19 juillet 2018 à 20:05

Etalagiste : •

Un dieu chez lui : NIN à l’Olympia

Chronique

Etiqueté par Arnaud  :

On rentre à peine de Londres et de notre concert au Royal Albert Hall, que déjà on enchaîne le soir même avec celui de l’Olympia. Nous avons a une dizaine d’heures pour recharger nos batteries … largement assez 🙂 Et rendez-vous devant la salle une grosse heure avant l’ouverture. C’est le temps nécessaire pour retrouver nos amis et partager un verre. Ce sera une citronade pour moi, sous les sarcasmes de mes « amis » : c’est que ce soir je veux être parfaitement clair et bouffer ce concert des yeux et des oreilles.

Ayant choisi d’être en mezzanine et ayant eu la chance de dégainer assez vite, nous sommes pas mal placés à l’étage. Y’a plus qu’à attendre… en voyant Lou Doillon prendre aussi place quelques places devant nous ! Cette demoiselle a bon goût 😉

Et l’attente sera d’autant plus longue, qu’il faut encore supporter la même première partie qu’à Londres. J’ai vraiment essayé d’aimer et de me plonger dans leurs mélodies ! Mais ce n’est pas possible : au bout de trois titres, j’ai l’impression de toujours écouter la même chose et malgré les vidéos qui anime le fond de scène, ça manque incroyablement de vie. Heureusement, leur Set est assez court.

Passons maintenant au coeur du sujet, à savoir cette seconde prestation de Nine Inch Nails !

Mes poils s’hérissent avant même de voir le groupe : j’entends Pinion en musique de fond. Il ne m’en faut pas plus ! Ce court titre, d’une brutalité animale et primitive, introduit généralement un autre titre violent. Je pense par exemple à Terrible Lie pendant Woodstock 94, ou Mr Self Destruct sur la tournée 94. J’avoue que je pensais avoir ce genre de suite, ce qui m’aurait fait illico démonter mon siège de plaisir 🙂

Mais, et c’est une première surprise, c’est plutôt avec un morceau rare et lent que Trent et sa bande arrivent sur scène : Me, I’m Not. Ce titre de plus de 10 ans colle parfaitement avec la production actuelle et, ma foi, c’est une belle entrée en matière.

La surprise continue avec ensuite Sanctified. C’est la version Live revisitée depuis 2013. C’est trippant avec cette grosse basse, bien que toujours sur un tempo lent. La fosse est tranquille, c’est Tea Time avant le Rush…

Le calme s’arrête net avec la tempête de Wish. Je sais pas vous, mais moi avec ce titre de l’album Broken dans les oreilles, je suis capable de combattre à main nu un éléphant ! Alors je serais surement écrasé, mais j’aurai tout donné pendant 4 min. C’est ce que je constate dans la fosse, où c’est maintenant franchement la guerre ! Perso, je saute un peu de partout, mais avec classe – je suis en mezzanine – et je sais que mon moment fosse sera pour le round 3, à Berlin.

Letting you ensuite ne sera pas non plus de tout repos, ni même le relativement rare Burn.

Nous retrouvons ensuite la colonne vertébrale de la tournée, axée sur les nouveaux titres et avec Piggy en introduction et Reptile encore au milieu, pour bien nous retourner. Cette fois j’en profite vraiment pleinement et je me prends une bonne baffe auditive et visuelle. Ces 8 titres Electro-Indus s’enfilent comme autant de perles sur le collier de mon âme. Je retiens ce super jeu d’ombre et de lumière sur God Break Down The Door (ce même effet sera utilisé sur Copy A à Berlin). Même avec peu de matos, le groupe sait avoir une scénographie  à vous scotcher. Je retiens aussi Shit Mirror avec Robin au chant : plus Indus et Punk que ça, tu meurs !

La fin de cette partie, avec Find My Way, est probablement la plus belle descente possible, tant ce tempo lent est hypnotique. De plus, cette mélodie aussi simple que parfaite met en avant la voix magistrale de Trent. J’en frémis encore. Comme on le dit de Scorpions : ce sont les groupes « Hard » qui sont capables des plus belles balades !

I’m Afraid of Americans nous sort de notre stupeur et nous envoie ce qu’il faut de bonnes ondes bowiennes. Ne pas oublier que Trent est producteur de ce morceau et aussi présent sur le clip. On ne sait donc plus si c’est vraiment une reprise. Le seul doute que l’on ne peut avoir, c’est sur la beauté du morceau !

La fin du Set passera trop vite. J’en retiens la longue impro d’Atticus sur The Great Destroyer ; peut-être même trop longue. Et Head Like a Hole annonce la fin du Set. Le dernier moment où il faut lâcher le peu de jus qu’il reste. La fosse s’en donne à coeur joie. Faut les voir sauter de partout !

The Day the World Went Away est un titre plus que parfait pour un début de rappel, avant l’habituel et le toujours aussi triste – mais magique – Hurt.

Et puis voilà, c’est fini… Et il faudra attendre une semaine avant le dernier round à Berlin. Que du bonheur quand même !

Composition

  1. Pinion / The Eater Of Dreams
  2. Me, I’m Not
  3. Sanctified
  4. Wish
  5. Letting You
  6. Burn
  7. Piggy
  8. The Lovers
  9. Reptile
  10. Shit Mirror
  11. Ahead Of Ourselves
  12. God Break Down The Door
  13. The Background World
  14. Find My Way
  15. I’m Afraid Of Americans (David Bowie)
  16. Only
  17. Less Than
  18. The Great Destroyer
  19. Burning Bright (Field On Fire)
  20. The Hand That Feeds
  21. Head Like A Hole
  22. Rappel : The Day the World Went Away
  23. Hurt

Date Limite de Consommation

  • Concert dans le cadre de la tournée Europe 2018
  • Album défendu : Not the Actual Events – Add Violence – Bad Witch (3EP en 8 mois !)

Site de Production

Ingrédients

  • Trent Reznor : Chant, Guitare & Clavier
  • Atticus Ross : Machines
  • Robin Finck : Guitare, Clavier & Chant
  • Alessandro Cortini : Basse,Guitare & Clavier
  • Ilan Rubin : Batterie, Clavier & Guitare

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