Avis sur un show

03 février 2016

Melquiades Quartet @ Paloma (Nîmes)

Un Jazz entre chien et loup...

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Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 4.0 - 3 votes
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Note internautes, 4.0 avec 1 vote(s)
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

Librement, sans gêner le public.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Quatre jeunes qui font du Jazz ? Ce n’est pas forcément courant et c’est forcément intriguant ! Non pas que le Jazz soit une discipline de vieux croutons, mais quand même, à 25 ans, on préfère plus souvent le Rock, le Métal ou encore la Pop ! Et quand en plus ce quartet ose explorer un Jazz expérimental, qui part dans tous les sens, alors là je dis bravo et j’ouvre en grand mes oreilles.

Si l’exercice n’est pas des plus simples et demande une attention des plus fines, force est de constater que ça vaut le coup : ces 4 lascars nous emmènent dans un drôle de monde, où un vieux vampire peut croiser un jeune loup, et où un chien poursuit une carte du monde ! Je le repète, c’est de la musique un peu complexe ! Les thèmes vont donc avec 😉 !

Mais je le repète aussi : c’est assez jouissif pour qui s’en donne la peine… En tout cas, pour moi, ce fut un très bon moment et une introduction parfaite avant le grand Erik Truffaz.

Etiqueté par Ysabel :

C’est avec un vent glacial de folie que le Paloma nous accueille ce soir. Et dans une salle en disposition 100% assise (il me semble que la dernière fois, c’était pour EZ3kiel), avec une scène sur laquelle tout est rassemblé au centre … Concert intimiste en perspective donc.

C’est également une soirée mise entièrement sous la houlette du Jazz qui nous attend et surtout de la modernité, qui d’ailleurs attaque de suite sur du très moderne, avec le Melquiades Quartet. Une réminiscence de St.Germain me vient en tête. Petits regards complices entre les membres du quatuor. Beaucoup d’expressivité du côté de Mathia Levrero, à la guitare. Et déjà un drôle de solo de saxo de l’étonnant Mathieu Chedeville … Voilà, le décor sonore et visuel est planté.

On est vraiment, pour moi, dans le Free-Jazz. Et, même si je n’y connais pas grand chose en la matière, ce qui est évident c’est que cette musique est hyper prenante, mais surtout d’une dextérité assez incroyable. Un batteur dans sa bulle, avec une longue micro natte qui ondule sous son menton. Une musique qui tourne quasi à l’expérimental par moment. Sans doute un peu compliquée à aborder pour les néophytes comme moi et pourtant je me retrouve rapidement captivée.

Mathia Levrero nous adresse quelques mots avant de commencer D Like A Dog … Premier concert après la sortie de leur album, alors forcément très heureux de le défendre ce soir. Ils enchainent avec définitivement un saxophoniste de folie (qui, au passage, a changé de taille d’instrument). Des riffs plus électriques de la guitare. Et on retourne sur un son plus noise (enfin moi, j’appelle ça comme ça !) Oui, c’est spécial. Super décousu par instants, du moins en apparence. Mais, en même temps, hyper embarquant. Ils nous déroutent et nous redirigent perpétuellement ailleurs. Ils sont détendus et concentrés tout à la fois. Avec même la promesse d’une anecdote à laquelle nous aurons droit si on vient les voir au merch après « dans tous les détails les plus croustillants ! »

Invirtita, qui va suivre, sera un hommage à tous les artistes incroyables qui nous ont quitté en ce début d’année. Guitariste toujours aussi habité pour démarrer cet hommage avec une intro tout de même en mode très Rock, qui devient ensuite hyper mélodique, juste avant de partir dans l’atonique, basse jouée au poing (jamais vu ça auparavant personnellement). Comme un mix de tous les Jazz et, par extension, de toutes les musiques j’imagine. Ou du moins, une escapade auditive qui chercherai à nous ramener jusqu’à leurs sources.

Et c’est Nosferatu qui fermera la danse (avec cris de loups s’il vous plait !) Grosse ligne de basse. Ça ne rigole plus. Dérapage en Free Jazz complet les amis. Qui me fait même penser au savoureux film canadien La Grande Séduction, avec son médecin barré fan de Jazz Fusion 😉 … Et le pas quasi perceptible d’un vampire, qui semble trainer la patte et marcher en devant supporter sa trop lourde carcasse. Très visuellement imaginative au final cette musique. Surtout au moment de sa digression sur des sonorités quasi arméniennes des plus inattendues. Une drôle de découverte que cette première partie d’Erik Truffaz, à la fois dérangeante, déstabilisante, titillante même et indéniablement interessante.

Composition

  1. L’Epopée De Don Doriani (Acte I)
  2. Mappamundi
  3. D Like A Dog
  4. Invirtita
  5. Nosferatu

Site de Production

Date Limite de Consommation

  • Album Défendu : Mappamundi

Ingrédient

  • Mathia Levrero : Guitare
  • Alfred Vilayleck : Basse
  • Mathieu Chedeville : Saxophone
  • Julien Grégoire : Batterie

Remerciements

  • Marilou @ Paloma

Appellations d'Origine Contrôlée

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