Avis sur un show

09 novembre 2012

General Elektriks @ L'Usine (Istres)

Avis de panne General Elektrik ! L'électrisation sera pour une prochaine fois ...

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Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 3.0 - 3 votes
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Note internautes, 4.0 avec 1 vote(s)
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

Trois premières chansons.

Un peu énervé et ayant envie d’autres choses ce soir, je n’ai quasiment utilisé que le 14/24mm pour du grand angle pris de près !

Il y en aurait long à dire sur les conditions d’accréditation de ce soir, mais je ne polémiquerais pas (ou alors en commentaire si on me cherche 🙂 )

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

On ne peut pas dire que je découvre ce soir General Elektriks et j’étais convaincu de passer une bonne soirée dans la chouette salle de L‘Usine. Ysabel avait un mauvais feeling … Pff je devrais l’écouter : elle se gourre jamais !!

Tout commence dès l’entrée où, ô stupéfaction, on découvre que c’est la configuration Salle pour « groupe qui fait pas déplacer la foule ». Etonnant … Surprenant …

Tout continue aussi mal, avec une première partie insipide : le D3s pourtant prompt à déclencher (avec modération) m’a demandé de rester au fond du sac et je ne l’ai pas forcé à sortir ! Du coin de l’oeil, le stylo d’Ysa, sous prétexte d’un mal à la pointe, avait demandé à rester sous le capuchon … Y a de la cohérence chez Concerts en Boîte !

Enfin, quand le groupe arrive, on sent la bonne ambiance. Mais allez savoir pourquoi, tout s’est cassé au bout de 3 ou 4 titres ! Et alors patratra un concert mou du genou, sans réelle conviction du groupe, probablement fatigué de sa tournée et probablement pas enclin à se donner devant 100 pequos ! Pour les défendre, on a ce soir le public le plus mou de Provence : je suis certain que pendant mes 3 chansons de shoot, j’ai été et de loin le plus excité de la salle !

On atteindra le risible quant, au moment du rappel, la moitié de la salle est déjà dehors (pour ceux qui ne savent pas compter on était alors à peine 50 encore dans la salle … Allez 80 selon le premier rang) et face au massacre, on a même l’impression que le groupe coupe les rappels au plus court.

J’en attendais et j’en ai déjà eu beaucoup plus du groupe ! C’était juste pas la bonne soirée … Enfin si, la soirée a vraiment commencé après le concert, mais ça c’est la sphère privée 😉

Etiqueté par Ysabel :

Grosse surprise en arrivant à L’Usine pour le concert de General Elektriks : Personne devant et à peine une trentaine à l’intérieur, alors qu’on arrive à 20h30 ! Bon, ce sera donc la petite salle. J’aurais vraiment pensé trouver un public beaucoup plus nombreux. Mais, ceci étant, il est vrai qu’on ne les a vu précédemment que dans le cadre de festivals, alors peut-être que ceci explique cela.

Pour la première partie, l’invité d’Hervé est le rappeur Lateef The Truthspeaker, accompagné de son DJ. Avec une musique pas forcément inintéressante, mais un chanteur vraiment monocorde, qui débite inlassablement son anglais à l’accent US sur un rythme effréné … Rien de révolutionnaire, ni de remarquable (sachant en plus que le Rap n’est pas du tout mon truc).

Va s’en suivre un très long changement de scène, qui nous laisse tout le loisir de profiter du bar et de lier connaissance avec quelques unes des personnes présentes. Un bel effet produit par les leds verticaux et la troupe de musiciens sauteurs se met en place, avec à sa tête un Hervé qui, à peine les premiers accords joués, met déjà la main à son oreille pour réveiller le public.

Ils ont tous le même look que d’habitude, voir exactement la même tenue pour le bassiste qui se tient statique et droit comme un i, dans un rouge aveuglant. L’énergie est présente, mais je les trouve pourtant beaucoup moins sautant qu’à l’accoutumée en ce début de set. Avec, ceci étant, toujours cette incroyable dextérité d’Hervé au clavier et cette allure de «Je te joue le retour des morts vivants» de Mr Jessie Chaton (très épris de théâtralité à n’en pas douter !)

Mais le tour de rodage fait son œuvre et, au second morceau, le marsupilami se met tout de même en marche. Le concours de saut commence alors entre Hervé et Eric (avec un léger avantage pour le premier) et un bassiste qui semble s’être totalement réveillé. Quand à Norbert, lui semble carrément en apesanteur.

Ils sont toujours dans cette drôle de configuration, avec cette scène très compartimentée et très chargée (sensation encore renforcée par le fait que nous soyons dans la petite salle).

Le guitariste vient se placer tout devant, quasi dans le public, pour un solo aux petits oignons et le batteur termine debout Take Back The Instant. La chaleur est un peu montée et Hervé lance : «C’est General Elektriks et le prochain, ça se passe dans un Helicopter !» Ils recommencent à jouer, complètement montés sur ressorts, partant par moment dans de drôles de pantomimes. Ils jouent la carte Rock-Electro à fond, guitariste à genoux et batteur debout de dos, pour frapper sur ses deux énormes drums. Cela semble aussi physique que musical comme set.

On enchaine sur un titre de leur tout premier album, dans un démarrage tout en crescendo. L’orgue, par moment, devient presque du scratch et sa voix quasi angélique. La musique, elle, est toujours aussi bien faite, à la fois coulant d’elle même et d’une belle élaboration. Batteur et guitariste passent aux chœurs. Les pause au xylophone sont superbes et on enchaîne Frost avec le Andy Warhol de David Bowie. Mais tout cela semble quand même manquer de foi.

Lateef The Truthspeaker est alors appelé à la recousse (tout droit venu de sa Californie natale) et nous avons donc droit à un duo sur Take You Out Tonight. Alors même si je ne suis pas fan de la voix, le moins que l’on puisse dire c’est que cet invité a franchement la banane et qu’elle est communicative. Ça se déride donc un peu sur scène et finalement ce californien et plus abordable dans un registre ainsi plus chanté que parlé. Bon, il nous la joue quand même «Regard sur l’horizon», genre «On va tous chanter l’hymne américain» et ne peut s’empêcher de déraper sur un débit défiant clairement toute concurrence (avec seule la batterie qui parvienne à le suivre au final).

Il va ainsi rester un peu avec eux sur scène. Alors morceaux adaptés ou fait pour lui … Mystère. Mais ce qui est sûre, c’est que ce n’est plus du tout dans ligne musicale habituelle de General Elektriks. Ça casse même plutôt la dynamique et, perso, je trouve ça beaucoup plus plat et vraiment moins passionnant que de coutume (même si on reste dans la bonne facture).

Il n’en reste pas moins qu’ils y mettent de l’énergie. Le dos de chemise du percussionniste a même changé de couleur ! Le Chaton passe au clavier et joue en miroir avec Hervé, qui demande au public de mettre les mains en l’air pour le prochain morceau … Il faut frapper et agiter … Voir même faire trembler la salle … Mais ce n’est hélas pas gagné. Le public s’agite tout de même un peu, mais ce n’est pas le feu sacré (pas plus dans la salle que sur la scène d’ailleurs). Et il y a bien Eric qui donne carrément de sa personne avec sa guitare … Mais ce n’est pas le GE que j’attendais.

«Je sais qu’il fait chaud, mais est-ce qu’il y en a qui veulent sauter avec moi à Istres ?» C’est peut-être ça alors : Ils sont assommés par la chaleur … Petit réglage de micro en plein rush (la classe pour l’équipe technique !!) et ce jeu au clavier toujours à une vitesse impressionnante. Le bassiste se met à jouer du sampler de dos, tout en remuant son popotin (mais je pense qu’il aime beaucoup ça de toute façon 😉 !) C’est bien, mais manque toujours la petite flamme. Deux arrêts qui laissent penser que c’est fini … Et puis non, ça repart devant un public qui n’est définitivement pas au taquet, même s’il se réveille un peu plus sur la fin. Mais il faut dire que pour ces derniers instants du set, ils donnent tout leur jus sur scène (et c’est peut-être ce qui a manqué jusque là).

«Merci pour cet accueil. Merci infiniment» nous lance Hervé avant de quitter la scène. Puis, petit rappel, mais rappel quand même, pour ce tout dernier concert de la tournée française (puisque Sieur Hervé vit à San Francisco depuis pas mal d’années). Le public se rapproche un peu plus et ce qui aurait dû être un rappel de quatre morceaux va se limiter à deux au final … Ce qui est somme toute dommage, parce que c’est peut-être maintenant que je trouve ce que j’étais venue chercher !

Ils se figent comme des statues pour obtenir un peu de cris et Mr Lateef The Truthspeaker revient pour un dernier duo. C’est rapide et rigolo. Joli solo de batterie, puis de sampler … Trois petits tours et puis s’en vont en nous remerciant. Définitivement une impression d’être restée sur ma faim et un sentiment de déception. Mais qui sait, ce n’était peut-être pas le bon soir …

Composition

  1. The Spark
  2. Take Back the Instant
  3. Helicopter
  4. Frost / Andy Warhol (David Bowie)
  5. Genius and Gangster
  6. Take You Out Tonight
  7. Facing that Void
  8. Little Lady
  9. Show Me Your Hands
  10. Raid the Radio
  11. David Lynch Moments
  12. 1er Rappel : Tu m’intrigues
  13. Tomorrow

Date Limite de Consommation

  • Ce concert s’inscrit dans la tournée Parker Street European Tour qui se termine ce soir chez nous !
  • Album défendu : Parker Street

Site de Production

Site officiel : http://www.general-elektriks.com/

Ingrédients

  • Norbert Lucarain : Batterie & xylophone
  • Jessie Chaton : Basse & Claviers
  • Eric Starczan : Guitare
  • Hervé Salters : Claviers & Chant
  • Jordan Dalrymple : Samplers & Batterie & Guitare

Remerciements

  • Stephan @ ConcertAndco
  • Dorothée @ Usine

Appellations d'Origine Contrôlée

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