Avis sur un show

09 mars 2015

Baxter Dury @ Paloma (Nîmes)

Un barjot nommé Baxter !

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Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 4.0 - 3 votes
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Note internautes, 4.0 avec 1 vote(s)
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

Librement dans les crash-barrières.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Avant même son entrée sur scène, le décor est posé : trois poupées gonflables femmes et un homme (si, si c’est facile à différencier, comme l’abominable homme ou femme des neiges !!). Et autre élément d’avant concert : On pose 6 ou 7 bouteilles de bière devant son piano !

Voilà donc les deux éléments de la soirée : non pas du « sexe, de la drogue et du Rock’n’Roll » comme a pu le chanter son père Ian Dury, mais plutôt énormément de dérision, de la festivité et forcément du Pop-Rock !

Pour moi, Baxter Dury nous fait de la musique mise en scène à la façon Monty Python. Mais loin d’être un subterfuge pour combler un vide musical, je trouve qu’au contraire ce côté presque absurde et drôlement burlesque vient parfaitement coller à sa musique décontractée.

Le concert et le personnage ont pleinement répondu à mes attentes ! Mission réussie et en plus un Lundi !

Etiqueté par Ysabel :

Le truc avec Baxter Dury, c’est que l’installation de sa scène vaut presque le détour à elle seule ! Nous avons donc droit (pas forcément dans le bon ordre) à la mise en place d’une batterie à tête de cygne, de cinq canettes de bière décapsulées et bien alignées juste au dessous du clavier au pied du micro principal, de plusieurs verres de vin, d’une boite de Ferrero, d’un gros sachet de paillettes … Et de poupées gonflables (oui, de celles que l’on trouve dans les sex-shops) garçons et filles, avec ou sans tête, blacks ou blanches (il y en a pour tous les goût !) et qui vont même avoir besoin d’un petit regonflage. Je vous laisse imaginer la scène n’est-ce pas. Tout un programme 😛

Et le second effet Kiss Cool lui apparait au moment de leur entrée en scène, dans le noir, juste à la lueur des guirlandes lumineuses entortillées autour de leur petits amis de caoutchouc, qui nous offrent en plus la surprise de s’illuminer pour l’occasion ! Et il faut ajouter à cela des looks de la mort qui tue … Dignes d’un Philippe Katerine pour lui et d’une danseuse des années 70 pour sa claviériste-choriste en robe chemise argentée, qui nous offre en plus toute une palette d’onomatopées pour accompagnée la voix très saccadée de Baxter Dury. Tentatives de chorégraphie complètement décalée et premiers lancés de paillettes, façon spectacle de fin d’année pourri … Il n’en fallait pas plus pour nous retrouver totalement immergés dans l’univers dandy-tragicomique-loufoque du personnage !

« Thank you very much and goodnight »… Voici comment il nous souhaite la bienvenue dans ce « visual sexual spectacle dramatique very cheap ». Une belle utilisation du franglais et une musique à la The Human League (ça, ça va faire plaisir à Arno 😉 !) sur une sacrée ligne de basse, accompagnée d’un chant qui devient dissonant, avec des poses de flamand rose et des cris de dindon effarouché, sans oublier des pas de danse d’un autre monde … C’est confirmé : Ce mec est barré et il ne ressemble définitivement à personne.

Petite digression sur Nîmes. Respect du mythe de l’anglais et de son incontournable bière. Jeu avec le fil de micro, comme pouvait le faire la regrettée Dalida (mais version Electro-Pop) … Tout les ingrédients sont présents pour nous amener à nous demander : Mais jusqu’où s’arrêtera-t-il ?!? (Oui je sais, celle-là je l’ai piquée à Coluche, mais je l’aime beaucoup). Et bien je ne sais ma pauvre Lucette ! Parce que maintenant, c’est un micro transformé en lasso qu’il agite au-dessus de sa tête, juste pour recréer le bruit du vent … « Simple but brilliant ! » s’exclame-t-il. Et là, attention, parce qu’il va falloir frapper dans nos mains. Ça ne rigole plus. On est mis à l’épreuve. Avec lui qui, à chaque fois, prend des poses pas possibles, pour que tout soit un jeu et une mise en scène. Comme pour cette improbable histoire de Princesse qui cherche l’amour, racontée à la façon d’un mec en fin de soirée, pas forcément fin bourré mais pas loin … Et re-paillettes ! Youhouuu !!

Sixième morceau et première bière descendue. Il va donc bien falloir passer au rouge 😉 Il tombe la veste sur une chemise toute débraillée et va en habiller une de ses copines gonflables. Quant à la cravate : elle va servir à égailler l’attribut principal de son petit copain en plastique ! Bref, un univers So British et décousu. C’est bien une sorte de Philippe Katerine à l’anglaise. Avec, par moments, des envies de ballades romantiques et une chanteuse à la voix de cristal … Un paradoxe avec lequel il jongle très bien et qui va plutôt pas mal avec le reste. Par contre, il n’est pas toujours évident de s’adapter aux dissonances musicales qui sont ajoutées à sa voix, qui de son côté chante un peu ce qu’elle a envie. Parce qu’elles sont à la fois amusantes et dérangeantes. Où alors, c’est que je n’ai pas assez bu de bières ! Il est également à noter que si Baxter Dury nous en met plein la vue, ses acolytes eux brillent par leur discrétion, à part peut-être sa claviériste-choriste, quand lui semble tout ressentir dans la totalité de son corps, qui se tord à chaque fois qu’en sort un son. Mais c’est sans doute parce que c’est lui le show-man et qu’un tel jeu bouffe forcément tout ce qui lui est périphérique.

Il joue avec son synthé pour nous proposer une intro façon atterrissage spatial. Puis il se promène tranquillement sur scène, son verre à la main, juste avant de nous balancer ses Ferrero rochers. De notre côté, c’est une pluie d’étoiles. Et il troque sa place avec celle de la Miss, avant de tout simplement se casser avec sa bière … Pour revenir avec un fauteuil de jardin et une couronne gonflable dorée sur la tête ! (Oui, je pense qu’il a un rapport très particulier avec tout ce qui se gonfle docteur). Il s’installe donc tel un roi fainéant, tranquille le chat, sans oublier qu’il se paye le luxe de râler parce qu’on ne fait passer de bruit selon lui. Rien que ça 😉 !

The last one, précédée d’un discours empli de paronomases, qui lui fait perdre son souffle. Il répand comme de la neige à chacun de ses pas, qui semble tomber de sa drôle de couronne. Petit câlin à l’une de ses poupée au passage et un son qui monte de plus en plus en puissance, pour un morceau qui va sans doute s’avérer le plus Rock de tout ce Set.

Pour les rappels, c’est le batteur qui va revenir seul dans un premier temps. Tout content. Et nous aussi, parce qu’on ne l’aura jamais aussi bien vu ! Puis tous les autres le rejoignent, pour attendre le Maestro. Et alors là, c’est carrément avec la bouteille de whisky et la clope, en se mettant à rire comme un possédé. Il l’écrase sur la scène et renverse sa bière restée près de son micro … Comme chez mémé quoi ! Bassiste et guitariste sont à genoux, en train de bidouiller leurs sons. Et nous avons droit à un solo de clavier, de batterie, de guitare et de basse, puis un mélange de tous pour enchainer sur la der des ders, sacrément Rock aussi celle-ci … Sans doute leur « patte » de fin. Dernier salut et surtout dernière demande : Celle d’entendre un peu la France une dernière fois !

Composition

  1. Isabel
  2. Claire
  3. Leak
  4. Afternoon
  5. Happy Soup
  6. Trellic
  7. Picnic
  8. Other Men’s
  9. Petals
  10. Lips
  11. Palm Trees
  12. Pleasure
  13. Whispered
  14. Cocaïne Man
  15. 1er Rappel : The Sun
  16. Love In The Garden

Date Limite de Consommation

  • Album défendu : It’s a Pleasure

Site de Production

Site Officiel : http://www.baxter-dury.com

Ingrédients

  • Baxter Dury : Chant, Guitare & Clavier
  • Fabienne Debarre : Clavier & Chant
  • Dominique Bearfield : Clavier
  • Lee Canham : Basse
  • Michael Moore : Guitare
  • Adam Gammage : Batterie

Remerciements

  • Marilou @ Paloma

Appellations d'Origine Contrôlée

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