Avis sur un show

26 février 2011

Jeanne Cherhal @ La Maroquinerie (Paris)

Une journée folle pour un concert à part

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Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 4.8 - 2 votes
Pas d'Evaluation des internautes
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

D’habitude c’est une demi ligne mais là beaucoup de choses ont influé sur la mise en boîte. Sans rentrer dans les détails qui n’intéressent personne, nous sommes montés tôt samedi Ysa et moi à Paris convaincus d’être accrédités pour ce dernier concert de la tournée ou tout au moins convaincus de ne pas être oubliés… triste désillusion quand le hasard a voulu que ce soit à Jeanne directement que l’on s’adresse quelques heures avant le concert avec notre requête que l’on pensait connue. Ne pouvant déranger trop longtemps Jeanne en plein préparatifs, elle nous redirige vers son staff  en la personne de son imprésario qui cherchera la bonne solution à notre problème.

C’est vers 19h40 que l’on a la réponse définitive : nous sommes sur la liste c’est certain ! Emotivement certains de ne pas y être, nous avions monté notre plan B et étions à 6 stations de la salle et nous déclinons donc l’invitation. Ca aurait pu en finir là et personne ne l’aurait su mais on insiste fortement pour que l’on vienne, nous annonçant que l’on une petite heure devant nous avant l’arrivé de Jeanne.

Qu’à cela ne tienne, nous faisons demi tour et nous arrivons vers 20Hh20 à la salle : c’est la fin de la première partie, on aura les 5 dernières notes. La salle est pleine à craquer. Il est même assez difficile de ne pas déranger avec tout le matériel photo dans le dos. Je choisi d’être en plein centre mais complètement au fond : je refuse de déranger le public sous prétexte que je photographie ! Bien trop petit pour même voir la scène, je cale mon tabouret portable (quelle merveilleuse idée de l’avoir emmené) et voilà que je suis au ras du plafond au fond de la salle. Plus trop de solution : ce sera le 300 mm pour un plan américain et à bon escient le 70/200 pour quelques plans plus large. Sinon, Ysabel n’aura pas cette chance de bien voir (et elle est plus petite que moi).

Je resterai à la même place les 2h, le plus souvent au 300 mm car plutôt intéressé par des plans assez serrés. J’ai un pilier à ma gauche qui me masque un peu la partie gauche de la scène et une caméra qui me cache légèrement la partie droite du piano. Tant pis, je ne peux pas faire mieux. Et alors le concert commence !

J’aurai dû ne faire que 3 chansons, mais au fin fond de la salle et au dessus des personnes, je sais que je ne dérange personne et tout au long du concert personne ne me fera les gros yeux, que ce soit le public ou le service de sécurité. Et le concert est beau, je décide de continuer et de faire mon reportage.

Autre entorse mais cette fois à la règle du site : ce sera 20 photos en ligne au lieu de 10.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Drôle de conditions pour un drôle de concerts. Je vais être franc, l’après midi avait été trop éprouvant pour avoir eu du plaisir avant la moitié du concert. Puis, de mon perchoir, le son était parfois assez aléatoire et tout au moins moins majestueux que celui de Martigues où l’acoustique du Théâtre des Salins est tout autre. Enfin, j’ai trouvé Jeanne plus sur la réserve comme plus stressée et inquiète de bien faire son travail : c’est une attitude tout autre que j’avais vu où, face à la salle à moitié pleine, elle avait pris un tournant rock qui collait parfaitement à son attitude et ses chansons.

Mais attention, n’allez pas croire que c’était mauvais ou que c’était un concert à ne pas vivre ! Non, c’était malgré tout largement au dessus du lot et une autre image de cette tournée : Jeanne reste espiègle, malicieuse et terriblement charmante !

Le public, bien qu’assez calme et bien loin de bouilloner a malgré tout répondu présent et l’on félicitera surtout les premiers rangs dont les mains étaient très souvent levés ou en train d’applaudire.

De cette tournée, je retiendrais son attitude face au piano, cette façon animale de l’aborder, de le dompter. Je retiendrais ce regard qui transpercerait un chevalier en armure et ce corps capable d’être quasi reptilien.

J’avais lors de mon premier concert comparé Jeanne à un bon mélange d’Izia et de Zazie et je confirme ma première impression : c’est plutôt la facette Zazie ce soir là qui a remporté le combat sans que pour autant le côté Izia soit totalement absent.

Je suis sorti fatigué mais heureux de ce concert et c’est le principal.

Merci Jeanne et merci Christophe !

Etiqueté par Ysabel :

Un dernier rendez-vous sur la tournée de Jeanne Cherhal … Dernier soir … Dernières notes … et c’est à Paris que le bel oiseau va chanter pour la dernière de cette tournée d’un an et demi.

L’émotion va être palpable durant toute la soirée et Jeanne a choisi de partager ce moment particulier (et un peu de la scène) avec trois invités qui lui tiennent à coeur : Karimouche, avec qui elle a fait plusieurs dates pendant sa tournée; Lise, sa petite soeur et JP Nataf, avec qui elle chantait au temps des Red Legs …. Bref, deux bonnes heures devant nous pour profiter d’elle à pleines oreilles.

La salle est archi comble et je suis toute petite. Ce n’est pas évident de tout capter, mais j’ai eu la chance de l’entendre sur la scène du Théâtre des Salins à Martigues, ce qui me permet de deviner ce que je ne vois pas toujours.

Après le second morceaux, elle nous parle un peu de ceux avec qui elle a passé toutes ces semaines de route et égrène tous les superlatifs possibles et imaginables pour décrire ses musiciens. C’est plein de tendresse.

Elle nous explique aussi que la petite scène parisienne ne va pas permettre de réaliser toute la mise en scène habituelle, pour des raisons évidentes de place … Qu’à cela ne tienne, la chaleur humaine va remplacer tout ce qui pourrait manquer. «J’ai promis de ne pas verser une larme …. Parce que ce n’est pas professionnel» nous confie-t-elle. Elle n’en est pas loin, mais tient bien le coup. Mais plusieurs fois, elle nous glisse : «ça aussi c’est la dernière fois que je le fais …»

Le public est totalement en osmose et Jeanne taquine : «Pour hurler il y a du monde, mais y-a-t-il de la voix pour chanter». Parce qu’elle nous assure que c’est un morceau qui est fait tout exprès pour La Maroquinerie …. Bon, c’est vrai ou non … Mais c’est la magie du spectacle 😉 !! Alors chantez «mais si vous ne le sentez pas : n’insistez pas !!» La salle est aux anges. Elle crie «Tu es prête ma Roque ??!!! et c’est parti pour un Voilà dont nous sommes censés reprendre le refrain. Elle semble satisfaite de notre prestation : Ouf !! Les garçon nous font un choeur de toute beauté et Jeanne nous félicite «Mais c’est mieux que ce à quoi je m’attendais !». Elle nous fait répéter absolument tout ce qui lui passe par la tête et s’en amuse. Elle s’attendrit sur le fait que nous sommes trop mimis, prêts à tout et à n’importe quoi. Le tout se termine par un tollé d’applaudissements.

Petit à petit, la pression se retire et Jeanne se lâche. Elle va nous faire un magnifique duo avec Karimouche sur une reprise de Véronique Sanson. Les deux artistes en font un morceau de bravoure, face à face. C’est rock et piquant.

La chaleur monte de plus en plus. Tant et si bien qu’elle nous accuse d’en dégager tellement que cela désaccorde les guitares !

Malgré l’espace restreint, on a quand même la chance de profiter du fameux tabouret de piano à moumoute (qui est quand même un élément clé du spectacle !!). Elle écoute avec émotion la partie de la Charade interprétée par les garçons (qui fait toujours mouche) et reconnait que c’est typiquement le genre de chose qui va lui manquer. Et oui, «on est pas de bois» face à un tel spectacle !! Les boys partent ensuite faire leur pause contractuelle. Il n’y a toujours pas de réponse claire à ce qu’ils font … Peut-être boivent-t-ils juste une bière après tout. Alors on va combler ce grand vide laissé derrière eux en restant entre nous : Jeanne, sa Maroquiqui (comme elle dit) et Yamaha (son ami d’un soir). Et là, c’est du Grand Jeanne, qui joue avec les mains, les coudes … Les fesses même ! Pour repartir sur les Rondes Larmes.

Puis la seconde invitée va la rejoindre. C’est Lise, sa petite soeur, qui vient chanter avec elle sur l’adolescence. On va bien sûr avoir droit à un savoureux ping-pong entre les deux Cherhal.

  • On se ressemble et on a le même nom … Mais je suis vachement plus jeune.
  • Et moi, vachement plus connue !
  • Oui, mais moi, je suis vachement plus belle !
  • Ok, mais moi je ne m’habille pas chez Emmaüs …
  • Et moi, je ne m’habille pas chez Tout Pour La Fête !!

On fait semblant d’y croire et on rit surtout beaucoup. Elles vont finir à 4 mains au piano avec un gros bisous.

Au retour des garçons, Jeanne se fait enlever ses bottes et monte sur le piano. Elle va y rester pour chanter assise, puis à genoux et même debout. Stéphane, Eric, Gaëtan et Philippe jouent tous les quatre devant elle. Elle saute du piano et le concert repart de plus belle jusqu’à la fin du set.

Elle ne revient pas seule pour le premier rappel, mais accompagnées de JP Nataf. Ils sont tous deux habillées de rouge (en hommage aux Red Legs). Elle plaisante sur le fait qu’elle était censée avoir une basse (qui arrive aussi vite) et nous prévient qu’ils ont choisi un des fleurons de de la chanson française : Vesoul (rien que ça !), dont ils vont nous livrer une interprétation plus que savoureuse. Ils en profitent pour se vanner.

  • Tu exagères JP
  • Je sais, comme toujours. C’est pour ça qu’on ne joue plus ensemble depuis 3 ans !

Ils changent les paroles et jouent avec le morceau. «J’aime» s’écrit JP «et 243 autres aiment ça !». Heu … Moi aussi j’aime. je peux voter où ???!!!!

Cela se termine en n’importe quoi et la chanson change pour finir en J’aime Regarder Les Filles. Que du bonheur.

Pour finir, tout ce petit monde vient nous donner la fin de la Charade et Jeanne revient avec sa tenue d’argent, Oula Op lumineux autour de la taille. Elle entame pour nous la dernière danse et nous offre nos dernières minutes de bonheur à partager avec elle. Merci pour cette soirée Jeanne et à très vite ……….

Composition

  1. J’ai pas peur
  2. Qui me vengera
  3. En toute amitié
  4. Canicule
  5. Mon premier
  6. Mon corps est une cage
  7. Un trait danger
  8. La station
  9. Mon second
  10. Pays d’amour
  11. Voilà
  12. Comme je l’imagine (en duo avec Karimouche)
  13. La peau sur les os
  14. Un couple normal
  15. Homme perdus
  16. Le tissu
  17. Mon troisième
  18. Rondes larmes
  19. Cinq ou six année (en duo avec Lise, soeur de Jeanne)
  20. Attitude 494
  21. Plus rien
  22. Lorsque tu m’as
  23. Liquide
  24. 1er rappel : Vesoul (en duo avec JP nataf)
  25. Dernière charade
  26. Certains animaux

Date Limite de Consommation

  • Ce concert s’inscrit dans la tournée Charade Tour qui se termine ce Soir !
  • Album défendu : Charade

Site de Production

Site officiel : http://www.jeannecherhal.net/

Ingrédients

  • Jeanne Cherhal : Chant, Guitare & Piano
  • Gaëtan Chataigner : Basse
  • Eric Pifeteau : Batterie
  • Stéphane Louvain : Guitare
  • Philippe Eveno : Guitare

Remerciements

  • Jeanne Cherhal herself !

Appellations d'Origine Contrôlée

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    Rrrrrah ! les Little Rabbits ! Ben dis donc elle a vachement changé depuis que je l'ai vue. Bravo pour les photos dans ces conditions et merci pour ce retour qui m'a encore plus donné envie de la revoir.

  • VA:F [1.9.22_1171]
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    Les photos sont magnifiques……