Avis sur un show

07 juillet 2015

Charles Pasi @ Pavillon de Grignan (Istres)

Quand tout le monde veut devenir un cat !

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Chronique

Etiqueté par Arnaud :

C’est un grand plaisir que de voir renaître le Festival des Nuits d’Istres, après une année d’absence ! Un Festival où l’on peut se rendre à pieds de la maison, c’est déjà forcément super, et encore plus lorsque c’est pour revoir Asaf Avidan, comme ce soir.

Mais pour le moment, c’est Charles Pasi et son groupe qui investit la scène. Une gueule de p’tit minet, une voix de vieux matou (faute à un lendemain de cuite) et 4 aristochats pour l’accompagner : voilà donc un concert bien félin 🙂 !

Charles Pasi revisite à merveille le Blues : c’est beau, intense et passionnant. On ne voit pas le temps passer et les morceaux défilent dans un vrai bonheur partagé entre la scène et le public. Mais voilà très vite le dernier morceau, un espèce de boeuf où chacun change d’instrument pour tous finir sur la batterie, puis autour d’un micro, sous des tonnerres d’applaudissements !

Très belle découverte !

Etiqueté par Ysabel :

Première soirée du Festival des Nuits d’Istres, par une très chaude soirée … Cadre toujours aussi bucolique, avec cette scène installée dans les jardins du Pavillon de Grignan. Seule petite ombre au tableau : justement une scène très très haute, qui arrive, au mieux (pour les plus grands), au front de ceux qui ont choisi de rester debout … Un peu limite pour bien profiter de l’artiste. Mais ne boudons pas notre plaisir, puisque que voici qu’entrent en piste une fine équipe au look un peu Caf’Conc, Charles Pasi en tête (et pas Passi comme écrit sur les affiches en ville !)

Premier morceau siffleur, au Folk Old School … Harmonica et clappe qui ne se fait pas prier … Voilà un joli brin d’ambiance qui s’installe très vite, pour une musique hyper enjouée, gaie et entrainante. Je sens que ça ne va être que du plaisir !

Très vite, il s’excuse pour sa voix, selon lui, pas au mieux de sa forme, résultat d’un épique enterrement de vie de garçon la veille : « Soit je perdais un pote, soit j’allais avoir honte devant vous ! » Et comme c’est un ami sur lequel on peut compter semble-t-il, le sacrifice lui a paru inévitable 😉 Perso, j’aime beaucoup ce timbre un peu cassé et franchement sexy, tout à fait assorti au beau gosse à qui il appartient (il faut bien dire ce qui est) et qui va plus que bien avec le Blues-Jazzy de son répertoire. Avec ça, il occupe en plus la scène d’une charmante nonchalance, accompagné de son harmonica qui prend un accent presque gouailleur, juste avant le premier solo hyper maitrisé de Fading Picture.

A chaque reprise, les instruments se lâchent, accompagnés des cigales … Ça, c’est le petit plus des festivals en plein air du Sud de la France. Par moment, les morceaux semble appartenir à un univers un peu plus sombre et prenant qui leur va tout aussi bien.

Tout le monde va-t-il bien ? Tant mieux, puisque voilà l’histoire d’un type qui sort avec une jeune fille et qui préfère tout de même sa mère. Mais attention, il ne faut rien voir d’autobiographique dans cette Mama Song. Ça peut juste arriver ! J’adore ce petit côté pince sans rire. Il se balade micro en main à présent. L’harmonica devient effréné et l’ensemble des instruments le suivent sur son train d’enfer … Définitivement une musique qui a et qui donne la pêche. La fumée commence à envahir la scène. Les lumières prennent le relai du jour. Et c’est au tour du clavier de faire sa petite démo, en mode orgue Hammond.

Il va ensuite rester seul, juste armé de son harmonica fétiche, toujours au son des cigales. Mais très vite, on ne perçoit plus le crissement des petites ailes travailleuses pour ne plus entendre que la clappe d’un public ravi de cette performance peu banale (pas si courant d’oser le solo 100% harmonica). Il se transforme en une vrai locomotive. Puis son comparse bassiste vient se poster à côté de lui, faisant vibrer sa main gauche dans sa direction, pour encore plus marquer la virtuosité de la chose. Parce que, sincèrement, il faut reconnaitre que certains des sons produits paraissent effectivement incroyables ! Tous reviennent alors, le batteur passé au cajòn, pour nous interpréter un petit bijoux de fantaisie : un savoureux medley de Michael Jackson tout en digressions, de ABC à  Billie Jean, en passant par Thriller, Human Nature ou Beat It … Le jeu autour de moi devant rapidement de trouver le bon titre en premier. Franchement, juste une géniale idée, qu’il termine par une nouvelle pirouette : « Merci. C’était un florilège de nos meilleurs titres ! »

Reste à nous proposer une chanson au titre provisoire de Nevrotic. Mais il semblerait que toute autre proposition soit la bienvenue 😉 L’histoire d’un mec qui devient casse couilles après quelques consommations dans un bar … Et encore une fois : pas du tout autobiographique ! Par contre, il annonce être preneur d’un autre intitulé, si on a une idée. Pourquoi pas. Sympa le titre participatif. Mais pour la musique : surtout qu’il ne change rien. C’est très jazzy, tout le temps dans la rupture de rythme et dans la maitrise incroyable de l’harmonica. Sans oublier un final de folie !

Veux-t-on chanter, danser et frapper dans nos mains ? Alors c’est maintenant ! Ils viennent tous les cinq prendre place autour des micros, en devant de scène et, comme annoncé, nous n’avons plus qu’à participer … « Dance, Sing, Clap Your Hands » tourne en boucle (au moins, c’est un titre qui annonce bien la couleur !). Puis c’est un doux bordel sur scène, avec Charles qui passe à la batterie, laissant Sébastien au chant … Bref : ils s’éclatent. Ils passent à 2, 3, 4 et même 5 batteurs, pour un résultat à la fois très rigolo et très bon. Franchement, perso, je trouve qu’ils mettent le feu et il semble que je sois loin d’être la seule à le penser, puisque cet exercice de style extraordinaire leur vaut une bien belle salve d’applaudissements … Ce qui va les amener à terminer tous autour d’un seul et même micro cette fois, à frapper leurs baguettes au-dessus de leurs têtes.

Bon et bien je crois que nous voilà fin prêts pour Asaf Avidan à présent !!

Composition

  1. Too Many Friends
  2. Fading Picture
  3. A Man I Know
  4. Mama Song
  5. Little Love
  6. Solo Harmonica & Medley Michael Jackson
  7. Nevrotic
  8. Clap Your Hands

Site de Production

Date Limite de Consommation

  • Album défendu : Sometimes Awake

Ingrédient

  • Charles Pasi : Chant, Guitare & Harmonica
  • Joseph Champagnon : Guitare
  • José Ramon Cabrera : Clavier
  • Sébastien Levanneur : Basse & Contrebasse
  • Francis Arnaud : Batterie & Cajòn

Remerciements

  • Laurent @ Istres
  • par

    09 décembre 2010

    Photo du concert

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    Et bien, c'est finallement sans rien connaître que je me retrouve vers 21h00 dans cette belle salle de l'Espace Julien. Je vous passe le déplacement au milieu des montagnes de poubelles de Marseille, qui vont ...

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    Un batteur un peu jazzy, accompagné un bluesman à la voix pleine de Jack Daniel's : voilà qui est parfait pour passer une bonne soirée. Et c'est d'ailleurs dans cet état d'esprit que je profite de ce début ...

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    Charles Pasi, une superbe découverte et une excellente 1ère partie pour mettre le feu au public avant l’OVNI Asaf Avidan !
    J’ai tout simplement adoré ce jeune et ses musiciens! L’harmonica, joué avec autant de talent, transporte et donne la pêche ! Définitivement j’ai adoré!
    Ravie d’avoir découvert Charles et ses acolytes !