Avis sur un show

09 décembre 2011

Moriarty @ L'Usine (Istres)

Merci à Moriarty pour ce doux moment riche en images et en bonnes vibrations.

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Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 5.3 - 4 votes
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Note internautes, 5.5 avec 2 vote(s)
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

3 premières chansons dans la zone photographe, puis librement dans la salle (merci à Air Rytmo).

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Un concert de Moriarty ça ne se décrit pas, ça se vit. C’est une suite de beaux tableaux, de belles images posées sur une sublime musique. Certains regrettent le manque de folie par rapport à l’album : personnellement je n’ai pas besoin d’un petit truc en plus pour plonger tête la première !

Etiqueté par Ysabel :

Après la très belle première partie que nous a offert Félix de You and You, l’univers de Moriarty se met en place … De vieilles valises empilées, les amplis vintage et les instruments disposés devant un rideau de fond de scène en filet. Ça va être beau, comme toujours. On est impatients et la salle commence à le faire savoir. Mais l’attente est de courte durée. Bien vite, la truculente petite bande prend place, avec à sa tête une Rosemary qui a changé de coiffure, mais qui est toujours aussi belle avec son look rétro : jupe à rayures blanches et noires, jupon de tulle, veste en cuir, collants rouges et chaussures à poids (il n’y a qu’elle pour porter cela).

Tous se retrouvent autour d’elle dans une ambiance un peu «Bœuf entre potes», avec une choré plus que bondissante d’Arthur à la guitare et les filles des premiers rangs qui commencent déjà à chanter. La Belle est toujours aussi captivante, avec ses airs de fille sage et ses yeux parfois clos. Et puis, elle commence à nous raconter toutes ces histoires extraordinaires qui font le répertoire de Moriarty, avec grâce, agitant le bout de ses doigts. Stéphane commence un solo de contrebasse effréné, pendant que Vincent (surnommé «Le paysan fou aux pieds nus» dans les milieux autorisés 😉 !!) lance une clappe du feu de dieu … Rosemary remplaçant les paroles par «A l’Usine …» Y’a pas à dire, ils savent vraiment enflammer une salle.

Mais la particularité de Moriarty, c’est d’installer de véritables univers musicaux au début de chaque morceau. Puis, c’est la fabuleuse voix de Rosemary qui prend le relai, avec cette présence extraordinaire et ce timbre véritablement pénétrant. Ils savent à eux tous être tour à tour joueurs et habités. On pourrait les voir dix fois, ce sera dix concerts différents et un plaisir toujours unique. Sur scène, ils s’éclatent littéralement, Thomas saute dans le public pour y jouer de l’harmonica … C’est la perfection.

Ensuite, Rosemary s’assoie «Il était une fois … Une fois n’existe pas … Histoire d’un drame …» ou encore «Histoire de questions existentielles qui ne riment à rien …» Elle a cette façon inimitable de raconter les chansons, avec cette musique qui vous parle et qui vous embarque dans leur monde au parfum d’Alice au Pays des Merveilles. Tous les ponts musicaux sont de véritables petits bijoux … Et puis va commencer l’effeuillage de la Diva. Le chant tourne à la vocalise, sur une musique de plus en plus rock, avec cette impression que cela ne finira jamais (ce qui ne pose aucun problème d’ailleurs).

Notre Alice se poste sur le côté, jouant avec de petits cubes en bois sur une pile de valises en sifflotant, son ombre se découpant sur le rideau derrière elle. Ça tombe. Elle recommence avec application jusqu’à ce que le mot HOTEL apparaisse sous ses doigts.  Puis elle quitte la scène pour la laisser aux garçons, qui se regroupent sur le devant. Elle passe derrière le rideau pour y danser comme une poupée désarticulée. Disparait de nouveau, pour revenir sans son jupon … La musique devient entêtante, elle explose même et Rosemary réapparait dans une robe rouge hyper sexy, avec une chevelure blonde platine (la coquine avait mis une perruque brune pour commencer le concert).

Puis elle décide de monter sur un cube devant (quel métier à risque !!), la musique s’emballe et se peuple bientôt de dissonances. Le noir se fait et c’est elle qui se transforme de ingé lumière, jouant avec un vieux spot de cinéma, éclairant tour à tour le public ou les garçons. On se retrouve vraiment transportés dans un monde onirique où elle nous murmure «No more candys …» à l’oreille.

Lorsque démarre Lily, ils se sont tous regroupés dans le rayon de lumière qui éclaire la scène. «Vous avez le droit de chanter …». C’est à la fois un partage merveilleux et un voyage complètement à part. Ils enchaînent sur un Jimmy quasi acoustique, en hommage au dernier soldat qui va quitter l’Irak. Le public chante avec eux. Ils sont là, avec une présence qui apparaît comme une évidence. Ils s’amusent à n’en pas douter, jonglant avec le français et l’anglais, puisqu’ils sont un peu des deux … Mais ne rêvent qu’en anglais, nous confie-t-elle. Puis ils commencent à danser sur un solo d’harmonica d’anthologie. La salle frappe des mains. Ça va de plus en plus vite, pour se terminer dans les cris. Ils en profitent pour jeter des bonbons, nous faisant miroiter un Nuts offert pour l’achat d’un CD à la sortie 😉

Mais voilà venue la fin de ce set, avec la promesse que nous allons finir par nous transformer en «Little Pig». Elle danse, rigole. Ils sont avec nous à 100% et ce n’est que du bonheur. Arthur part dans une dernière choré, dont seul il a le secret. L’échange est absolu et le concert merveilleux jusqu’à ses dernières notes.

Enfin, dernières … Il nous reste les rappels bien sûr. Et ils ne vont pas être avares en la matière. «Alors, vous voulez écouter quoi ?» Rosemary s’amuse à chanter avec une petite voix de dessin animé et les garçons se tiennent par le cou, avec un grand romantisme. La musique est fabuleuse. Ils s’emberlificotent dans leurs fils de micro, ce qui donne un début foiré qui les fait beaucoup rire. On pourrait continuer comme ça jusqu’au bout de la nuit. Mais en l’espace d’un instant, le calme revient et la magie opère à nouveau. Ils sont vraiment d’un autre monde … Mais ils décident finalement de quand même de nous abandonner «Tomorrow on Perpignan … Good night Istres !!»

C’était sans compter un public qui ne veut pas rentrer à la maison. Alors, ils reviennent une dernière fois et on va avoir droit à un excellentissime n’importe quoi, avec cris d’animaux, éclats de rire, paroles bidouillées et une Rosemary qui chante les mains jointes en prière avec une toute petite voix. Vraiment un bon délire qui se termine par ce mot de la fin «Bienvenue chez les Gremlins …!!» Moi je dirais plutôt «Bienvenue au Paradis ……. »

Composition

  1. Isabella
  2. Bacon
  3. Cottonflower
  4. Mahjong
  5. Clementine
  6. Darkline (Cool & Short)
  7. Body Home
  8. Serial Fields
  9. Julie Gold’s Candy Cane Tale
  10. Lily
  11. Jimmy
  12. Decaf
  13. Whiteman’s Ballad (Full)
  14. I Will Do
  15. 1er Rappel : Beasty Jane
  16. Belle
  17. Robot
  18. Hanoi Blue
  19. Crimson
  20. 2ème Rappel : Enjoy the Silence (Depeche Mode)

Date Limite de Consommation

  • Album défendu : The Missing Room

Site de Production

Site Officiel : http://www.moriartyland.net/

Ingrédients

  • Rosemary Standley  : Chant, Xylophone & Kazoo
  • Thomas Puéchavy  : Harmonica
  • Arthur B. Gillette : Guitare, Piano &  Percussions
  • Stephan Zimmerli : Contrebasse & Guitare
  • Charles Carmignac : Dobro, guitare, xylophone
  • Vincent Talpaert : Batterie & percussions

Remerciements

  • Christelle @ Usine
  • Lena @ Air Rytmo

Appellations d'Origine Contrôlée

  • par

    22 octobre 2010

    Photo du concert

    Moriarty @ Espace Julien (Marseille)

    Et bien, c'est finallement sans rien connaître que je me retrouve vers 21h00 dans cette belle salle de l'Espace Julien. Je vous passe le déplacement au milieu des montagnes de poubelles de Marseille, qui vont ...

  • par

    29 janvier 2011

    Photo du concert

    Moriarty @ Akwaba (Châteauneuf de Gadagne)

    Second concert de Moriarty, qui enlève une part de surprise mais pour mieux s'imprégner de la musique : C'est vraiment un groupe fabuleux qui, à l'image d'un Dionysos sait créer son atmosphère et son ambiance et ...

  • par

    14 janvier 2015

    Photo du concert

    Moriarty @ Paloma (Nîmes)

    Un concert de Moriarty, c'est un voyage assuré dans les Amériques des années 60/70, pleines de Tom Sawyer et de Davy Croquett. Ce soir ne fera pas exception et le voyage sera bien là. Pourtant, ce voyage ...

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    Bravo, moi j'étais à la Cigale et j'ai été aussi transportée…