby and… The Ceaseless Roar

Ingrédients

  • Robert Plant : Chant & Harmonica
  • Justin Adams : Guitare & Bendir
  • Liam aka Skin Tyson : Guitare
  • John Baggott : Clavier & Percussions
  • Billy Fuller : Basse & Contrebasse
  • Dave Smith : Batterie
  • Juldeh Camara : Ritti, Kologo, Tama & Chant

Remerciements

  • Sophie @ Comme Elles Disent

Appellations d'Origine Contrôlée

Un de nos Instagrams de la Soirée

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    Bon, je dois bien l’avouer: pour être honnête Led Zep n’a jamais vraiment suscité chez moi la passion débordante qu’il mériterait. Bien qu’heureux propriétaire des 4 premiers disques du groupe depuis ma plus tendre jeunesse, ils n’ont jamais trouvé chez moi la grâce et l’admiration d’autres monstres du rock de la même époque. Quelques années sont passées et puis, finalement, après avoir lu l’autobiographie de Jimmy Page il y a quelques mois de cela, j’ai redécouvert leur musique différemment. Avec une meilleure connaissance de l’envers du décor d’une part, mais aussi avec une oreille plus aguerrie par quelques années de formation musicale.

    Bon voilà, mais Led Zep n’est plus depuis la triste disparition de leur batteur prodige au début des années 1980. Le mince espoir de les revoir sur scène a été définitivement enterré en 2007 avec ce live mythique à l’O2 suite auquel Robert Plant n’a semble-t-il plus jamais voulu entendre parler du Zeppelin. Et pour cause, ce grand monsieur continue depuis les années 80 une carrière solo, qu’il estime tout aussi essentielle que son glorieux passé. Ayant eu l’occasion d’écouter récemment quelques extraits de son dernier disque, je dois bien avouer que sa voix est toujours présente, et même plus nuancée qu’auparavant, et qu’il s’est entouré pour l’occasion de musiciens intéressants, tant l’univers musical qui l’accompagne est singulier. Un mélange assez original de rock, d’influences afro avec des pointes de sonorités électro.

    Et puis, en ce début juillet, c’est l’opportunité d’une vie : non seulement Robert Plant vient défendre son dernier disque en France, mais en plus il vient le faire dans le sud de la France, ici à Istres, quasi à domicile pour Concerts en Boite ! L’occasion est trop belle, sans compter qu’Arnaud et Ysabel ont l’extrême gentillesse de penser à moi et à mon épouse.

    Nous voici donc arrivés dans la fosse du Pavillon De Grignan, un oasis de verdure au milieu de la ville. La première partie, le groupe de Mike Sanchez, nous transporte littéralement 60 ans en arrière, revisitant avec talent de grands classiques de la musique blues américain. On sent une équipe de passionnés, Mike tout particulièrement se révèle être un « monstre de scène » avec ses gimmicks tantôt amusantes, tantôt effrayantes, mais qui donnent un entrain et une énergie très communicative. J’ai passé un très bon moment pour ce début de soirée.

    Et puis après une bonne demi-heure de préparation, la nuit commençant tout juste à tomber, voici enfin le maître, Robert Plant. Je dois avouer que je suis vraiment charmé à le voir arriver tant le personnage dégage un magnétisme envoutant. L’homme ressemble désormais plus à un vieux sage qu’à une bête de la scène rock. C’est vraiment « l’anti Iggy Pop » dans le style, là il n’est pas question d’être dans le mimétisme de ce qu’il a été. Non ce soir c’est un vieil homme qui a baroudé mais qui sait où mener sa barque et qui nous propose de le suivre. Et cela commence avec « That’s the way », interprété magnifiquement, de manière beaucoup plus posée que l’original de Led Zep. Sur le moment, on a un doute sur le fait qu’il ne soit plus capable de monter dans les aigus comme avant mais on comprend assez vite que l’idée est de donner une esthétique différente au morceau. Et ça marche, je dois bien avouer que je suis littéralement submergé par l’émotion, tant l’exercice est maîtrisé.

    La suite du concert va alterner des morceaux de Led Zep revisités ainsi que de nombreux morceaux de sa carrière solo, qui n’ont franchement rien à envier aux succès du groupe mythique. Bien évidemment, on entendra ce soir pas mal d’extraits de son dernier opus « lullaby and… The Ceaseless Roar”, un disque qui se confirme vraiment intéressant en live, surtout avec l’intervention de ce musicien africain qui vient apporter une jolie couleur orientale avec ce drôle d’instrument qui semble fait de bric et de broc, et qui a les sonorités d’une sorte de violon. Son intervention sur les classiques de Led Zep, « Whole Lotta Love », « Black Dog » et « Rock’n’Roll », si elle a de quoi surprendre au début, fonctionne finalement à merveille et montre que l’artiste sait se réinventer sans se contenter de vivre sur l’existant. Et puis quel charisme vraiment ! Avec sa barbe et ses longs cheveux, il ressemble de plus en plus à un vieux chevalier Jedi (j’y ai vu le Mark Hamill du réveil de la force). Vraiment à l’image de sa musique qui ce soir, montre qu’elle a su évoluer et intégrer ses multiples influences (on connait son admiration pour la musique et les influences de l’orient). Et puis il faut bien avouer que ses musiciens servent tous magnifiquement sa voix, tout particulièrement ce gros barbu à gauche de la scène qui m’a vraiment impressionné dans son jeu de guitare, non seulement technique mais avec une belle personnalité, notamment sur les parties jouées à la guitare acoustique.

    Alors oui, c’est sûr, certain pourront toujours regretter de ne pas avoir le dieu Jimmy Page à côté de cet autre dieu mais chacun est devenu aujourd’hui tellement énorme, y a-t-il encore de la place pour les deux sur une même scène ? Ce soir, je n’ai jamais eu la frustration de ne pas voir le vrai Led Zeppelin, car comme pour Pink Floyd, The Beatles, Neil Young, The Who, tous ces mastodontes du rock font désormais parti de l’histoire. Et on a encore la chance d’avoir quelques-uns d’entre eux capable de montrer qu’au-delà de cet héritage énorme qu’ils nous ont légué, certain ont encore des choses à dire. Et s’il ne s’agit pas d’aller révolutionner la musique rock, clairement, ce soir Robert Plant nous a montré qu’il était encore inspiré et capable de produire de la bonne musique, riche d’influences diverses, sans renier le passé qui l’a propulsé là où il est aujourd’hui. C’est aussi une forme de courage de venir là, devant un millier de personnes quand on sait qu’il a pu enchaîner des tournées marathons dans des stades frisant la centaine de milliers de personnes. Cette façon de revenir à quelque chose de moins mégalos, et finalement plus humain, m’a vraiment beaucoup touché. Ce soir, j’ai eu l’impression d’écouter l’histoire d’une vie, comptée par un vieil ermite assagi, dont on a parfois du mal à croire qu’il est ce chanteur véritablement adulé par la planète rock, celui a détruit toutes ces chambres d’hôtels et participé à ces orgies géantes accompagnées des pires excès de drogue et d’alcool. Non ce soir, rien de tout ça n’émanait de cet homme, mais plutôt l’impression d’une grande humilité, une classe indiscutable, une capacité d’envoûtement du public évidente. Un grand et bel artiste… qui finalement m’a aussi donné très envie de me plonger dans la fastueuse carrière du géant Zeppelin.