16 janvier 2016 à 18:14

The Cure – A l’Olympia, Paris 7.6.1982

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Pochette avant du bootleg

The Cure – à l’Olympia, paris 7.6.1982 – Pochette avant

Pochette arrière du bootleg

The Cure – à l’Olympia, paris 7.6.1982 – Pochette arrière

Date d’emballage

Comme il est précisé sur la pochette, c’est l’enregistrement d’un show datant du 7 Juin 1982, à l’Olympia de Paris.

Et celui-ci prenait place dans le cadre de la tournée Pornography Tour.

Composition

  1. CD1 : M
  2. The Drowning Man
  3. A Short Term Effect
  4. Cold
  5. At Night
  6. Splintered In Her Head
  7. Three Imaginary Boys
  8. Primary
  9. One Hundred Years
  10. CD2 : Play For Today
  11. A Strange Day
  12. A Forest
  13. 10:15 Saturday Night
  14. The Figurehead
  15. Pornography
  16. Killing An Arab
  17. Forever

Le grain de sel d’Arnaud

1982 : une année référence pour tout fan de The Cure qui se respecte !

1981 marque pourtant déjà une belle étape dans la mélancolie, avec le majestueux Faith, mais Pornography est la dernière marche discographique du groupe, et non la moindre, vers ce que l’on aime en France nommer la Cold-Wave, à savoir des rythmes froids pour des thèmes pas beaucoup plus gais ! Il se dit même qu’une partie des enregistrements se fait avec un Smith qui dort à même le sol dans le studio d’enregistrement, à moitié défoncé et multipliant les excès en tous genres, tentant ainsi d’exorciser tous les malaises qui le hantent.

Cet album de 1892 est donc d’une froideur extrême : c’est implacable et sans issus possible. Robert Smith clôt d’ailleurs l’album en hurlant « I must fight this sickness, find a Cure« . En même temps, l’entrée en matière avec One Hundred Years n’est pas une référence de gaieté non plus, avec « It doesn’t matter if we all die » en paroles d’ouverture !

Comment peut-on alors envisager l’esprit d’une tournée pour d’un tel album ? Et bien une tournée extrême, non pas par son nombre de dates (avec tout de même 44 concerts d’Avril à Juin), mais par l’intensité de chacune d’elles. Smith ira même jusqu’à se maquiller à outrance avec du rouge à lèvre autour des yeux, pour qu’il s’écoule avec sa sueur comme du sang… Effet garanti. Il se dit aussi que le leader, ainsi que les autres membres du groupe, quittent la scène en pleurant, ne pouvant supporter ces mêmes thèmes sombres jour après jour, eux qui ont déjà des malaises internes et externes à régler… Ce qui n’est jamais possible en tournée !

Quatre jours après ce concert parisien, c’est la cassure et la tournée va brusquement s’arrêter net à Bruxelles, avec un glacial The Cure are Dead en guise de rappel, un roadie au chant. Une semaine avant Paris, ce n’était pas non plus l’osmose entre les membres : Robert Smith et Simon Gallup (bassiste historique) se foutent sur la gueule dans un bar strasbourgeois, pour une sombre histoire de note à payer.

L’Olympia apparaît donc comme une date pivot. C’est alors jouissif et même historique de pouvoir ressentir toute cette tension dans cet enregistrement cristallin et précis à souhait !

Dans le détail, M peut être une chanson plutôt molle… Mais ce soir là, elle est pénétrante. Drowning Man ? Juste l’une des meilleures interprétations que je connaisse, avec en plus des effets quasi 3D ici et là ! Cold, At Night et Splintered In Her Head : là, on perd carrément 3°C dans la pièce ! Three Imaginary Boys, lui, n’aura que rarement été aussi sublimé et prend ainsi une toute autre envergure que comme dernier morceau de son album éponyme. Quant à One Hundred Years, il finit de nous clouer au sol avec son rythme quasi militaire.

Il faut alors presque être fou pour oser lancer le second Cd qui, fort heureusement, quitte (juste un peu) la noirceur avec 4 premiers titres qui pourraient presque passer pour de la Pop ! Mais voilà The Figurehead et là, on pense toucher au sublime. Oui, mais c’est sans compter le magistral Pornography et son impro du thème de James Bond (unique en son genre !). On a pas fait mieux pour terminer un Set et, avec cette qualité, on reste tout simplement scotché ! Killing an Arab passe alors sans marquer les esprit, car le pauvre ouvre sur LE Forever ultime, LE morceau qui n’existe pas en album et qui, jour après jour, se nourrit du malaise de chacun en cette tournée de 1982. Et ce soir-là, c’est de l’angoisse à chaque riff et quand Smith entame son chant hurlé quasi improvisé. On peut alors pleurer en tremblant de tous ces membres ! Ce fut en tout cas mon cas quand j’ai découvert ce Live au milieu des années 90.

Je pourrais en parler encore des lignes et des lignes de ce Live somptueux ! En fan extrémiste, je peux uniquement regretter le mélange, sans réelle raison, des titres. Probablement un souhait d’équilibre là où il n’y en a pas besoin !

Bilan Sucré-Salé

Côté Sucre

  • Un son de malade, d’une puissance folle.
  • Forever a lui seul justifie l’achat de ce bootleg, même si la fin du morceau est coupée !
  • Avoir une version Live du Pornography de 1982 !

Côté Sel

  • Aller savoir pourquoi certains titres sont dans le désordre, sans vraiment que cela se justifie. C’est ainsi qu’en réalité, The Figurehead ouvre le concert tandis que 10:15 Saturday Night est le premier titre du dernier rappel, juste avant Killing An Arab.
  • Concert hélas incomplet, puisqu’il manque le fabuleux Siamese Twins et le sublime Hanging Garden, à priori pas retransmis à la radio, dont est issue cette captation.
  • La pochette est très minimaliste… Même si c’est un choix qui peut se défendre malgré tout 😉

 

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