Avis sur un show

15 mars 2012

Les Robertes @ Espace Julien (Marseille)

Bienvenue au Cabaret de toutes vos foooliiies !

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Conditions de mise en boîte

Librement dans la salle, en n’ayant pas réussi à éviter de la Vodka Orange sur l’appareil et la frénésie des premiers rangs : c’est que c’est intense un concert des Robertes et on devient reporter de « guerre ».

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

On va être honnête : C’est destroy, c’est burlesque et c’est festif. J’aurai tendance à dire que la musique est presque secondaire, sans pour autant dire qu’elle ne soit qu’une excuse au délire.

J’ai pas mal accroché au show. J’ai retrouvé quelques relents Cold Wave genre Siouxsie & The Banshees, mais ce fut fugace et vite remplacé par du Punk à la Sex Pistols et deux secondes plus tard, c’est du Raoul Petite : En résumé, Les Robertes sont indéfinissables et incomparables.

Etiqueté par Ysabel :

Après le set de déménageurs de pianos soviétiques que nous a proposé Elektrolux, la scène se prépare à recevoir un groupe annoncé comme plus que délirant par un certain photographe-écrivain de mes amis. Enfin, qui faisait partie de mes amis devrais-je dire, avant de m’avoir posé un lapin ce soir et surtout après m’avoir promis une soirée complice pour l’écriture d’une chronique à quatre mains (enfin à deux, selon son point de vue) … Bref un gros lâcheur, il faut bien le dire. Mais bon, pas grave. Je vais juste ne jamais lui pardonner, mais c’est tout 😉

C’est donc seule que je vais devoir vous parler des Robertes. J’avais déjà repéré Mathilde, la chanteuse, qui trainait un peu devant le Bar de l’Espace Ju pendant le premier set, mais elle n’avait pas encore revêtue son habit de lumière. Et c’est peu de le dire. Parce que lorsqu’ils font leur entrée tous les quatre, le dress code est simple : manteaux d’après guerre pour eux et tenues très légères pour elles. Pour un peu, on se croirait revenus sur la scène de Cabaret (du mois dernier au Dôme). Ils sont à fond dans le décalage trash. Perrine porte fièrement sa sangle guitare par dessus un soutien gorge rouge en dentelle et Mathilde, quand à elle, ressemble à un drôle d’oiseau, toute emmitouflée dans ses plûmes. La mise en scène est à la fois chiadée et délirante. Tout y est théâtralisé. Et il faut dire qu’elle fait son effet avec son truc en plumes, ses bas à coutures légèrement filés et son mini short pailleté … Sans oublier les petites lampes derrières eux qui finissent de planter le décor.

Mais la mise en scène n’est pas la seule chose qui soit déroutante. Il y a aussi la voix de Mathilde, à moitié rauque, qui descend aussi bien dans les graves qu’elle ne monte dans les aigües … Bon parfois au détriment de la justesse, mais je pense que c’est le côté déjanté qui est recherché. Les textes mélangent parfois le français et l’anglais. Elle semble en permanence emportée par leur musique aux accents Post Punk, qui l’entraine dans une drôle de pantomime d’un autre monde.

«C’est le moment d’enlever une couche … Aller tout le monde !!». Et ce sont ses plumes qui tombent, laissant apparaître un col roulé plutôt sage, qui dénote de manière amusante avec le reste. Mais on a aussi droit un strip-tease de Fabz, qui fait glisser langoureusement ses bretelles. Bref, la folie continue. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, Mathilde remonte son pull au-dessus du nombril. Elle joue avec le public, minaude un instant et se met à bouger dans tous les sens quelques minutes après. Elle balance ses chaussures … Est-ce qu’à la fin du set, elle enlève le bas ?!! En tout cas elle passe son temps à titiller et chahuter le public pour qu’il ouvre les hostilités et les accompagne dans leur effeuillage.

La musique est assez entêtante, avec toujours une ligne de batterie très présente et une basse qui martèle. Ça part pas mal dans tous sens. Ce n’est pas forcément structuré et on s’en prend plein les oreilles, mais il est indéniable que l’ambiance a gagné le public. La chaleur entre dans les corps et dans les esprits. De plus en plus de danseurs occupent à présent l’espace laissé devant le bar et cette petite salle donne vraiment la sensation de les avoir pour nous tous seuls, en concert privé. Quand ça s’emballe sur scène, on croirait voir de petits soldats ou des marionnettes qui ont pété les plombs et les ondes de choc se propagent jusque dans le public pour déclencher des pogos endiablés. Résultat : ça marche, tout le monde commence à se déloquer !!

Mathilde est totalement déchainée. Elle se met à hurler des onomatopées au paroxysme de la transe. Selon les moments, la musique devient psyché ou lascive. Ça danse tout et n’importe quoi. On ne peut qu’être emportés par ce raz de marrée. Les morceaux se font de plus en plus longs et, jusqu’à la fin, les œillades de la belle tiennent tout le monde en haleine. Mais lorsqu’ils quittent la salle en fin de set, ils ne nous trouvent pas assez méritants pour nous faire la grâce de revenir : «Pas assez de cris … Bonne nuit les Petits et Au revoir !!» Non, déconnez pas … Vous êtes pas assez méchants pour faire ça !!

Alors quand ils reviennent, on leur prouve qu’on est à la hauteur. Ils envoient la purée et un pogo délirant commence. La folie est à son comble. On a même droit à une pluie de confettis dorés lancés depuis le balcon pour le dernier morceau (mais oui, c’est qu’on donne dans la poésie Messieurs Dames … La poésie trash mais la poésie quand même !) et on entame une dernière danse pour terminer la nuit en beauté. Quelle soirée !!

Composition

  1. Balloon Bird
  2. White Water
  3. Let’s Play
  4. Holy Rock
  5. Ocean Of Eggs
  6. White Light
  7. Satan
  8. Darkcity’s Princess
  9. Jack Hollow
  10. Biscuit And Cramyboy
  11. Two Chairs
  12. Wanna Get In Your Bed
  13. 1er Rappel : Stark Raving Mad
  14. Cowboy Blue
  15. Jazz Point Conne
  16. Rich

Date Limite de Consommation

  • Album défendu : Ames sans Slip s’Abstenir

Site de Production

Site Officiel : http://www.lesrobertes.com/

Ingrédients

  • Mathilde Vandendorpe : Chant & Guitare
  • Perrine Turiez : Guitare
  • Fred Nief : Basse
  • Fabien Cartalade aka Fabz : Batterie

Remerciements

  • Stephan @ ConcertAndco
  • Sonia @ Espace Julien

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  • VA:F [1.9.22_1171]
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    Les photos sont superbes et retrace le concert avec ses lumières et l'ambiance On entend les photos chanter  Bravo et le commentaire est bien fait Ayant moi même été au concert avec mes 56 ans et la musique des années 80 j'ai trouve cette musique géniale,cette mise en scène superbe et amusante  cette ambiance qui me donne a revenir sur des concerts En tout cas bravo au talent de journaliste et photographe ( PS je suis photographe évènementiel et professionnel depuis 30 ans) Bonne continuation et je donne le lien pour montrer vos articles a mes amis et connaissances 
     Photo Marie 83 

    • VA:F [1.9.22_1171]
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       Merci infiniment pour ce touchant commentaire !
      C'est un vrai boost à notre moral que de lire de tels gentils mots !

      Si besoin d'un second photographe pour des évènements, penser à moi 😉 suis pas pro, mais me débrouille même en temps de guerre dans un premier rang de Robertes 🙂