Avis sur un show

18 juillet 2016

Muse @ Arènes (Nîmes)

Plug In Nîmes Baby !

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Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 4.0 - 2 votes
Pas d'Evaluation des internautes
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

3 morceaux, dans les crashs barrières des Arènes.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Ma première évocation, et même rencontre avec le groupe, s’est faite lors d’une chaude journée de l’été 2002, en me rendant au Festival Benicassim en Espagne. On m’explique alors, en voiture, que c’est un jeune groupe qu’il ne faut pas louper et dont les album Showbiz, ainsi que le récent Origin of Symmetry commencent à faire grand bruit en Europe ! Faisant avant tout la route pour y voir The Cure, je dois avouer que cette info rentre par une oreille pour en sortir par l’autre. Mais, la programmation voudra que Muse joue sur la même scène que mon groupe fétiche, et juste avant. Donc acte : j’écoute ce Live et je découvre ce groupe ! J’ai d’ailleurs trouvé le concert pas mal, Rock à souhait, avec une belle présence scénique, et y entendre par exemple Plug In Baby ou Bliss fut plus que sympathique ! Bon. Mais je dois également avouer que l’entrée des Cure sur Out of the World fut quand même pour moi un soulagement et fut surtout l’occasion de me rendre compte que Muse avait un très mauvais ingénieur du son, qui m’avait presque fait saigner des oreilles sans m’en rendre compte.

La petite histoire ne s’arrête pas là. Deux jours plus tard, The Cure joue au Portugal… Alors quitte à avoir fait la moitié de l’Europe pour les précédentes dates festivals du groupe, me voilà reparti en voiture pour le trajet Espagne -> Portugal, pour la dernière date estivale du groupe de Crawley. Et qui retrouvons-nous juste avant mes anglais préférés ?! Muse bien sûr !! Et si cette fois, je trouve le son un peu plus équilibré, j’avoue que la fatigue d’un mois de Juillet hors norme et les petits roupillons en voiture depuis quelques jours auront raison de moi : pour la première fois de ma vie, me voilà en train de dormir sur au moins la moitié du concert de Muse. Mais je soupçonne également les cigarettes de mes voisins portugais de ne pas avoir été qu’à base de tabac… Ceci n’aidant pas !

Voilà. Depuis 2002 et ces deux expériences, je n’avais plus revu le trio en concert. Même si j’ai toujours sagement acheté leurs albums, que globalement j’aime, même si ponctuellement je trouve la production et les accords un peu trop pompeux. Je suis donc comme un fou avant ce concert de Nîmes, car j’ai définitivement envie de les voir et de balayer ces impressions passées, où de toute façon The Cure occupaient 110% de mon âme !

La session photos sera un pur bonheur : ça joue bien, ça vie sur scène, ça envoie du petit bois en son et lumière et, ma foi, je prend mon pieds. Je pars donc heureux après mes 3 titres. Je sais que j’ai de bonnes photos et que plus de temps dans les crashs n’apporterait pas grand chose. Je peux alors sagement retrouver ma place dans le bas des tribunes et pleinement profiter du spectacle. Mon premier constat sera pour le show lumère : mon dieu que c’est beau ! De mémoire de concert aux Arènes, je crois que c’est le plus beau. Et, toujours de mémoire de mes Arènes, je crois aussi que c’est un des plus beau public, si ce n’est le plus beau. Il titille celui de Depeche Mode, mais je le sens encore plus chaud, plus communicatif et donc plus heureux ! Et puis : je kiffe la musique. Je crois que, grosso modo, mon adrénaline d’après session photos retrouve un taux acceptable et je m’ouvre pleinement aux sons pendant The Handler, où le mariage son et effet vidéo est au summum, se permettant de me faire penser au sublime Closer de Nine Inch Nails à Rock En Seine. Et j’en profite au maximum ! Je crois qu’alors je pense vivre l’un de mes plus beaux concerts. De toute façon, quand vous voyez les références aux autres groupes dans cette chronique, nous sommes plus qu’en haut du panier pour moi !

Mais, sans vraiment m’en rende compte et un peu sournoisement, je commence vers la seconde moitié du concert à m’ennuyer. Je suis incapable de savoir pourquoi, car la musique est toujours top, le public fabuleux et le show hors normes, mais rien à faire : je décroche tout doucement. Bon, je n’en serais jamais à m’ennuyer ferme mais, pour autant, je m’éloigne des vibrations. Je me dis alors que ce n’est peut-être pas un hasard si en 2002 j’ai aussi décroché.

J’avoue que je suis sorti perturbé de ce concert car, très sincèrement, je ne comprends pas ce feeling. Je me suis passé, quelques jours plus tard, un ou deux albums sur la platine pour une écoute attentive et j’ai aussi décroché au bout de quelques morceaux. J’aurai tendance à croire que, sur la longueur, la voix un peu monocorde de Matthew Bellamy, ou leur Rock ambitieux et peut-être un peu fouillis me déstabilisent. Je suis pourtant un habitué du Rock Progressif avec Steven Wilson, King Krimson ou Pink Floyd, ce n’est donc pas qu’une musique « savante » qui me fait peur ! Non, vraiment, c’est étonnant. D’autant plus que, pris séparément, j’aime tous les morceaux !

En préparant cette chronique et en visionnant les innombrables vidéos du concert, un constat en tout cas s’impose : c’était un sacré bon concert et purée que c’était beau et puissant ! Le problème c’est donc moi, et pis c’est tout, et c’est pas grave 🙂

Etiqueté par Ysabel :

Après le départ de Tom Odell, c’est une véritable fourmilière de roadies qui s’agite pour mettre en place la scène de Muse. Avec, entre autre, un mur de panneaux mobiles qui laisse présager un gros light show et de beaux visuels (c’est bon ça !). Derniers réglages opérés par de petits bonhommes perchés tout en haut. Le tout devant un public qui s’impatiente joyeusement (j’adore voir toutes ces préparations). Nous avons même droit, pour patienter dans la bonne humeur, à une clappe islandaise du plus bel effet… Chose devenue courante dans les Festivals depuis son apparition sur les stades de foot de l’Euro 2016.

Impressionnante d’ailleurs cette scène vide. Un mur noir fait de blocs et une énorme batterie … Point barre. Et là, Bim : tout avance comme par magie. Ah ouais ! C’est bien parti !! Tout le monde debout et la fosse déjà en train de sauter sur place. Images d’eux décomposées en fond. Jeux de noir et de blanc. Ils sont esthétiquement vraiment trop beaux. Le son est fabuleux. Et les Arènes déjà sont totalement en ébullition.

« Bonsoir Nîmes ! » Et voilà Matthew Bellamy qui nous fait couiner au diapason de sa guitare. Il y a déjà une incroyable ambiance de folie et nous ne sommes qu’au troisième morceau … Ce public, ce spectacle, c’est juste monstrueux. Tout autant que de voir ces Arènes chanter en chœur, sourire aux lèvres et aux anges. Les musiciens se détachant en ombres chinoises devant les panneaux lumineux. Le manche de la basse de Christopher Wolstenholme s’éclairant… Nous sommes plongés dans une ambiance de malade, médusés que nous sommes à les regarder tous les trois de dos, face à la batterie de Dominic Howard. Devant des jeux d’écran magnifiques, alternant lumière et images décomposées ou non. C’est tout simplement somptueux. En totale osmose avec leur musique. Bellamy à présent tombé sur les genoux, guitare au poing… Sans doute un des plus beaux shows que je n’ai jamais vu. Et, de plus, dans le plus beau des lieux de concert pour moi. La musique y prenant tout naturellement possession de l’espace.

Chaque premières notes de chaque morceau sont saluées par des cris et des applauses. Alors qu’eux t’envoient tout cela comme une évidence. Avec les lumières qui balayent les gradins d’immenses rosaces … Perso, je suis carrément fascinée. Fascinée par cet écran qui nous renvoie l’image d’un marionnettiste géant qui semble vouloir se jouer d’eux … Ce qu’il est beau, encore une fois, cet accompagnement de The Handler ! Je ne sais même pas comment font ceux qui dansent, parce que perso j’en suis incapable tant je suis bouche bée. Ils sont envoûtant. Et lorsque Bellamy se met à nous faire le petit oiseau en introduction de Undisclosed Desires, ce sont toutes les Arènes au grand complet qui réalisent ce qui me parait être un océan de bras levés, devant un batteur debout et un chanteur qui s’amuse à suivre le mouvement de la vague.

Tous les éléments du Rock sont omniprésents. Solos de guitare de tous les diables. Ambiance lumières à raz de terre. Des duos batterie/basse à tomber. Des poses dos au public pour faire monter la sauce, quand ce n’est pas Bellamy qui arpente la scène, guitare dans le dos… Avec eux tous apparaissant comme des centaines de silhouettes qui se démultiplient sur les écrans, toutes là rien que pour nous.

Petit blanc en milieu de Set … Ch’tit problème technique ?! Je ne sais. Mais c’est en tous cas l’occasion d’un bien joli « HoHoHooo », juste avant qu’ils ne nous offrent une atmosphère à la fois spatiale et féminine de toute beauté. Très beau encore une fois. Bon, après, il faut reconnaitre qu’on regarde presque plus les images sur les écrans qu’eux. Mais qu’importe ! Dans un espace aussi grand que les Arènes de Nîmes, il n’y a rien de tel pour faire le spectacle et j’adore. Surtout à les voir ainsi se noyer dans la fumée bleue de Dead Inside.

Nouveau moment de blanc … Bizarre. Très long cette fois, en plus. Et meublé par Christopher Wolstenholme dont le manche de la basse s’allume de rouge. C’est alors que nous allons devoir la suivante à un méga fan du premier rang, qui agite depuis un moment sa pancarte « Assassin Please » (merci à lui !), dont le démarrage nous rassure quand aux bon fonctionnement de tous les appareils (on a eu peur ma foi). Mais non, ça repart bien. Et grandement même. pour ensuite enchainer sur un Starlight au début duquel Matthew Bellamy lâche carrément sa guitare, sans doute pour sauter dans tous les sens plus à son aise et faire chanter le public en lui tendant son micro à bout de bras. Avec à nouveau d’énormes ballons emplis de confettis que tout le monde rêve joyeusement de voir exploser, comme pour le concert de Mika l’avant veille, dans une fosse transformée en terrain de jumping géant.

Intro douce et sifflée … Nous voilà sous la bienveillante voie lactée de The Globalist et de sa guitare à écho galactique … Magique. Tout en plénitude et en petites lumières allumées dans le public, avant que ne commence la bataille interstellaire, qui va ainsi monter sur nous en grondant. Avec introduction en douce d’un piano que je n’ai même pas vu arriver sur scène, devant le spectacle d’un paysage, ou plutôt d’une planète désolée, en pleine rédemption, sous le regard salvateur d’une déesse blanche. Puis les blocs du mur d’images se désolidarisent sur une musique d’église … Un peu space et surtout légèrement trop long à mon goût, mais sans doute à prendre comme une métaphore musicale.

On enchaine alors sur les 3 derniers morceaux. Sans doute le rappel, mais sans sortie et sans salut. Avec, pour commencer, un Uprising repris par un public qui va même chanter seul le premier refrain, le faisant ainsi tourner à la grand messe, poings levés en cadence pour suivre celui de Bellamy. Nous nous retrouvons alors baignés de lumière et de confettis. Prêts à profiter de la dernière qui commence dans une ambiance de Far-West, avec l’introduction à l’harmonica de Il Etait Une Fois Dans L’Ouest (Man With HarmonicaEnnio Morricone), mais suivi par une reprise plutôt genre Pop-Electro (manche de la basse devenu vert). Le tout suivi par un dernier Jump général, leurs images nous faisant une sorte de haie d’honneur. Avec les paroles « No Ones Gone To Take Me Alive » qui défilent mot par mot sur l’écran. Dominic Howard debout pour les dernières frappes. Fin cash de chez cash, du coup saluée par quelques sifflets de déception (et oui, quand le rappel n’est pas bien marqué, ben on a l’impression qu’il n’y en a pas 😉 !) Mais cependant la sensation d’avoir assister à un sacré putain de concert !!

Composition

  1. Psycho
  2. Plug In Baby
  3. Interlude
  4. Hysteria
  5. Resistance
  6. The 2nd Law : Isolated System
  7. The Handler
  8. Undisclosed Desires
  9. Supermassive Black Hole
  10. Munich Jam
  11. Madness
  12. Dead Inside
  13. Assassin
  14. Starlight
  15. Time Is Running Out
  16. The Globalist
  17. Uprising
  18. Mercy
  19. Knights Of Cydonia

Date Limite de Consommation

  • Ce Concert s’inscrit dans la tournée Drones Tour.
  • Album défendu : Drones

Site de Production

Site Officiel : http://muse.mu

Ingrédients

  • Matthew Bellamy : Chant & Guitare
  • Christopher Wolstenholme : Basse
  • Dominic Howard : Batterie
  • Morgan Nicholls : Clavier, Machine & Guitare

Remerciements

  • Juliette & Florence @ Adam Concert

Un de nos Instagrams de la Soirée

concertsenboite

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