Avis sur un show

08 mars 2014

Shaka Ponk @ L'Usine (Istres)

The Shaka Ponk's Factory Live !

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Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 4.3 - 9 votes
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Note internautes, 4.3 avec 7 vote(s)
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

3 premiers titres dans les crash barrières, puis librement parmi un public très dense.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

On peut dire que c’est Marine, notre récente « personnal » conseilleuse en Rock, qui m’a donné envie d’aller au concert. Elle avait été de super conseil pour Dallas Frasca, alors faut toujours lui faire confiance !

Pour tout dire, j’avais acheté le dernier album en date de Shaka PonkThe Geeks and the Jerkin’ Socks, et j’avais donc une idée de ce que j’allais découvrir Live.

Dans un premier temps, le concert a confirmé mon avis sur le Cd : Ce n’est pas mon kiff, ni la musique qui me fait décoller. Pour moi, ça manque de nuances et d’une ligne mélodique évidente. Il y a un côté simpliste qui doit me bloquer. Il y a pourtant de très bonnes idées : Je pense, par exemple, à Sex Ball que j’ai adoré ou au classique My Name is Stain qui, pour le coup, est un hit évident.

Pour autant, en Live, c’est une tuerie ! J’ai rarement vu une telle énergie, un tel échange avec le public et pour tout dire j’ai dansé pendant que je shootais !! Car oui, c’est incroyablement entraînant. Sur ce point, c’est au stade d’un Dionysos, qui pour moi reste The référence française (mais par contre, musicalement, là c’est plus mon kiff, même si ce ne fut pas le cas pour leur dernier Live).

Le Live regorge d’effets bien trouvés, d’un écran géant utilisé juste ce qu’il faut et d’un jeu de lumière digne des plus grands ! Le groupe évolue à merveille sur la scène et ce n’est vraiment que du plaisir.

C’est donc pour moi un mystère et c’est assez paradoxal : Ça ne sera probablement jamais ma musique du soir et pourtant, je suis à peu près certain de prendre mon pied en concert ! Vais- je malgré tout les revoir ? Je ne sais pas… Nîmes est la prochaine étape locale… À priori je passe mon tour et vais plutôt attendre une prochaine tournée et un nouvel album.

Etiqueté par Ysabel :

Mystère, mystère … Après le départ des Flangers, on vide tout devant le grand rideau noir mais lui, on ne le bouge pas d’un pouce. Juste quelques cubes blancs qui sont posés tout devant. Puis, d’un coup, le rideau tombe devant un décor entièrement blanc : clavier, batterie, tenues de scène, écran géant … De prime abord, je dirais que cette ambiance apparait classe et belle. Et puis nos joyeux drilles entrent en piste, chevelus et barbus, pantalons courts et chaussettes montantes ! Classe, je ne sais pas, mais farfelu et barjo, c’est sûr !!

Sur l’écran qui occupe tout le fond de scène, une petite sauvageonne avance dans un paysage mortuaire et chaque changement de séquence est salué par des cris du public. C’est juste le moment que choisit Mister Frah pour entrer dans la danse, en costard blanc lui aussi. Puis c’est sa compagne, la lionne Sofia, qui fait son entrée pour venir se placer juste devant la toile … Et là … Une espèce de photographe, casqué et déguisé en tortue ninja champion de motocross, bondit de nulle part !! Je vous jure que j’en sursaute presque 😀 (et il va nous le refaire tout au long du concert).

Notre diva et son alter ego cartoonée entament une danse très sexy. Shaka Ponk, c’est du gros show bien rodé. Les micros sont ornés d’une drôle de corne destinée, j’imagine, à camoufler batterie et système de je ne sais quoi. Ils sont tous harnachés comme les dignes descendants de Star Wars et déjà en train de se déchaîner sur le plongeoir ou les caisses blanches. Ça commence très très fort. Ces mecs sont des extraterrestres et, en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, Frah chante à capella, avec reprise d’un public juste au taquet.

Hop Hop Hop, il y a déjà du pogotage dans la salle. Plus physique que ça en un seul morceau, je reconnais : j’ai jamais vu un truc pareil ! Le guitariste s’éclate avec le public par l’intermédiaire d’une mini-caméra accrochée au manche de sa guitare. La chanteuse prend une voix de dessin animé. Le public est littéralement en transe … Ah oui, quand même et clairement : c’est le genre de truc qui vous met une belle claque !!

Lui est déjà torse nu et le délire se manifeste autant sur scène que dans la salle. Les pieds de micros valsent allègrement. Les images défilent. On ne sait même plus où regarder et, au second morceau, ils sont absolument en nage. Les strombis se mêlent à la fête. Le clavier à l’air complètement barré avec ses couettes qui se balancent de gauche à droite. Le batteur saute sur place. Le bassiste disparait sous ses cheveux et le guitariste dégouline … Mais ils vont finir dans quel état au juste 😉 ?!?

Les premières notes de Personal Jesus à la sauce Shaka Ponk se font entendre. Sofia entame une danse des plus lascive. Le bassiste se retrouve torse nu (on va bien y arriver à les avoir tous à poil !) Ce n’est pas un concert, c’est un délire hystérique !! « Ça sent une odeur que je connais bien … Ça sent le public énoooooorme !! » Moi je pense que ce sont plutôt eux qui sont énormes. Le reste de la troupe se fout aussi torse nu (sauf le batteur et la chanteuse, bien sûr !) C’est presque un peu plus calme … Quoi que ! Ils nous rejouent une scènette à deux devant une plage cinématographique, avec les premiers rangs chantant les bras levés.

On a droit à un solo de « Oh Yeah ! » sur tous les tons, eux installés sur leurs cubes, juste éclairés par en-dessous. Tout est chiadé et hyper bien scénarisé, jusqu’aux lumières. Ils intervertissent les placements et je me retourne avec le bassiste juste devant moi. C’est en fait un de ces jeux de scène qui ne vous laisse pas une seule minute de répit. Les images sont magnifiques et on redescend dans une drôle de musique aux intonations indoux avec Come On Cama. Ils semblent reprendre leur souffle. La tension tombe légèrement … Et hop : un batteur sans chemise, un !

Puis le show reprend de plus belle. C’est tellement la pataugeoire sur scène qu’un mec vient même éponger le sol ! Il est incontestable que, sur scène et dans la salle, c’est la grosse éclate et c’est alors que Frah monte sur un de ses cubes pour plonger avec bonheur dans son premier slam (et il part se balader hyper loin en plus !) Les guitares vibrent sans fin … Un micro qui ne marche plus : pas grave, on le change en Live. Et la Miss tombe elle aussi le tee-shirt, mais gardez votre calme : elle a une brassière en-dessous 😉 !! Lui vient blagouiller, mort de rire, avec le guitariste, pendant qu’elle choisit de nous sortir sa voix la plus éraillée. C’est juste méga impressionnant ! Lui, fait le con. Elle, vient nous chercher pour chanter Last Alone et tout cela chauffe de plus en plus la salle (avec notre monkey animé collé à la vitre). Le grand n’importe quoi continue de plus belle. Ils reviennent chapeautés (enfin plutôt des cornes et un masque pour elle). C’est du grand Barnum, avec eux deux perchés (dans tous les sens du terme) pour invectiver la foule.

Mister Ponk (qui nous accompagne tout au long des morceaux) joue du banjo à présent. Les premiers rangs se prennent carrément de la sueur depuis la scène sur le visage. Encore un slam, mais en roulé-boulé cette fois. Nouvelle petite pause (tu m’étonnes, ils doivent même avoir envie d’une bonne douche !), avec un « Where’s my girl » sur fond de thème de James Bond. Improbable mix. Puis ils reviennent avec une musique de marche de cirque éléphantesque … « This is the Story O My Life ! »

On enchaîne sur Sex Ball et on revient surtout à du bon gros Rock qui envoie le bouzin et qui se mixe avec de l’Electro. Sofia se lâche d’abord devant nous, puis derrière, sur l’écran, presque devenue elle aussi dessin animé. Une mémé y débarque avec son déambulateur, juste avant que la Sex Ball ne reparte de plus belle pour son tonitruant final !

Intro à la trompette et Sofia qui danse seule devant son mur incandescent, pour ensuite se retrouver habillées d’une grande paire d’ailes d’ange. Frah vient la rejoindre en mode Shiva. A chaque instant, l’esthétique et la mise en scène sont de mise, venant se mêler à leur show faussement « juste marteau » et en fait hyper brossé. Tout un film, dont ils sont les personnages principaux, va ainsi défiler … C’est quasi magique. Le marathon sportif va ainsi continuer jusqu’à la fin de ce Set musclé et ils nous quittent pour la première fois, simplement sur un petit signe de la main.

Ça hurle tant que ça peut pour les rappeler. Mais ce sont deux gorilles batteurs qui reviennent d’abord (toujours sur l’écran) ! Et surtout Mister Ion, qui nous fait son show dans une battle contre les Monky Brothers ! Puis tout le monde revient, un peu plus secs, mais par pour longtemps (vu comment c’est reparti !) J’adore la posture Hard-Rockeur du bassiste pour ce morceau spécial musicos, où nos quatre potes se répondent dans un rythme entêtant et prenant.

Frah nous revient en fute blanc, pour nous faire chanter I’m Picky : « Une chanson pleine de sens… » dont tout le public reprend le refrain. Il nous lance « Merci ! A bientôt », mais reste sur scène. « Tu aimes le Reggae ?!! » On attaque les premières notes de Get Up Stand Up, qui se mélangent avec leur propre Rock. Tout le monde hurle en voyant le micro lui passer devant. Sofia continue à chanter, cambrée en arrière et touchant les mains qui se présentent à elle. « Et puisque tu aimes le Reggae … », cette fois le chalenge est d’allumer le grand cône : « Le Wiiiiim !! » Encore gros numéro de cheveux du claviériste et c’est le moment de lancer un Alleluia dans « La Factory Eglise de Shaka Ponk ! » Il se prend pour un grand prédicateur, puis se met à sauter comme un damné, avant de se mettre au diapason des squelettes dansant derrière lui sur l’écran. Il se roule même par terre comme un possédé, avant de quitter une nouvelle fois la scène avec tout ses petites camarades de jeu, sur une cloche qui sonne le glas.

La clameur de L’Usine les rappelle une dernière fois. Il est seul et nous lance : « Je crois qu’il m’ont oublié ! » avant de nous embrouiller avec une histoire de Wi-fi qui nous a traversée pendant le spectacle. Alors, que préfère-t-on : « Le sweet chanson ou la marche ?? » On sait pas, « Mais le Istres, il aime bien sauter !! » Nous allons donc sauter comme des calus dans la « Usine Factory » (ou avoir l’air con : au choix 😉 !) En avant, prêts, partez ! Et pour sauter, ça saute, je peux vous assurer !! Les musiciens restent avec l’image du mini monky perdu dans son cimetière, avec un « To be continued… » qui laisse la place à une espèce de générique, qui ne les empêche pas de continuer à sauter dans tous les sens. Avant dernière salve et dernier salut. Face à face Stage/Factory et c’est Sofia qui se lance la première dans le dernier slam, plus softement que lui qui bondit carrément tête la première, façon galipette avant ! Vont-ils en revenir entiers ? Oui… Non ?!? Oui, quand même. Et photos, caméra, baguettes, bisous sur la tête : Tout est partagé avec le public. Et n’oublions pas un … « Bon anniversaire à Guillaume !! » (ne m’en demandez pas plus 😉 !)

Composition

  1. Intro
  2. Black Listed
  3. Wanna Get Free
  4. Twisted Mind
  5. Come On Cama
  6. On the Road
  7. Last Alone
  8. Yell
  9. Story O My Life
  10. Sex Ball
  11. Scarify
  12. Altered Native Soul
  13. 1er Rappel : Battle Ion vs Goz
  14. I’m Picky
  15. Te Gusta Me
  16. My Name is Stain
  17. 6xLove
  18. 2ème Rappel : Morir Cantando

Date Limite de Consommation

  • Album défendu : The White Pixel Ape

Site de Production

Page Officiel : http://www.shakaponk.com

Ingrédient

  • François Charon dit Frah : Chant
  • Sofia Samaha Achoun : Chant
  • Mandris Da Cruz : Basse
  • Yohann Meunier dit Ion : Batterie
  • Cyril Roger dit CC : Guitare
  • Steve Desgarceaux : Claviers

Remerciements

  • Stephan @ ConcertAndCo
  • Dorothé @ Usine

Appellations d'Origine Contrôlée

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    Hihihi que ça fait du bien de revivre ce live ! J’en ai des frissons ! Contente que l’énergie vous ait embarqué malgré les réticences. =)

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      Tu vas devenir la Live Consultante officielle de Concerts en Boîte, Marine 😉 !!

      Bizoux et à très vite …

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        C’est qui Sofia ? …La chanteuse Sam ?

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          Tout à fait Bertrand … C’est juste son vrai nom.
          Sofia aka Samaha Sam 🙂