Avis sur un show

07 septembre 2012

Juan Rozoff @ Paloma (Nîmes)

Démarrage du Paloma avec un tigre dans le moteur !

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Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 3.0 - 2 votes
Pas d'Evaluation des internautes
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

Trois premières chansons. Le grand classique. Un peu dommage, car ça a donné pas mal de rigueur et enlevé un peu de spontanéité aux clichés.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Je n’ai pas tout a fait retrouvé le Juan Rozoff laissé un soir de Décembre 2010 au Cargo de Nuit à Arles. L’homme est le même, sa musique tout aussi géniale, mais il n’a pas su la mettre en valeur sur cette scène trop ouverte, face à un public trop « festivalier » (comprendre, trop là pour tout le monde et finalement pour personne).

Etiqueté par Ysabel :

Ce soir … Grande soirée d’inauguration du Paloma, nouvelle salle et même complexe culturel qui ouvre ses portes en Avignon. Alors, on s’est fait tout beau (bon Ok, j’exagère un chouilla, mais il faut bien faire un peu rêver !!) et on est allé à la découverte de ce nouveau lieu propice à de bien belles soirées à venir … Enfin, on l’espère !!

Après un accueil un peu chaotique (heureusement que nous savons lire les listes de noms à l’envers, pour trouver le nôtre quand on nous annonce qu’il n’y est pas !) et un passage devant un service de sécurité aux barrières digne de celui du Kremlin 😉 … On entre enfin dans le cœur de la chose et c’est pas mal du tout ! On a le choix ce soir entre 3 scènes : Le Cabaret, la Grande Salle et la scène extérieure (un peu sur le principe des Docks). Le tout avec un joli labyrinthe de bars, d’escaliers pour monter aux balcons et de petites cours intérieures … Mais beaucoup, beaucoup de jaune et encore du jaune, sur les murs, les sols et les plafonds (drôle d’idée, mais bon, pourquoi pas, on ne risque pas de s’endormir au moins !!)

Pour ce qui est de la scène extérieure, celle devant laquelle on va passer la plus grande partie de la soirée, elle est plutôt grande et va permettre à tout le public rassemblé sur l’esplanade devant d’assister aux 3 concerts prévus en plein air : à savoir Juan Rozoff, Death In Vegas & Dj Shadow pour finir.

Nous commençons donc avec la joyeuse bande de Juan Rozoff, qui a revêtu comme à son habitude sa tenue de grand chasseur de fauve : Costume léopard et chapeau haut de forme assorti, habité par un ch’tit bébé tigre en peluche, qui va bringuebaler de droite et de gauche pendant tout le set !!

Ils sont tous alignés plutôt en devant de scène, avec un écran géant derrière eux qui aurait pu nous faire un peu rêver, mais qui ne va passer que le nom du groupe et celui du Paloma en boucle … Un peu dommage, mais bon, on sait bien ce que c’est qu’une première soirée. Il faut que tout cela se rôde. Alors, le jeux de jambes a beau être un peu statique au commencement (où est le toqué qui se roulait sur le sol du Cargo de Nuit ?), le groove lui est là … Et bien là même !

Juan se poste devant son petit clavier léopard. Il commande ses nuits et ses jours aux lumières. Esquisse quelques pas de danse et demande une clappe qui a un peu de mal à venir. Pourtant, la placette s’est bien remplie, mais le public est très bougeant, cherche et se cherche, allant d’une salle à l’autre et profitant du plaisir de la découverte des lieux. Et, il faut bien le reconnaitre au passage, certains décident aussi de lâcher l’affaire dans les premiers rangs, face à un son à vous décrocher les oreilles de la tête par moment.

Ceci étant, la musique de Juan Rozoff est fidèle à elle-même : Quasi impossible de rester sur place quand on l’écoute. Le set s’enchaîne rapidement (ils n’ont que 45mn devant eux) et comme leur rythme est hyper rapide, on en a même du mal à suivre ! C’est festif, plutôt sympa, mais le côté «grosse machinerie» n’est peut-être pas fait pour eux et enlève un peu de leur âme de saltimbanques.

«Merki … Merki beaucoup !» lance-t-il avec une petite voix de cartoon. Il a attrapé sa guitare gibecière et commence à nous en jouer, toujours un peu trop calme à mon goût, dans les mouvements de fumée créés par le vent du soir. Ceci étant, il nous offre une ces pirouettes dont il a le secret, suivie d’une mini choré très bien réglée avec ses petits camarades, qui le font passer devant le micro pour nous faire juste entendre le mot «Petite culotte …» (pourquoi pas … ?!!) Tout le monde se marre et lui répond par un «Hey ! Dansez maintenant !! Vous en voulez encore ou bien ?!!» S’enchaîne un joli solo de guitare et le saxo qui vient haranguer le public (genre : on vous entend pas !!). Ça fonctionne plutôt pas mal et on s’y met tous, en sautant d’un profil sur l’autre avec Rozoff qui nous prévient : «Moi je reste là tant que tout le monde saute pas !! Et Jay (le clavier seul resté assis) … Pourquoi tu sautes pas ?!!» On dirait que ça commence enfin à décoller et nous avons droit à une fin cacophonique, façon jazz band.

«J’avais prévu un speech long comme le bras, mais pas le temps !» Alors on préfère continuer les chorés collectives, avec cette fois le glissé déroulé (oui je sais, ce sont des années de petits rats de l’opéra qui vous parlent), pour passer d’un micro à l’autre. Et comme on nous assure que tout le monde peut le faire : Allons-y gaiement ! Et pourquoi s’en priver, vu que ça fonctionne plutôt pas mal, surtout dans les premiers rangs. Après les pieds, c’est le tour des mains. Avec les petites palmas qu’il faut montrer et plein de rythmes à faire … Trop compliqué pour moi (et puis j’écris, alors je pô pas !)

Le set se termine dans une plus grande fantaisie. Il raconte n’importe quoi sur la musique et essaie de remplir un peu plus le grand espace de l’avant scène, prenant même un énorme élan pour nous pondre un tout petit saut. Mais reste un morceau. Le fameux J’ai Envie De Te (charmante chanson de cul issue de l’album Maison Rozoff), orchestrée par un saxo impassible avec ses lunettes noires. Alors avant de nous quitter, Rozoff nous remercie et nous promet une longue et belle nuit sur un dernier solo de basse … «Rise your hands» et au revoir dans toutes les langues qu’il peut connaitre. Une bonne mise en jambe, même si je reste un peu sur ma faim. C’est un artiste qui gagne sans aucun doute d’être mis en valeur sur une plus petite scène.

Date Limite de Consommation

  • Album défendu : Maison Rozoff

Site de Production

Site Myspace : http://www.myspace.com/juanrozoff

Ingrédients

  • Juan Rozoff : Chant, Guitare & Clavier
  • Mounir aka Magic Moon : Basse
  • Didier Combrouze : Guitare
  • Jay Murphy : Clavier
  • Eric Shraa Rohner : Saxo
  • Jil C Freak : Trompette
  • Lawrence Clays : Batterie

Remerciements

  • Stephan @ ConcertAndCo
  • Marilou @ Paloma

Appellations d'Origine Contrôlée

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