Avis sur un show

06 décembre 2011

Lisa Ekdahl @ Espace Julien (Marseille)

Une belle soirée jazz avec la belle suédoise.

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Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 4.0 - 3 votes
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Note internautes, 3.0 avec 1 vote(s)
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

Trois chansons, avec l’interdiction d’être devant la scène et de donc gêner le premier rang assis. Ce fût dommage, car inadéquat pour faire un vrai portrait bien serré. On pourra aussi regretter les spots rouges omniprésents, qui font des photos pas belles du tout 🙁

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Je suis sous le charme de Lisa depuis des années et c’est avec une réelle impatience que je voulais la découvrir live. Elle ne m’a absolument pas déçu et j’ai énormément aimé ce concert. Même s’il est indéniable que la jeune demoiselle a quelques manières, on va mettre ça sur le compte de la maternité à venir. Et, à aucun moment ses manières n’ont gâché le spectacle. Au contraire, cela a apporté selon moi un peu d’émotion et de fragilité.

Etiqueté par Ysabel :

La salle de L’Espace Julien sera assise ce soir pour le concert de Lisa Ekdahl, qui va jouer en direct, sans première partie. La scène est donc prête pour la recevoir, avec un décor simple et sobre : un piano noir trônant au milieu des autres instruments et qui parait immense dans les raies de lumières qui dardent le rideau de fond. Le public, lui, se met en place calmement et petit à petit … On se doute bien qu’on ne va pas pogoter ce soir !

Les musiciens de la belle Lisa font leur entrée seuls dans un premier temps, commençant à jouer en l’attendant … Puis nous font une annonce en bonne et due forme pour saluer son arrivée. Elle apparait alors dans une robe à fleurs vaporeuse, mettant en valeur son joli ventre rond (et oui, au grand dam de ses admirateurs et amoureux transis, elle attend un heureux évènement) et coiffée d’un petit chapeau de paille. A tout cela, s’ajoute son timbre si clair, aux accents presque enfantins et les boys qui font les cœurs … On se retrouve quasiment dans un esthétisme à la David Hamilton. Ce n’est pas forcément désagréable en soit. Il a effectivement beaucoup de fraîcheur dans sa voix et elle sert à la perfection le répertoire jazzy un peu Broadway de ce début de set. Mais la jeune femme en fait des tonnes dans le style femme-enfant, avec beaucoup de chichis et de manières qui me donnent envie de la situer entre une Vanessa Paradis et une Arielle Dombasle pour ce qui est du jeu de scène. Mais bon, nous allons dire que c’est sa future maternité qui la titille.

Nous avons donc droit à de timides saluts, chapeau sur le cœur et yeux baissés après le premier morceau, vite contrebalancés par un petit air espiègle lorsqu’elle aborde Slow Knowing Smile par une intro siflée. Tout est fait avec une douceur et un charme indéniables. Par moment, elle écoute la musique avec délectation, sourire aux lèvres, jouant vraiment à fond la carte de la femme en fleur, tout en sachant donner de la puissance lorsque cela est nécessaire.

L’instant d’après, elle se porte aux côtés du piano, parle en musique avec beaucoup de poésie, semblant être entrée dans un tête à tête dont nous sommes absents avec son pianiste. Puis les musiciens se lâchent, elle les écoute sagement, assise sur sa chaise en fond de scène, comme une simple spectatrice. Le pianiste se fait trompettiste, le batteur guitariste (tout en gardant un pied sur sur sa cymbale) et le bassiste passe à la batterie. On en a la tête qui tourne !

Elle n’oublie pas de nous adresser quelques mots, nous expliquant que c’est son «Last show in France for me and my baby». La recherche musicale est indéniable, avec des mélodies toutes en subtilité jusque dans les reprises. Les rythmes, eux aussi, ne cessent de varier, nous offrant un set pétillant, qui peut aller jusqu’à du rock-jazzy, comme avec Now Or Never. Elle prend également des moments de pause, nous laissant entre les mains expertes de ses musiciens qui nous interprètent de belles chansons d’amour, puis revient les rejoindre en esquissant quelques pas de danse, un sourire épanoui et quasi permanent aux lèvres. C’est un jazz ludique, qui profite de toutes les ressources des instruments et des musiciens présents, avec toujours cette voix qui semble se promener de note en note, avec une incroyable légèreté. Quant aux garçons, ils ne cessent de jouer aux chaises musicales (c’est le cas de le dire !!) en véritables hommes orchestres qu’ils sont.

Elle les aime, nous le dit, et nous entraîne dans une magnifique ballade : Beautiful Boy interprétée avec une grande émotion, de sa voix toute en contrastes et en nuances, aidée par les boys qui prennent le relais. Au fur et à mesure, le concert prend vraiment une couleur un peu plus rock. Une dernière fois, c’est Mathias qui reprend possession du micro, avec une voix très haut perché, un peu à la Christophe Willem et un côté beaucoup plus variette auquel perso j’accroche moins. Mais Lisa Ekdahl nous revient bien vite, avec cette fois un petit bibi noir, pour nous interpréter une reprise de My Heart Belongs To Daddy absolument géniale. Avec trompette et renfort de drums. Cette version revisitée est vraiment parfaite et remporte un franc succès dans le public.

Nous finirons le set sur deux chansons magnifiques, maniant avec la plus grande subtilité les jeux des rythmes et de sa voix. Elle nous offre un dernier salut (toujours aussi emprunté, mais bon, on s’y fait) et nous laisse profiter du dernier bœuf des ses musiciens, qui s’en donnent à cœur joie et quittent ensuite la scène un par un … Nous laissant sur un dernier solo de batterie.

Vont ensuite venir les trois morceaux de rappel et le retour du petit chapeau de paille. Le chœur des garçons est vraiment hyper trognon et toute la salle rie aux paroles qui ont été changées et qui nous expliquent qu’il va falloir se quitter pour rentrer à la maison. Ils saluent tous à nouveau et c’est elle qui «rallume» la musique d’un geste de la main, pour un «Chuuut …» It’s Oh So Quiet qui me fait l’effet d’un merveilleux petit bonbon sucré, auquel suivra un Cry Me A River tout aussi savoureux. Toutes ces reprises de standards sont vraiment de toute beauté et interprétées avec un incroyable talent. Le public est hyper réceptif et cela est plus que mérité. Puis la future maman va nous quitter en nous souhaitant une bonne et douce nuit …

Composition

  1. Daybreak
  2. Give me That Slow Knowing Smile
  3. Nature Boy
  4. Don’t Stop
  5. Now Or Never
  6. Falling In Love Again
  7. Since You’ve Been Gone
  8. I Get A Kick
  9. Beautiful Boy
  10. Laziest Girl In Town
  11. Caravan
  12. Set My Love
  13. My Heart Belongs To Daddy
  14. How Can We Hang On To A Dream
  15. Love For Sale
  16. 1er Rappel : Come Rain Or Come Shine
  17. 17 – X It’s Oh So Quiet
  18. 18 – Cry Me A River

Date Limite de Consommation

  • Ce concert s’inscrit dans la tournée Vive La France qui se termine ce soir
  • Album défendu : Lisa Ekdahl  et the Olympia Paris (Live)

Site de Production

Site Officiel : http://lisaekdahl.com/

Ingrédients

  • Lisa Ekdahl : Chant
  • Thomas Hallonsten : Piano, Orge Hammond & Trompette
  • Josef Zackrisson : Basse, Batterie & Chant
  • Mathias Blomdahl : Batterie, Guitare, Piano & Chant

Remerciements

  • Marine @ Sud Concerts

Appellations d'Origine Contrôlée

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