06 juillet 2018 à 10:48

Etalagiste : •

RAH pour NIN !

Chronique

Etiqueté par Arnaud  :

Faire un aller-retour en Eurostar et une nuit blanche à Londres pour aller voir Nine Inch Nails, juste avant sa date parisienne… Putain, je revis mes 22 ans et toutes mes folies The Cure ! J’ai beau avoir doublé en âge, je n’ai donc pas vraiment changé ! Et je ne sais pas si je suis un fou, mais aller voir mon groupe fétiche dans la Mecque des salles européennes, c’est un peu un passage obligé quand on peut se l’autoriser.

Il a été plus que rude d’obtenir les deux sésames. Il en a fallu des clics et des refreshs sur le site du Royal Albert Hall avant que je puisse avoir mes deux places (séparées qui plus est, impossible d’en avoir côte à côte !). Et elles sont en catégorie Hospitality-Reception… aucune idée du en quoi ça consiste, mais qu’importe, du moment que ça permet d’y être, de voir et entendre Dieu et sa bande.

Si on passe rapidement la galère de l’Eurostar, avec une évacuation de la zone suite à une alerte pour colis dangereux, nous arrivons à la bonne heure devant le Royal Albert Hall. Je ne connais pas plus beau que ce bâtiment rond et son dôme. Mes poils commencent déjà à se dresser par reflexe, déjà impatients des vibrations à venir.

Un premier verre dans le bar sous terrain de la salle… qu’est-ce qu’on y est bien dans cet endroit feutré ! Puis on découvre enfin l’intérêt de la catégorie Hospitality-Reception, en étant emmené dans un salon privé où l’alcool est à volonté et les petites canapés, glaces et autres biscuits, à disposition. Tout est bon enfant et ce petit salon transpire la classe anglaise. Le concert est dans une bonne heure, je vide mon verre aussi vite que l’on me le remplit. Elle est pas belle la vie ?

On en profite même pour papoter avec deux américains venus en Europe pour 4 dates, avant 6 autres sur la tournée USA. Il y a donc plus fous que moi… ça rassure non ?! 🙂

Puis nous entrons enfin dans la salle pour profiter de la première partie. Deux titres suffisent à nous ennuyer. Le temps semble un peu long, mais on en profite pour regarder autour de nous et y voir des anglais comme on les aime : de tous âges et avant tout là à fond pour la musique. Personne ne juge personne et cette « english touch » est assez unique en Europe, justifiant en partie notre présence.

Le changement de plateau est assez rapide. Et c’est à présent Dieu qui se présente dans un quasi brouillard et des lumières plaquantes.

Placés vraiment de côté, nous ne profitons pas vraiment du jeu de lumières et d’ombres, mais nous avons une vue de profil privilégié sur Trent. Profitant un max de ce dernier qui use et abuse de ses positions fétiches, la jambe en arrière ou enroulé sur son micro … Mais qu’est-ce qu’on aime ça !

Le show est intense, violent. Le groupe est en pleine forme et ça fait plaisir. La fosse du Royal Albert Hall dégage une énergie folle et, de ma position privilégiée, je regarde tout ça avec attention. Je sais que je vais avoir droit à 3 rounds Live. Celui-ci est celui de l’observation, avec un taux d’alcool qui frise la sanction.

Mais pour tout dire, je sors un peu deçu du concert. Je trouve le show très électro et très tourné vers ses nouvelles productions. Et c’est un peu un comble de ma part, car quoi de plus normal que de venir défendre les nouveaux morceaux, en saupoudrant ici et là quelques vieilles pépites. Oui… Mais ce soir je crois que je n’avais envie que de vieux jus. Il est vrai que la partie The Lovers -> Digital m’a surpris et déstabilisé. Mais je n’oublie pas que j’ai aussi eu un Reptile enragé (rhaaa) et un monstrueux Survalism. Sans oublier cette si belle covers de David Bowie.

Je serais à présent préparé à cette partie centrale pour les concerts à venir et j’y serais donc mieux émotivement armé. Le problème ne vient que de moi ce soir… de toute façon un fan, c’est jamais content !

La vie est pleine d’ironie et de malice, et sait nous tapoter sur l’épaule pour nous rapeler à son bon souvenir. Puisque l’histoire veut que ce même soir du 24 Juin 2018, Robert Smith(avec ou sans sa bande, j’y comprends plus rien) jouait dans une petite salle londonnienne face à 2 000 personnes. A 22 ans, c’est pour lui que j’aurai fait des pieds et des mains pour être à Londres… Aujourd’hui, je rigole de reconnaitre quelques curistes à l’Eurostar, à l’aller ou au retour. En tout cas, je ne regrette pas mon choix de ce soir et j’espère qu’ils ont eux aussi aimé leur concert autant que moi le mien ! Et il est plus que probable que si nous avions inversé les rôles, il y aurait eu deux déçus 😉

Composition

  1. Branches/Bones
  2. Wish
  3. Less Than
  4. March of the Pigs
  5. Piggy
  6. The Frail
  7. The Lovers
  8. Reptile
  9. Shit Mirror
  10. Ahead of Ourselves
  11. God Break Down the Door
  12. Parasite (How to Destroy Angels)
  13. Copy of A
  14. I Can’t Give Everything Away (David Bowie)
  15. The Background World
  16. The Great Destroyer
  17. Burning Bright (Field on Fire)
  18. Digital (Joy Division)
  19. The Hand That Feeds
  20. Head Like a Hole
  21. Rappel : Survivalism
  22. The Day the World Went Away
  23. Hurt

Date Limite de Consommation

  • Concert dans le cadre de la tournée Europe 2018
  • Album défendu : Not the Actual Events – Add Violence – Bad Witch (3EP en 8 mois !)

Site de Production

Ingrédients

  • Trent Reznor : Chant, Guitare & Clavier
  • Atticus Ross : Machines
  • Robin Finck : Guitare, Clavier & Chant
  • Alessandro Cortini : Basse,Guitare & Clavier
  • Ilan Rubin : Batterie, Clavier & Guitare

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