Avis sur un show

20 octobre 2012

Dionysos @ Docks des Suds (Marseille)

La vague Dionysiaque déferle sur Marseille !

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Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 3.5 - 2 votes
Pas d'Evaluation des internautes
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

Théoriquement, autorisation de photographier pendant les trois premiers morceaux. Concrétement, on a plutôt cherché à virer les photographes dès la fin de la seconde chanson, créant un sacrée bordel car une partie des photographes partait tandis que d’autres continuaient leur session.

Sinon, c’est toujours aussi compliqué les photos dans le cadre de ce festival : La scène est haute, les crash barrières pas larges et il y a au moins 40 photographes dans ce petit espace ! Quand en plus c’est Dionysos, où les musiciens sautent de partout avec des lumières hyper claquantes, il n’est pas simple de sortir la photo qui tue. Pour autant, on se débrouille.

J’avoue avoir fait quelques photos en toute fin de concert d’un poste très éloigné : Je ne dérangeais personne, j’étais loin d’être le seul (et c’est même ce qui m’a décidé à sortir le matos), le service d’ordre n’avait l’air de n’avoir rien contre et il y avait de chouettes choses sur scène et dans le public.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Dionysos nous à fait un concert à la Dionysos : C’est ultra musclé, ça saute de partout mais, bizarrement, cette fois je n’ai que partiellement adhéré, trouvant l’ensemble un peu lassant.

Il est vrai que les fois précédentes, j’avais affronté le premier rang et j’avais vécu ça à la « Mathias« , finissant plein de bleus et la chemise trempée ! J’ai un souvenir au Festival de Bourges en 2003 où j’ai pris froid pendant Placebo, tant je suis sorti trempé du premier rang !

Je crois qu’également j’étais encore sous la magie et l’énergie de Frédéric Nevchehirlian et contre ça, on ne peut rien faire !

Je reste malgré tout fan des Lives de Dionysos et je ne manquerai pas de les revoir (pour la 8ème fois depuis 2002) s’ils passent dans la région.

Etiqueté par Ysabel :

A notre arrivée à la Fiesta Des Suds, un dilemme insolvable se présente à nous : Venus principalement pour entendre deux artistes … Il va falloir choisir entre Dionysos et Frédéric Nevchehirlian, puisqu’ils jouent quasiment en même temps, le premier sous le chapiteau et le second dans la Salle des Sucres. C’est juste la loose, surtout que nous le découvrons en arrivant (vu qu’il n’est pas possible de voir les horaires de passage sur leur site avant … Point largement perfectible selon moi). Donc, une fois n’est pas coutume et nous allons devoir nous couper en deux et de pas assister à l’intégralité des deux concerts (l’option de nous séparer pour faire deux chroniques en parallèle ne nous emballant pas). Et il faut reconnaitre que ce choix va s’avérer plutôt judicieux …

On commence donc par Dionysos (3 premiers morceaux seulement autorisés pour les photos obligent) et puis nous prévoyons de faire quelques allés-retours, pour voir un maximum de chaque, pour capter et humer l’atmosphère au mieux.

Les lumières sont encore allumées que l’on entend déjà des chants d’oiseaux … Sans aucun doute annonceurs de nos drôles d’oiseaux. Puis cassure de cette apparente poésie par la musique de Dark Vador et des spots qui se mettent à tournoyer. Ils entrent tous en scène au pas cadencé, en se suivant. Mathias en gros oiseau rouge, costumé de noir (relayé sur un écran géant à droite de la scène) et tous les mecs en costards noirs cravates rouges … Les mains se lèvent. Il monte sur son retour et tombe la tête de piaf, avec Bird’n’Roll qui apparait en lettres blanches sur le fond de scène. Le tout devant un public qui hurle déjà et danse sur place à tout va.

La batterie est toute en hauteur et bien mise en valeur sur la gauche. Idem pour le clavier au centre. Le duo chanté de Mathias et de Babet (qui a revêtue une robe froufroutante à poids et mis des plumes rouges dans ses cheveux attachés) est très théâtralisé (ce qui ne m’étonne pas), à renfort de petits zoziaux, de port de bras façon Lac des Cygnes et tous deux nous disent «Bonsoir» en sifflotant. On en est qu’à la première et déjà il se jette dans le premiers rangs … Que nous réserve la suite ?!!

June Carter En Slim démarre et en un clin d’œil Mathias passe de à genoux à un énergique Marsupilami (même le p’tit mec en noir qui remet les fils des micros en place en 2/2 sur la scène est speed !) Ses genoux s’entrechoque. Il fait signe de la main pour faire monter la sauce encore un peu plus. Le duo infernal nous fait un passage quasi à capella et joue sur ces deux voix qui se répondent en canon, avec une batterie qui se fait de plus en plus présente … C’est plutôt top !

Mathias attrape les instruments et les lance un par un. Babet chante et violonne, pendant que lui se plie sur son micro pour crier à son cœur de se taire dans un jeu de scène qui se trouve être très fort et assez intense. Petite musique qui commence … Avec un tout petit banjo. Et quelques mots parlés, pour une fin toute en poésie.

Pour respecter notre timing et jouer le jeu de la multi scène, nous partons après ces trois premiers morceaux pour la Salle des Sucres, en espérant ne pas trop perdre le fil de la soirée et retrouver nos démons de la scène sur la même folle énergie …

Après notre excursion, plus que riche en émotions, au pays de Nevchehirlian, nous voici de retour sous le chapiteau de Dionysos. Et c’est en retrouvant des amis au passage que nous apprenons que nous n’avons pas louper tant que ça de leur prestation, puisqu’ils ont fait les frais d’une coupure de son. Alors, vous connaissez comme tout le monde (j’imagine) la capacité d’adaptation, l’énergie et l’humour de Mr. Malzieu … Après avoir fait des mimiques de playback et joué l’andouille (pensant que tout allait rentrer dans l’ordre en quelques minutes à peine), il s’est lancé dans  un crowd surfing avec tous ces petits camarades, pour occuper un public qui n’a pas boudé son plaisir, malgré la contrariété de voir le concert interrompu. Mais cet intermède n’ayant pas suffit à meubler l’espace suffisamment longtemps, ils ont dû se résigner à abandonner la scène … Le temps nécessaire pour les techniciens au taquet de La Fiesta de remettre tout cela d’aplomb. Bref, on a bien fait de profiter tout notre saoul du concert de la Salle des Sucres et nous revenons à temps pour assister à la fin de ce Set musclé et épique (quelle soirée décidément !).

A peine arrivés, on assiste à la proposition de Mathias de faire monter le public sur scène, mais pour ce faire, il n’a que 8 secondes chrono ! Le décompte commence et se termine sur une pluie de confettis. Une belle ambiance de saltimbanque, avec le public qui le porte comme une danseuse du Moulin Rouge … Ça c’est du show !! Il se remet même de ses émotions en s’exclamant : «On peut les applaudir, mais elles m’ont tout débraillé !!»

Le rythme ne se relâche pas et ils se mettent tous à danser comme des fous pour Jedi, avec le public qui en fait de même, tous les bras en l’air (tant est si bien qu’il est difficile de dire qui s’éclate le plus). Babet est véritablement montée sur ressorts. Mathias commence les phrases que le public, qui s’est transformé en une mer de mains levées sautillantes, termine. Le sol en bouge sous mes pieds et le tout se termine guitare sur la tête !!

«Merci !! Normalement on fait le coup du rappel, mais on va gagner 1/4 d’heure !» il prend quand même le temps de nous présenter toute la troupe … Avec spéciale dédicace à Stéfano (Stéphane Bertholio), grâce à qui le courant est revenu, qui nous offre un solo de «perceuse» façon tondeuse à gazon qui démarre et un public qui ponctue le tout par des «Olé !» Pour un peu, on se croirait dans un jeu vidéo avec leurs  bidouillages de sons 😉 !!

Ce rappel, qui n’en est pas un, commence avec des bruits de vinyle qui crisse et un Mathias qui frôle le grand écart. Des rayons lasers rouges balayent la scène et le public. Il jette sa veste en l’air et demande des encouragements pour tomber la cravate, puis saute encore dans le public, mais cette fois sous une pluie de confettis. On croit voir un plongeur qui remonte le torrent du public à contre courant. Il s’arrête juste avant la table de mixage pour recommencer à chanter dans un mégaphone, puis reprend sa traversée dans l’autre sens, pour se faire cueillir comme une jeune mariée par son clavieriste ! S’en suivent saut de carpe, rondade arrière et poirier (je pense qu’il est fin prêt pour l’équipe de France de gym), avec retour sur ses pieds au bord du déséquilibre. Pour accompagner sa grosse voix, éclairs et tonnerre sont au rendez-vous, avec son cœur qui bat et accélère au rythme de la guitare et de la batterie. Il remet sa tête d’oiseau (j’imagine que la boucle est bouclée) et il annonce : «Mon nom est Tom. Le plus mauvais cascadeur de la galaxie !»

Le public est totalement enflammé. Ils s’alignent tous pour saluer (toujours sur la musique) … C’est une véritable ovation, toutes les mains levées (si grand tous les 6, avec la toute petite Babet 😉 !!)

Ils vont rester longtemps ainsi, penchés en avant vers nous … Joli salut, avec plus un poil de sec ! Presque aussi long qu’un morceau, avec comme une hola, mais de tout le monde en même temps.

Mathias reste un peu seul. Il reprend quelque chose sans micro avec son harmonica … Mais il n’y a que les premiers rangs qui peuvent l’entendre. En tout cas, ça fait taper des pieds un max !!

Composition

  1. Bird’n’Roll
  2. June Carter En Slim
  3. Tais-Toi Mon Cœur
  4. Dreamoscope
  5. Le Grand Cheval Aux Yeux …
  6. Coccinelle
  7. Miss Acacia
  8. Mac Enroe’s Poetry
  9. Cloudman
  10. Jedi
  11. Spidergirl
  12. Wet

Date Limite de Consommation

  • Ce concert s’inscrit dans la tournée Bird’N’Roll Tour qui se termine le 13 Décembre à Lille
  • Album défendu : Dionysos plays Bird’N’Roll !

Site de Production

Site Officiel : http://www.dionyweb.com/index.php

Ingrédients

  • Mathias Malzieu : Chant, guitare & banjo
  • Elisabeth Maistre : Chant & Violon
  • Michaël Ponton : Guitare
  • Eric Serra-Tosio : Batterie
  • Guillaume Garidel : Basse & Contrebasse
  • Stéphan Bertholio : Clavier

Remerciements

  • Emilie @ Fiesta des Suds

Appellations d'Origine Contrôlée

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