Avis sur un show

06 décembre 2013

Keziah Jones @ Espace Julien (Marseille)

Captain Rugged ... Qu'as-tu fait de ton navire ?!?

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Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 3.5 - 2 votes
Pas d'Evaluation des internautes
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

Librement dans la salle. Je m’étais gentiment positionné en fond de fosse, sous les gradins.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Je connais Keziah Jones depuis 2007, par son album Black Orpheus sorti en 2003. J’ai eu l’occasion de le voir deux fois en concert, dont en première partie de Santana aux Arènes de Nîmes. Autant dire que je sais à peu près où je mets les pieds, même si je ne connais pas le dernier album.

Premier constat en entrant tôt dans la salle : Ça se remplit méga vite. Et, à peine Archie Sylvester sorti, la fosse est définitivement pleine ! Les marseillais savent qu’ils vont rencontrer un dieu du Funk et du Blues. Il suffit d’ailleurs d’entendre la clameur à l’entrée sur scène de ce sublime mec au charisme assez à part (je serais une femme que j’en serais amoureux) pour s’en rendre compte.

Mais même si je suis à fond, force est de constater que la première demi heure rame. L’ambiance a du mal à s’installer et Keziah est assez froid et distant. Je n’arrive pas à rentrer dans le concert, malgré les pépites présentes et passées. Je commence même à presque m’ennuyer et à subir le jeu de guitare, pourtant sublime, du nigérien.

Et puis je ne sais pas, après la fin de la première heure de concert grosso modo, le climat change du tout au tout et je commence à vraiment retrouver ce que je suis venu chercher : Du rythme, de la communion, du plaisir et des bonnes vibrations.

La fin du Set, malgré des soucis techniques, restera d’un très haut niveau, dont un sublime All Along the Watchtower parfait à la sauce Keziah.

Au final, je sors mi-figue mi-raisin.

L’impression est confirmée à l’écoute de l’album, quelques jours plus tard : Il sonne vachement bien et ce n’est pas les vibrations que j’ai eu en Live … Bizarre … (et au passage, fais chier d’avoir uniquement une version numérique dans la version deluxe avec la belle BD).

Etiqueté par Ysabel :

Archie Sylvester, notre poor lonesome cowboy de la première partie de soirée, quitte la scène … Et, après un « Oh Keziah bouge !! », Mister Jones fait son entrée : Tee-shirt blanc, feutre noir et lunettes de soleil. Grosse intro à la guitare, hyper efficace. Et pourtant, me vient le sentiment que cela commence un peu dans la facilité … A voir.

Chaque intro est une sorte de démonstration à la guitare. Le son est très très fort et cela semble mettre en transe le public, qui crie à chaque changement de rythme. Il est clair que la part est faite belle à la musique. Lui est déjà en nage et la salle déjà dansante. Il prend la pose et tourne sur lui-même, pour le plus grand plaisir des filles semble-t-il, et se retrouve au final super statique comparé à la vitesse des déplacements de sa main. Le bassiste répond à Keziah Jones en seconde voix, tout en zénitude flegmatique. Quant au batteur : C’est un vrai bon laborieux !

Lorsque la guitare n’est pas jouée, elle est frappée et accompagnée de déhanchements et autres marches dans le vide, toujours le sourire aux lèvres. Et quand les paroles se font onomatopées, que la musique se fait digression, le public est aux anges.

« Marseille est cool, Marseille est funky ! » Il introduit même un « People of Marseille » dans sa chanson, tout en faisant éclairer la salle (et forcément, cela fonctionne du tonnerre !) Et puis, guitare en bandoulière dans le dos, il se met à danser tout en chantant, avec effet garanti encore une fois.

Sixième morceau. Troisième serviette éponge. Il revisse son chapeau sur le sommet de son crane. Ses mélodies, d’inspiration Blues du Monde, nous baladent à travers la planète musique. Ses bras dégoulinent … Il fait une chaleur infernale (et je ne peux m’empêcher de penser qu’on va prendre cher en sortant dans le vent glacial de ce mois de Décembre).

On peut entendre les cris de plaisir des premiers rangs, pourtant je me demande où est le Funk ce soir … Tout ça est un peu plan-plan, même si techniquement il n’y a absolument rien à redire. Mais mon avis est sans doute très personnel, aux vues de la grand messe dansante que j’ai devant les yeux ! Ses messages de paix et d’amour sont salués par la salle. On entend « RIP Mandela … » Mais juste une question au passage : Pourquoi ne peut-on pas aller à un concert sur Marseille sans avoir droit à un « Allééééé » de stade de foot ?!?

Vers le milieu du set, il nous offre un petit passage solo, avec un très beau Million Miles From Home qui va s’avérer justement dans l’esprit Funk que je cherchais depuis le début (ce qui semble bien paradoxale finalement, puisque c’est au moment où il se retrouve seul en scène). Puis enchaine avec The Invisible Ladder, qui voit les deux autres musiciens revenir sur ses derniers accords. Lui fait une petite pause assise, la guitare mi-percu, mi-cordes. Un rythme très enlevé et un peu latino du plus bel effet, mais avec un Keziah Jones qui ne dégage pas des tonnes, étonnamment.

Il nous raconte le pitch de Nollywoodoo en rigolant, puis sort changer de tee-shirt (ce qui donne au batteur l’occasion d’un sympathique solo). Au final, il revient torse nu, drapé d’une sorte de cape rouge et une clope à la main, pour lancer une choré mains levées de gauche à droite et faire vibrer sa guitare comme jamais. Mais il ne semble pas satisfait du son de celle-ci et il la lâche pour nous faire son numéro micro en main, avec une voix de robot. Pour finir en duo avec la batterie !

Mais cette jolie pirouette va être, hélas, le point de départ d’un long moment de flottement pour cause de problèmes techniques. Lui plaisante avec le public, pendant que les petites mains s’affairent sur ses branchements. Plus de blabla, plus de cape et c’est reparti mon kiki … Enfin on veut y croire … Mais non, la guitare ne lui convient toujours pas et il finit par préférer s’en servir encore une fois comme d’une percu. Jolie digression tout de même (mais franchement un peu longue), pour pallier à ces problèmes … Ceci étant, toujours gérés avec le sourire.

Il enchaine pour meubler, mais ça commence à être longuet ces histoires de guitare, même si je dois reconnaitre qu’il assure comme un chef. Maintenant, il faut qu’on lui apprenne une chanson marseillaise (il ne sait plus quoi inventer) … Mais c’est trop compliqué ! Il joue avec sa guitare dans le dos et donne dans le grand n’importe quoi, à nous faire répéter tout ce qui lui passe par la tête … Alors c’est sympa comme tout et amusant, mais vraiment très très long comme intermède !

Enfin, le set reprend enfin avec Beautiful Emily et un public qui ne se fait pas prier pour continuer à chanter, comme il l’a fait durant cette petite récréation forcée. Et puis on continue sur ce son plus Rock, qui ne semble pas lui plaire plus que ça mais que, perso, j’apprécie beaucoup plus en fait … Comme quoi 😉 !

Et puis voilà qu’il recommence avec cette guitare dont il ne veut plus … Et franchement, moi je commence à en avoir raz le cul, parce que cela ne fait que casser le rythme et nous empêche d’entrer une fois pour toute dans le set. Mais lui, cela ne le dérange pas : Il en profite pour nous causer ! Bon, Ok. Mais ça commence à franchement tourner en rond. Petit laïus sur son dernier album sorti en édition spéciale, sous forme d’une BD. Tout semble enfin rentrer dans l’ordre pour All Along The Watchtower (cover de Bob Dylan) … Et il serait temps, vu que ce sera la dernière du set ! Il prend la pose pour la photo et fait le beau avant de quitter la scène … Et nous revient pour les rappels torse nu, bien sûr !!

Lunettes de soleil et cigarette sont également de retour (tout à fait dans le ton pour Pass The Joint !) … Mais toujours pas cette p***** de guitare !! Avec numéro de danse pour compenser tout ça (je vais le tuer !). Puis l’instrument tant attendu et repoussé à la fois ce soir semble revenir en grâce pour Rhythm Is Love (Ouf !) Le public ravi reprend en chœur, sans oublier de danser et de profiter d’une fin bondissante et rebondissante. Il remercie encore une fois le public, qui lui répond criant et bras levés. Petit message de paix, d’amour et d’encouragement à continuer de vivre tous ensemble … Jolie fin, mais pour un concert trop inégal et chaotique à mon goût …

Composition

  1. Funk’n’circumstance
  2. Dear Mr Cooper
  3. Million Miles From Home
  4. The Wisdow Behind The Smile (Cash)
  5. Kpafuca
  6. Liquid Sunshine
  7. All Praises
  8. Where’s Life
  9. Hello Heavenly
  10. Femiliarise
  11. The Invisible Ladder
  12. Lunar
  13. Nollywoodoo
  14. Utopia
  15. Memory
  16. Afronewave
  17. Funderlying Undermentals
  18. Secret Thoughts
  19. Blufunk Is A Fact
  20. See-Line Woman
  21. Rugged
  22. Beautiful Emily
  23. I’m Known
  24. All Along The Watchtower (Bob Dylan)
  25. 1er Rappel : Pass The Joint
  26. Rhythm Is Love

Date Limite de Consommation

  • Album défendu : Captain Rugged

Site de Production

Page Officiel : http://keziahjones.biz

Ingrédients

  • Olufemi Sanyaolu dit Keziah Jones : Chant, Guitare & Percussions
  • Nathan Allen : Batterie
  • Arthur Williams : Basse

Remerciements

  • Fabien @ La SAS

Appellations d'Origine Contrôlée

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    Bonjour

    Je ne suispas tout a fait d’accord avec vous sur l’ordre des chansons dans la set list.
    Pour moi c’est plutot cet ordre là:
    Funk’n’circumstance
    Dear Mr Cooper
    Million Miles from home
    The Wis­dow Behind The Smile (Cash)
    Kpa­fuca
    Liquid Sun­shine
    All Praises
    Where’s Life
    Hello Hea­venly
    Femi­lia­rise (en solo)
    The Invi­sible Ladder (en solo)
    Lunar
    Nol­ly­woo­doo
    Uto­pia
    Memory
    Afro­ne­wave
    Fun­der­lying Undermentals
    Secret Thoughts
    Blu­funk Is A Fact
    see-line woman (nina simon cover)
    Rug­ged
    Beau­ti­ful Emily
    I’m Known
    All Along The Watch­to­wer (Bob Dylan)
    1er Rap­pel : Pass The Joint
    Rhythm Is Love

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      Salut Maccaofmars … Je dois avouer qu’avec les divers changements et autres problèmes techniques, j’ai un peu perdu le fil. Et en fait, au final, j’ai fait un mix entre les morceaux dont j’étais sûre et la Setlist prévue.

      Je te remercie de ces précisions (et quelle précision d’ailleurs !!) et même si je ne suis pas certaine de la place à laquelle tu mets « Million Miles From Home » que perso je vois plus loin dans le Set, je me fie à toi et je remets tout cela dans l’ordre.

      Encore merci pour ton aide et à très vite sur nos pages.