Avis sur un show

04 avril 2015

Charlie Winston @ Paloma (Nîmes)

Generation Hobo

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Conditions de mise en boîte

Trois premiers morceaux, dans une pénombre photographiquement catastrophique 🙁 !

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Après mes deux coups de coeur pour Malo’ et Ndobo-Emma en première partie de soirée, voici venu le tour du maître de cérémonie de monter sur scène !

Dès son entrée, dans la quasi pénombre où il n’est lui même qu’une ombre, il impose comme une présence hypnotique. Tout est théâtralisé à la perfection et, là où certains peuvent tomber dans l’excès, Charlie Winston évite la caricature et la démesure. Puis vient enfin la lumière et son grand sourire ! Les premiers rangs (et même les seconds, troisièmes, quatrièmes, voire plus) sont en extase et renvoient une énergie folle !

Tout part donc sur de très bonnes bases : un public au taquet et un artiste heureux d’être là et de partager ce moment Live. Ma session photo finie, je rejoins donc une place plus lointaine où je pense alors profiter du show.

Ma première déconvenue sera pour la lumière, qui décide enfin d’être le cinquième artiste de ce concert, avec d’incroyables jeux de miroir en fond de scène… Vraiment dommage d’avoir attendu la fin de la session photo. Mais au moins, on en prend plein les yeux et ce n’est pas désagréable !

Puis, plus le show se déroule et plus je m’en détache tout doucement. Rien de vraiment critiquable en soit, mais un concert peut-être trop carré, trop pro, qui ne laisse pas assez de place à la folie. Et, musicalement, on ressent comme l’absence de prises de risques : tout est incroyablement beau, mais probablement trop lisse, trop commerciale.

Je ne vois pourtant que des sourires et des yeux qui brillent autour de moi et je présume donc que le malaise vient de moi… C’est vrai que trois concerts dans une soirée c’est souvent trop d’attention pour moi et je finis irrémédiablement par lâcher prise, la fatigue aidant.

Malgré ces quelques critiques, plutôt de mon fait que du bel anglais, j’ai passé une très bonne soirée en sa compagnie. Il me faudra juste le revoir pour définitivement conclure que la perte de vibration est bien venue de moi.

Etiqueté par Ysabel :

Pour résumer, nous avons donc eu Ndobo-Emma en première première partie. Puis Malo’ en seconde première partie. Nous voilà donc prêts pour accueillir comme il se doit Mister Charlie Winston, avec un Paloma que je crois avoir rarement vu rempli comme ça. Par contre, autant la transition entre les deux premiers artistes a été rapide, autant cette fois le temps de battement est long, ce qui amène le public à commencer à manifester son impatience … Alors, lorsque les lumières s’éteignent, je peux vous assurer que tout le monde est très très content !

Raies de lumières qui balayent la fosse. J’ai l’impression qu’une machine mystérieuse se met en marche … Le suspens monte … Et le voilà qui entre en scène, hyper showman notre Dandy-Rock au célèbre chapeau, perché sur son drôle de socle lumineux. Puis c’est au tour de sa voix chaude et charmeuse de monter, dans cette mise en scène plutôt chiadée. Puis, après un noir, le voilà qui réapparait guitare au poing, dans son costume brillant argenté, devant des premiers rangs déjà en folie. Côté musique, ça s’affole également, mais avec un petit côté commercial qui me  gène légèrement tout de même. J’en suis d’ailleurs un peu étonnée, car ce n’est vraiment pas le souvenir que m’a laissé son passage à L’Usine il y a trois ans.

Tout le monde doit frapper dans ses mains, lui disparaissant presque à contrejour. Les lumières sont définitivement à tomber … Entre les panneaux de fond mobiles et eux quatre habillés tout de blanc au milieu des spots qui tournoient : c’est esthétiquement juste parfait. Avec en prime ce petit sifflement tellement bien maitrisé du beau gosse de la soirée sur Lately, qui apporte ce petit côté décalé à la musique très pêchue. Tout ça : j’aime beaucoup.

« Ok. That’s your turn ! » Le public s’exécute de bonne grâce. Lui dédicace Truth à sa nièce de 10 ans, présente dans la salle et dont c’est l’anniversaire ce soir. Evidemment, les filles en fondent d’amour… La musique coule ainsi tranquillement. Peut-être même un peu trop facilement, encore une fois. Alors que toutes les intros me touchent et m’interpellent, avec ces jeux de lumière et de miroir en fond, ensuite, c’est comme si tout devenait un peu trop lisse et manquait par moment d’émotion. En revanche, pour ce qui est des chorées de cabri, guitare au poing : c’est incontestablement un quatre étoiles !

Et maintenant, voici venu le temps de danser pour nous aussi, même si notre Charlie est encore un peu patraque (le concert précédent de Paris a été annulé parce qu’il était malade). C ’est l’excuse toute trouvée pour faire chanter Hello Alone par la salle, et c’est même à celui qui connaitra le couplet en entier. Une très belle intro guitare/public, qui amène enfin ce petit supplément d’âme que j’attendais. Il tient la note. La salle en piaille de joie. Et quand il tombe en plus la veste pour l’accrocher au manche de la basse, juste avant de sauter dans la fosse et de la traverser jusqu’à la table de mixage pour monter sur un tabouret afin de diriger ses musiciens depuis là-bas : c’est tout simplement le délire ! Il repart dans l’autre sens, et le voilà qui entame à capella Saint Claude (Christine and The Queens) avant de prendre place derrière le clavier, seul, pour nous interpréter un I Love Your Smile aux accents très jazzy, façon piano-bar… Avec un public qui la termine avec lui, pendant que ces petits camarades de jeu reprennent leur place.

Il restera pourtant encore au clavier, pour un petit air au parfum de synthé 80’s qui pourrait être du Aviv Geffen, jouant avec la machine qui nous a sans doute fait l’intro … Et, pour un peu, on se croirait transporté dans un jeu d’arcade. Puis c’est comme si la machine se détraquait, pour laisser à nouveau la place au Rock dans des lumières tournantes. Un drôle de Rock atonique même. Surprenant la juxtaposition de tous ces univers qu’il nous a proposé jusqu’à présent et qui sont tous aussi séduisants.

Veux-t-on bouger les pieds ? C’est le moment. C’est même Saturday Night Fever et boule à facettes au Paloma avec, encore une fois, un sans faute pour le light-show. Il disparait ensuite sur un solo de Danny Keane, mais on ré-entend de loin le son de sa guitare qui entre à nouveau dans la danse … C’est sa dernière nuit en France, alors elle doit être la meilleure possible et, pour se faire, il faut que tout le monde chante avec lui Generation Spent. « It’s special. J’aime beaucoup Nîmes ! » Et Nîmes le lui rend bien … Alors qui c’est qui va n’avoir son Like A Hobo hein ?!? C’est Nîmes justement 😉 Mais tout revisité pour ce qui est de l’intro (pour nous l’amener l’air de rien). Hop Hop Hop : On sort les portables pour l’immortaliser, debout dans son éclat de lumière. Une interprétation à la hauteur de notre attente, avec même un très amusant petit pont à la cloche, juste pour faire durer le plaisir de nos chanteurs d’un soir.

Dernière mise en scène sur son promontoire lumineux, pour un dernier morceau assez lascif et entêtant. Pas forcément en adéquation avec le reste du Set, mais très intéressant … Puis ce seront les rappels. Dans un premier temps, Charlie Winston seul avec sa guitare pour un Constant Sorrow très Cowboy-Electro (oui, je viens de l’inventer, mais c’est tout à fait ça !) Il nous parle aussi de Malo’, avec qui il a enregistré un petit EP. C’est pourquoi il l’invite à le rejoindre sur scène. Un duo vocal sur A Light qui fonctionne très bien … Et voilà que ce dernier tombe lui aussi la veste, pour encore plus se déchainer à son aise ! Pourtant, il est un peu triste ce soir notre Malo’, nous dit Charlie, alors il faut le consoler parce que c’est son dernier soir. Cela se fera dans la douceur d’un morceau très Blues, avec sa voix aux accents de crooner, qui se casse légèrement par instant. « Merci tout le monde ! » Juste le temps d’une dernière, accompagnée d’une chorée absolument magnifique, entre moon-walk et mime sur son carré de lumière. Je n’aurait que trois mots pour qualifier ce final : magnifique, fabuleux et splendide. J’aurait adoré tout un concert comme ça !

Composition

  1. Too Long (Jump On The Back)
  2. Evening Comes
  3. Lately
  4. Truth
  5. Wilderness
  6. Say Something
  7. Hello Alone
  8. In Your Hands
  9. I Love Your Smile
  10. Fear & Love
  11. Another Trigger
  12. Just Sayin’
  13. Generation Spent
  14. Like A Hobo
  15. A Light (Night)
  16. 1er Rappel : Constant Sorrow / Speak To Me
  17. A Light (Day) avec Malo’
  18. Back To Black (Amy Winehouse)
  19. Kick The Bucket

Date Limite de Consommation

  • Album défendu : Curio City

Site de Production

Site officiel : http://www.charliewinston.com

Ingrédients

  • Charlie Winston : Chant, Guitare & Clavier
  • Danny Keane : Clavier
  • Alexandre Maillard : Basse
  • Sam Walker : Batterie

Remerciements

  • Marilou @ Paloma
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