Archive @ Théâtre Antique (Vaison-la-Romaine)
Dark Side Of The Archive ...
Conditions de mise en boîte
Trois premiers morceaux, dans une quasi pénombre et avec des angles assez mauvais 🙁 Seul Dave est un peu dans la lumière, ainsi que Pollard pendant Dangervisit.
Chronique
Etiqueté par Arnaud :
Deux ans se sont écoulés depuis notre dernier concert d’Archive ! Aux vues de notre passion pour ce groupe, c’est bien trop long et ça laisse percevoir notre niveau d’impatience de les revoir ce soir. Et d’autant plus dans un si beau lieu, où nous avions précédemment vu Vanessa Paradis en simple spectateur (Oui : grand écart !).
C’est plongé dans le noir que le groupe monte sur scène. A l’image de leur musique ce soir, ce sera d’ailleurs la couleur prédominante ! Oui, Archive c’est un peu assombri. Axiom et Restriction sont deux albums particulièrement sombres dans leur belle discographie et ils seront largement mis en avant, si ce n’est deux titres de Controlling Crowd et autant de Noise.
Feel it envoie d’entrée du petit bois et cette tension sera tenue tout du long : le groupe ne nous laisse pas le temps de respirer ou de les applaudir !
De peur côté, les jeux de lumière seront assez minimalistes, si ce n’est ce trio d’écran diffusant quelques images, ou d’hypnotiques clips pendant Distorted Angels et Baptism. Pour autant, c’est beau ! Oui, Archive arrive à faire un beau concert visuel, avec seulement 4 spots et 3 « petits » écrans !
On sort d’ailleurs de ce concert un peu assommé et fortement ému; il me faudra personnellement quelques minutes avant de pouvoir suivre clairement une discussion. En même temps, finir en rappel avec le somptueux Light et son intro phénoménale : il n’en faut pas plus pour me perturber 🙂 .
Mais purée que ça fait du bien !! Vivement leur retour dans le Sud. Et ce sera sur Montpellier à priori !
Etiqueté par Ysabel :
Une bonne, très bonne soirée même, qui a commencé de la plus belle des manières, avec cette petite incursion dans l’envers du décor, côté catering … Et ce, grâce à Ninety’s Story, avec lesquels nous étions en train de papoter quand le mouvement s’est fait vers une restauration bien méritée pour tous, après la fin des balances. Nous leur emboitons donc le pas, sans pour autant nous incruster à table (on est pas des malotrus non plus !), mais en profitant d’un instant plus intime partagé … On serre la mimine à Pollard. J’ai droit à ma petite photo avec Dave & Danny … Bref : elle est pas belle la vie ? J’ai bien fait de venir moi 😉 !!
Après toutes ces émotion et une jolie découverte musicale en première partie, me voilà fin prête pour entendre, je pense, un de mes groupes cultes préférés que j’aime beaucoup beaucoup ! Introduction musicale comme un tonnerre. Un autre du public qui lui répond par ses applaudissements, et les voilà qui prennent place tous les sept devant trois grands écrans blancs, le tout dans une lumière assez irréelle en fait … Cela va être du grand Archive (comme à chaque fois, j’ai envie de dire), mais sans les filles ce soir.
C’est Dave qui ouvre la danse. Et de lui avoir parlé un peu, juste avant, et bien ça me fait tout drôle de le voir devant moi sur scène maintenant (je sais, c’est bête, mais c’est comme ça). Et, au nouveau look capillaire de Pollard, je comprends mieux pourquoi il avait un chouchou sur la tête tout à l’heure : il a les cheveux bien en dessous des épaules à présent. Un véritable Steven Wilson à sa grande époque chevelue !
Côté musique, ça attaque très fort, avec cette espèce de puissance toute en harmonie, comme seuls ils savent en faire. C’est Feel It, un morceau de leur excellent nouvel album, encore plus Rock et avec de nouvelle explorations sonores … Même si une partie de mon cœur restera toujours irrémédiablement attachée à l’inoubliable Controlling Crowds ! Là, on est clairement dans le très musclé et dans l’un peu plus sombre aussi peut-être.
Ils sont quasi dans le noir à présent, chacun tout juste éclairé d’un halo lumineux presque doré. Images sépia ou de couleurs pales derrière eux. Darius aux commandes de sa « machine à bière » imaginaire, bien sûr … J’ai la sensation qu’ils nous emplissent de leur musique, qu’ils prennent même possession de nous avec ce fabuleux Fuck U, interprété par un Dave merveilleusement investi. Puis c’est Pollard qui reprend les commandes pour Dangervisit. Ces morceaux d’anthologie sont vraiment juste énormes et ont, à chaque fois, le même impact sur le public. D’une force et d’une puissance inouïes, mais pourtant toujours teintées d’une incroyable perfection dans les nuances. Et surtout un Pollard qui nous donne une de ces voix … Un truc qui semble vouloir quasi monter jusqu’à l’implosion et qui me laisse sur le cul (désolée, mais il n’y a pas d’autre mot) à chacun de leurs concerts.
Pour Finding It So Hard, ils se retrouvent baignés d’une nuée bleutée. Avec juste une douche de lumière sur Pollard. Ils apparaissent ainsi totalement irréel, encore une fois. Et c’est alors que Dave te sort une voix à te retourner le bide, habité comme personne et paraissant toujours comme en souffrance. Saisissant. Se tordant les bras et le corps arc bouté sur son micro. A tomber, tout simplement. Sans oublier les deux pères fondateurs, Darius et Danny, qui se font toujours face, à la fois éloignés physiquement, mais semblant en perpétuelle et indéfectible connexion.
Darius boxe sans relâche dans le vide. Ils dégagent une énergie phénoménale tous les sept. Côté public, ça danse, ça bouge, ça tend les bras. Et, à chaque nouveau morceau qui commence, un peu plus descendent pour profiter au plus près de ce superbe concert. L’air est chaud et doux. L’ambiance est folle. Et, perso : je suis littéralement en apesanteur. Avec même une sensation de participer à une grand messe lorsqu’ils font lever toutes les mains.
Un clip hyper space mais captivant défile devant nos yeux. Avec la voix de Pollard qui l’est toute autant. C’est Distorted Angels. Comme un grand écart musical avec Controlling Crowds (et oui, toujours ma référence), mais un autre style qui reste malgré tout à leur image, en perpétuelle évolution comme leur collectif. Puis, sur la même lancée visuelle, un Baptism qui installe à nouveau cet univers étrange, fait d’images choc et hyper esthétiques à la fois.
Mais le clavier de Darius, qui a eu trop chaud toute la journée, n’apprécie pas vraiment ce climat bien loin de son Royaume-Uni natale. Ça plaisante un peu pendant les quelques minutes nécessaires à solutionner le problème. Puis ils redémarrent. Heureusement, parce que je ne me serais pas remise de passer à côté d’un parfait Bullets, dernière étape avant une fin de concert assez hypnotique, avec un Ladders surprenant. Comme complètement désarticulé musicalement. Et, pour parfaire cette sensation, le visage de Pollard qui se découpe en vert, tournant sur lui-même à l’infini. Un univers sonore et visuel très Rock, qui se termine avec Numb. Très sombre lui aussi. Où, là encore, tout n’est que puissance dans la plus parfaite des justesses. Savant dosage dont ils ont la clé.
Le rappel est demandé avec ferveur. Intro de Lights sur les trois V retournés de lumière, qui ornent les écrans de fond de scène. Puis ils regagnent leurs places. Ne manque que Dave et Pollard. Et nous voilà partis pour ce qui fut peut-être l’intro la plus longue de l’histoire du Rock 😉 Je connaissais leur Again de près d’un quart d’heure, mais je crois que là, ils ont battu leur record d’intro ! Et quand enfin les deux derniers protagonistes font leur entrée, il n’y a plus qu’à fermer les yeux et à se laisser embarquer. Les lumières tourbillonnent. On en prend plein la tête, les yeux, les oreilles … Oui, je dois dire que ce concert aura été assez faramineux pour moi !
S’en suivra, en plus, un petit tour dans les coulisses après … Signature d’une affiche et partage de quelques mots amicaux. Ils sont méga bons, hyper gentils et accessibles. En un mot : Archive, la Grande, Grande Classe !!
Composition
- Feel It
- Fuck U
- Dangervisit
- Finding It So Hard
- Crushed
- Conflict
- Distorted Angels
- Baptism
- Bullets
- Ride In Squares
- Ladders
- Numb
- 1er Rappel : Lights
Date Limite de Consommation
- Ce concert s’inscrit dans la tournée Restriction Tour
- Album défendu : Restriction
Site de Production
Site Officiel : http://archiveofficial.com
Ingrédient
- Darius Keeler : Claviers
- Danny Griffiths : Claviers
- David Penney : Chant & Guitare & Percussions
- Pollard Berrier : Chant & Guitare
- Mickey Hurcombe : Guitare & Percussions
- Jonathan Noyce : Bassiste
- Steve Barnard aka Smiley : Batterie
Remerciements
- Charlotte @ Cri de la Marmotte
Reviews proches de Archive
17 octobre 2015
Archive @ Zénith Sud (Montpellier)
Tout commence avant même la première partie assurée par BNRS. En effet, nous avons le droit à la projection sur grand écran de Axiom, projet atypique et très noir du groupe. Cela permet d'entrer tout doucement dans ...
30 juin 2011
Archive @ Arènes (Nîmes)
Un super moment que ce concert dans cette sublime enceinte. On peut regretter qu'Archive ne soit que la première partie de Paul Kalkbrenner. De ce fait, pas du tout évident à la lecture du billet, ...
06 novembre 2012
Archive @ Paloma (Nîmes)
Je vais être franc : Je suis sorti avec une drôle d'impression de ce concert. D'un côté, c'est indéniablement un beau (même très beau) set : Les jeux de lumières sont intimistes mais sublimes, les ...