Avis sur un show

12 juillet 2012

Anoushka Shankar @ Théâtre Antique (Arles)

Voyage vers l'Inde, avec escale en Andalousie ...

  • 18
  • 1
  • 0
  • 0
  • VN:F [1.9.22_1171]

Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 4.3 - 3 votes
VN:RO [1.9.22_1171]
Note internautes, 6.0 avec 1 vote(s)
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

Trois premières chansons ! C’est assez pour ce type de spectacle assez statique. En raison d’un éclairage parfait, la session a ramené de sublimes photos !

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Incroyablement attiré par ce concert pour diverses raisons, j’en suis sorti avec un avis assez mitigé. Si l’écoute du sitar est ultra plaisante (bien qu’un peu répétitive), l’ajout d’une voix flamenco gâche rapidement tout !  A mon goût, le mariage est impossible et fut rapidement ennuyeu et dérangeant.

Je garderai, malgré tout, l’incroyable charisme et la présence d’Anoushka, qui n’a besoin que de nous regarder pour obtenir la plus grande des attentions.

Etiqueté par Ysabel :

Après la très belle première partie que nous a offert Arcangel, la Soirée Sud continue avec Anoushka Shankar et son Raga-Flamenco unique. Tous les musiciens qui vont l’accompagner entrent un à un et saluent, parés de costumes magnifiques. Puis c’est la princesse de la soirée (fille de Ravi Shankar et demi-sœur de Nora Jones … Pour la petite histoire), qui fait son entrée, nous salue également avec un discret sourire et prend place en s’asseyant sur une petite estrade habillée de tissus chatoyants.

Elle prend son sitar pour l’accorder et, même en faisant ces sortes de gammes, le bel instrument est déjà des plus harmonieux. Puis la musique commence, comme irréelle. Un doux mélange de mélodie indienne et d’Electro, composé et orchestré par notre merveilleuse maîtresse de cérémonie dont la posture de musicienne assise est d’une grâce infinie.

Le second instrument à corde semble lui répondre au loin. Puis ce sont les percussions qui entrent dans la danse et la musique prend tout de suite une dimension encore plus envoutante. Dans le public, après la danseuse de flamenco que j’avais aperçue pendant la première partie, c’est une orientale qui apparait en contre jour, avec l’ombre de ses bras qui se dessine à la manière de Shiva. On est dans l’ambiance de l’une des 1001 nuits de la belle histoire.

Les instruments s’emballent pour saluer l’entrée de deux nouveaux musiciens, de flamenco cette fois, et d’une chanteuse d’une grande classe. Des candélabres s’allument. La musique est dansante et envoutante à la fois. Elle vous emporte dans un tourbillon de vitalité. La shehnai remplace le tanpura et un cajón marque le tempo. Tout semble s’envoler et tourbillonner autour de nous.

La guitare flamenca et la shehnai nous propose un mélange détonnant et subtil, avec de légers palmas qui s’ajoutent … Tant est si bien qu’on ne sait plus à quel saint se vouer !! Petit à petit, les gradins se vident d’un public irrésistiblement attiré par la scène et cette musique incroyable. Anoushka Shankar frappe du pied sur son tapis volant. L’envie de danser gagne l’ensemble du parterre et les musiciens y vont chacun de son solo de bravoure.

Au fil des morceaux, le mélange ethnique continu et tous ces rythmes venus d’ailleurs se mélangent à merveille. Des paroles d’un poète du XIII ème siècle … Et le chant redevient flamenco. Par moment, le rythme se fait très lascif, au son du sitar qui se mêle à la voix. Puis les musiciens indiens restent seuls à nouveau. Leur musique, infiniment inspirée de la danse, a repris possession de l’espace et c’est une véritable invitation qui nous fait voyager d’un pays à l’autre.

La danse devient folle, comme Anoushka l’avait annoncée et l’on s’attend presque à voir sortir un derviche tourneur de quelque part. La percussion sonne, comme à grand coup d’onomatopées. Puis c’est le retour du flamenco et de sa guitare enlevée. Bon, je dois reconnaitre que les «Olé» qui montent de-ci de-là, je ne suis pas fan et cela casse un peu la magie de l’ensemble. Mais qu’à cela ne tienne … Le sitar répond à la guitare dans ce magnifique dialogue de cordes. Le cajón, les palmas … On passe de l’un à l’autre. Puis tout fusionne dans un incroyable tourbillon et nous nous retrouvons littéralement emportés, ballotés et transportés.

Avant de commencer Traveller (Titre éponyme de son dernier album), elle nous laisse, avec humour, libre de chanter quelque chose pendant le changement et l’accordage de son instrument. Les musiciens flamencos sont toujours présents, mais la chanteuse, elle, a quitté la scène et, personnellement, je préfère. J’ai un peu du mal à me faire à ce mélange là. La guitare se fait plus discrète et réellement fondue avec la musique diffuse de la flûte canard. C’est une association parfaite de tous ces instruments, qui semblent s’emballer pour une fin de toute beauté.

Mais la fin de cette belle nuit sous les étoiles est maintenant annoncée. Dernier réaccordage. Toujours aussi musical. Comme orchestré. Puis la shehnai et le djembé reprennent leurs gammes, avec une rapidité d’exécution incroyable. Nous avons même droit à un solo de cajón accompagné d’une clappe de tous les autres. Un peu longuet, mais ils semblent tous bien s’amuser … Et c’est reparti de plus belle, avec chacun d’entre eux qui va se faire plaisir. C’est virtuose et impossible à suivre … Mais ce sera la princesse de la soirée qui aura bien sûr le dernier mot !

Date Limite de Consommation

  • Ce concert s’inscrit dans la tournée Traveller Tour qui se termine le 25 Juillet à Verbier
  • Album défendu : Traveller

Site de Production

Site Officiel : http://www.anoushkashankar.com/

Ingrédients

  • Anoushka Shankar : Sitar
  • Pirashanna Thevarajah : Percussions Indiennes
  • Sanjeev Shankar : Shehnai & Tanpura
  • Sandra Carrasco : Chant
  • El Piraña : Percussions & Cajón
  • Melon Jimenez : Guitare Flamenca

Remerciements

  • Stephan @ ConcertAndCo
  • Aude @ Suds à Arles

Appellations d'Origine Contrôlée

La Zone des Lecteurs

Nous attendons avec impatience vos commentaires sur la chronique, les photos, l'artiste, votre avis sur ce concert ou un autre de la tournée.

Ne pas hésiter, nous sommes toujours ravis d'avoir un retour, même critique. Concerts en Boîte c'est aussi vous !

Pour avoir un zoli icone à côté de vos messages, il vous faut un gravatar.