Avis sur un show

25 mars 2015

Steven Wilson @ Olympia (Paris)

Eye Cannot Forget...

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Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 6.0 - 2 votes
Pas d'Evaluation des internautes
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

Les trois premiers morceaux.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Ce soir, c’est mon second concert de la tournée, après celui de Londres il y a quelques jours. Et, outre l’énorme chance de voir par deux fois cet artiste majeur pour moi, c’est je crois quasi obligatoire de ne pas s’arrêter à un simple concert par tournée pour ce génie anglais.  Car au-delà des compositions de haut vol, où l’on découvre constamment de nouvelles nuances, nos yeux sont sans arrêt sollicités par de magnifiques jeux de lumières et surtout un écran géant envoyant des clips pour chacun des morceaux. C’est ce qui fait que le voir plusieurs fois, c’est en fait voir des concerts différents.

Le show commence d’ailleurs par une vidéo de « mise en condition ». Cette fois pas avec un morceau de 20 minutes, limite supportable, de Bass Communion où uniquement une « ispice de moumie » bouge à peine de temps en temps sur l’écran. Non. Pour cette tournée, c’est une vidéo posant d’emblée le décor : nous sommes dans une banlieue, il y a de la vie ici et là aux fenêtres, mais surtout il y a cette femme dont on sent que sa vie tourne en rond. Ce thème de la solitude, de cette femme seule et un peu beaucoup désœuvrée, sera d’ailleurs récurrent dans chacun des clips du concert de ce soir, pouvant laisser penser que la vidéo est dispensable par moment, tant le sujet est abordé par la même approche. Personnellement, je trouve ces vidéos très bonnes. Elles aident à instaurer une ambiance à part et comme un certain malaise, mais ce n’est pas l’avis de tous. Les images recèlent malgré tout des moments  forts : entre autre pour Index (flippant à souhait !), Routine (vibrant !), Ancestral (hypnotique), ou encore Perfect Life (très belle et pour une fois sans l’esthétique noire de Lasse Hoile, qui marque les images et vidéos de Steven Wilson depuis de longues années). N’ayant plus besoin de me focaliser sur ces vidéos ou même la setlist, je peux pleinement profiter et découvrir en profondeur ce second Live et de tous les ingrédients d’une très belle soirée.

Mais commençons par présenter, si nécessaire, nos cinq musiciens de hautes volées…

Nick Beggs : le virtuose de la basse et du stick basse. Son magnétisme n’a d’égale que son talent et sa relative décontraction dans l’effort. En résumé, je l’adore !

Marco Minnemann : juste à l’image de son T-Shirt ce soir. Avec lui c’est « En Route Simone ». Pour faire simple, demandez lui le combos le plus compliqué et rigoureux … Et il va vous le faire en rigolant.

Guthrie Govan : c’est celui que je connais le moins. Il me fera un très bon effet ce soir et finira de me convaincre qu’il a sa place à la guitare dans ce « groupe ». Je dois avouer que, jouant principalement des partitions prévues pour lui, je ne cherche même plus le jeu de Steven au travers de ses doigts et ça aide à plonger dans le sien.

Adam Holzman : l’homme aux dix doigts qui courent de partout sur des claviers, des pianos et autre melotron. Son doigté est aussi léger que son regard, pourtant assez austère en première approche.

Steven Wilson : au milieu de ces Quatre Fantastiques, Steven est le maître, The Boss. Je crois que je ne l’ai jamais senti à la fois aussi à l’aise et autant le « liant » de toutes les forces cosmiques qui évoluent sur scène. Laissant le rôle du virtuose à Guthrie, il préfère celui du chef d’orchestre aux pieds nus. Complètement à l’aise, comme toujours.

Parlons maintenant du concert. Je ne m’attends pas à avoir de surprises ce soir, pensant avoir eu mon lot avec Théo Travis en invité surprise à Londres, mais j’en aurai malgré tout … Certaines agréables et d’autres moins.

La première ne sera pas réellement à mon encontre mais, dès l’entrée dans la salle, quand je me rends compte qu’un ami ayant payé le prix fort en Carré Or se retrouve sur un strapontin. C’est très limite je trouve. Surtout pour un billet acheté dès le premier jour de leur mise en vente.

La seconde surprise ne sera pas meilleure (voire pire), quand Steven nous annonce qu’il doit stopper le concert 20 minutes pour un break imposé par la salle ! Là, j’ai envie de dire : mais What’s the Fuck ?!? Je ne comprends d’ailleurs toujours pas et pire, dans le passé, je n’ai jamais vu ça dans aucune salle (même les quelques fois à l’Olympia). Pour casser l’ambiance et la magie, on fait difficilement mieux. Pour autant, le groupe s’en sort à merveille et reprend par le magistral Ancestral, qui est le meilleur moyen de vite oublier cette connerie d’intermède.

Enfin, la dernière surprise sera juste fabuleuse, avec l’ajout de Sectorian, l’une des chansons les plus jazzy-métal-hypnotique de l’album Grace for Drowning. C’est un magnifique remerciement pour ce public juste parfait de l’Olympia ! Car oui, nous avons été très bon côté audience, acclamant le groupe chaque fois que possible et envoyant des ondes phénoménales d’énergie. Et cela, même en étant assis ! Soit dit en passant, vu la complexité du show, c’est pas plus mal d’être assis, pour avoir une belle vue de n’importe où et pour profiter de tout ça en étant parfaitement caler sur un siège douillet.

Que dire de plus ? Juste que c’est un super concert, où l’on ne voit pas le temps passé ! Moi qui ais toujours un avis mitigé sur Hand.Cannot.Erase., il est indéniable qu’en live « ça le fait grave ». Et l’inclusion d’Index revisité, du superbe Lazarus de Porcupine Tree, ou encore d’Harmony Korine, passe comme une lettre à la poste au milieu du set de cet album conceptuel.

Pour ce qui est du retour du drap en rappel, il ne dérange absolument pas et ne gâche rien. Mieux, c’est l’occasion d’une autre esthétique et de la projections sur cet écran de fortune mouvant.

Enfin, on ne peut qu’applaudir des deux mains une fin de concert sur The Raven That refused to Sing et son si beau clip. On repense à la tournée précédente et on se dit alors que celle là, elle est définitivement toute aussi réussie !

Composition

  1. First Regret
  2. 3 Years Older
  3. Hand Cannot Erase
  4. Perfect Life
  5. Routine
  6. Index
  7. Home Invasion
  8. Regret #9
  9. Lazarus (Porcupine Tree)
  10. Harmony Korine
  11. Après 20 min d’entracte : Ancestral
  12. Happy Returns
  13. Ascendent Here On …
  14. 1er Rappel : The Watchmaker
  15. Sleep Together (Porcupine Tree)
  16. 2ème Rappel : Sectarian
  17. The Raven That refused to Sing

Date Limite de Consommation

  • Album défendu : Hand. Cannot. Erase.

Site de Production

Site officiel : http://www.swhq.co.uk/

Ingrédients

  • Nick Beggs : Basse
  • Adam Holzman : Claviers
  • Guthrie Govan : Guitare
  • Marco Minnemann : Batterie
  • Steven Wilson : Guitare, Piano & Chant

Remerciements

  • Roger @ Replica Records

Appellations d'Origine Contrôlée

Un de nos Instagrams de la Soirée

  • par

    08 mars 2013

    Photo du concert

    Steven Wilson @ Trianon (Paris)

    Qu'écrire sur ce concert ? Steven Wilson et son groupe démontre une fois de plus leur maîtrise instrumental sans faille : Dans son domaine, chaque membre est juste énorme. J'ai une fascination sans faille pour Nick ...

  • par

    20 octobre 2013

    Photo du concert

    Steven Wilson @ Royal Albert Hall (Londres)

    Aller au Royal Albert Hall, c'est aller dans l'une des meilleures salles de concert d'Europe, avec un public hautement connaisseur. Partant de cette évidence, il faut y aller chaque fois que cela est possible : ...

  • par

    10 novembre 2013

    Photo du concert

    Steven Wilson @ Espace Julien (Marseille)

    Voir son dieu à domicile ? A peine pensable et c'est pourtant ce que l'on apprend il y a quelques mois !! On ne peut imaginer le plaisir, même si quelques semaines auparavant nous avions ...

La Zone des Lecteurs

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    Ce ne sera pas une chronique, parce que simple spectatrice ce soir …
    Mais juste le partage de mon sentiment d’avoir assisté à un concert de rêve.

    L’Olympia est un écrin parfait pour la musique de Steven Wilson, comme peut l’être le Royal Albert Hall.
    Lui a été juste énormissime ( comme d’hab en fait 😉 ).
    Et même si le visuel ne m’était pas inconnu, après le concert de Londres, il est vrai que je ne me suis pas faite « avoir » cette fois par la diffusion des films sur l’écran de fond de scène.
    Je fais sans doute partie de ceux qui n’ont pas forcément trouvé la répétition de ces images mettant en scène la belle Karolina Grzybowska indispensables (ou plutôt un peu répétitives). Et je suis restée à plusieurs reprises, la première fois, les yeux rivés dessus, attendant qu’il se passe quelque chose qui ne s’est jamais passé… Perdant du coup beaucoup de ce qui se jouait sur scène.
    Alors cette fois, je n’ai eu d’yeux que pour Steven et les musiciens de ouf qui l’entourent et j’ai, moi aussi, presque vu un autre concert.
    Avec mention spéciale pour le public de ce soir qui a effectivement été topissime, surpassant même celui de Grande-Bretagne de la semaine dernière (et ça, c’est balèze). Et avec une seconde pour les titres Routine & The Raven That refused to Sing, qui m’ont laissée sans voix, scotchée à mon siège.

    Reste juste une dernière question : A quand le prochain Live ?!?