Avis sur un show

23 octobre 2016

Kadavar @ Paloma (Nîmes)

Three Last Living Dinosaurs !

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Conditions de mise en boîte

Les 3 premiers morceaux dans les crash barrières.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Kadavar, c’est trois grands hipsters aux cheveux de fées, à la taille de guêpe et à la barbe plus que garnie. Au premier regard, la scène ressemble donc à un podium de mode, avec trois prétendants au titre de Mister Kate Moss ! Leur allure, avec pantalons patte d’eff et chemises dignes de Robert Plant dans les années 70, finissant de peindre ce portrait de 3 hippies sortant tout juste des années Woodstock. On en aurait presque envie de tout leur raser et de leur montrer ce que c’est que les années 2000 ! Mais à la vue de leurs tatouages, présents un peu partout sur leurs corps, on comprend vite que s’il doit y avoir un défilé ce soir, ce sera de riffs de guitares, plutôt que de fringues !

Et, pour définitivement comprendre que le phénomène n’est pas que visuel, il suffit d’attendre le premier son ! Parce que là, nos trois chevelus mettent tout le monde d’accord. C’est de la guitare qui hurle pendant tout le Set, des drums qui se prennent sans relâche de grands coups de baguettes et une basse maltraitée, dont fort heureusement les cordes sont bien épaisses, pour un son des plus sourds.

On comprend alors que Kadavar, c’est ce Rock américain un peu oublié des années 70, celui qui collerait parfaitement à la BO du n’importe lequel des films de Tarantino. Je les aurais par exemple parfaitement vus en apprentis vampires dans une Nuits en Enfer, en lieu et place de Tito and Tarantula ! Et dans une séquence de Kill Bill, ou bien de Pulp Fiction, c’est tout à fait le style de Rock que l’on pourrait entendre passer sur une station de radio, écoutée au volant d’une décapotable dévalant à fond les rues de Los Angeles…

Bref, j’avoue que j’en prends plein les oreilles, tandis que visuellement, j’ai devant moi comme trois elfes maléfiques qui ondulent leur corps à la manière de serpents, au rythme de leurs cheveux sauvages. Quant au jeux de lumière, il est hypnotique. Tant et si bien qu’il en devient difficile de les quitter des yeux.

Pourtant, l’assimilation de leur son brutal et physique fait (c’est à dire quasi à mi Set), j’avoue m’être un peu ennuyé. La recette est bien toujours aussi efficace, mais un peu lassante à la longue. Et le public aussi me semble plus calme… Certains diront plus attentif… Je ne sais pas.

Mais heureusement, avec Helter Skelter, ils assurent un rappel qui remet tout le monde d’accord. Et là, c’est une vraie fusion entre la scène et le public. Parce qu’un Beattles, c’est quand même souvent un moment à part dans un Set. D’autant plus quand il est joué avec toute la violence que mérite ce morceau mythique.

Le concert se finit donc sur une excellente touche, du plus belle effet !

Etiqueté par Ysabel :

Changement de plateau, changement d’ambiance … Nous voilà à fond dans l’ésotérisme. Lumières bleu nuit, personne sur scène, juste de l’Electro à la Bass Communion. Clairement du conceptuel quoi. Puis c’est le noir complet sur une musique assez grandiloquente … Le thème de Can des Deadlock.

Ça y est, le décor est planté. Par contre avec Kadavar, et contrairement à Stray Train, y’a bien du méga chevelus cette fois, toujours barbus (très, très barbus devais-je dire) et même du tatoué bras nus, en gilets de costard noir sexy, pantalons patte d’eph et petites bottines apprêtées. Excepté le batteur, lui en haut hyper moulant et dont les cheveux s’agitent au cœur d’un ventilateur géant (ah oui, il faut ce qu’il faut). Carrément digne d’une pub décalée pour une improbable marque de shampoing … Totalement dans le David Hamilton du rockeur comme visuel, vous voyez 😉 Un trio de choc donc, dans le plus pur style Rock US. Ce n’est pas compliqué, on ne les voit qu’à contre jour et tout en cheveux. A la limite de la caricature, mais j’adore.

Côté voix, on flirte allègrement avec le Blues. En total paradoxe avec ce batteur complètement en folie. Et un chanteur qui n’hésite pas à nous jouer les derviches tourneurs avec la tignasse blonde, pour accompagner un Rock qui envoie les pieds, fait de sacrées guitares et de musiciens qui jouent à fond le jeu des Rockeurs grand teint !

« We’ve got some Rock n’Roll for you ! » Mais j’espère bien 😉 Parce que nous, on en veut encore de la posture dans la pénombre. Et oui ! Surtout qu’ils envoient du petit bois comme on dit. Alors que, bizarrement, le public reste globalement super calme. Etrangement même. Mis à part quelques cris, de-ci, de-là, plus là pour se marrer qu’autre chose au passage. Après, avec ce style de musique, il faute réussir à se laisser porter sur l’highway du Rock. Un peu morte de rire pour ma part, il faut bien l’avouer, mais c’est là tout le plaisir. Parce qu’on a vraiment droit au méga grand jeu. Ils sont tout simplement jubilatoires tous les trois. D’ailleurs, le public commence à se mettre un peu plus en mouvement à partir de Broken Wings, gagné par cette incroyable énergie toute droit venue de la scène, au son de cette marche quasi martiale dont le ton est donné par le batteur, digne d’un tambour de galère. Oui, ils sont martiaux et aristocrates les garçons sur ce coup là. Dans toute la majesté du Rock.

Par contre, il faut reconnaitre que 80% de la scénographie repose sur le côté Head and Shoulders du Tiger Cristoph Bartelt. Mais pas grave, on s’en fout ! Vu que ce qui compte, c’est leur Blues Rock qui pète tout sur son passage. Et qui, l’air de rien, commencent à faire des émules dans la salle côté cheveux. Sans oublier une apparition de plein de petites cornes d’escargots (private joke que j’entretiens avec Les Frères Jacquard 😛 !)

Voix tonitruantes à l’écho qui raisonne, pour un univers immergeant qui vous embarque. Toujours avec ce batteur qui joue les Rock Star, dans sa pose préférée à chaque fin de morceau, la baguette gauche en l’air. C’est toujours très dynamique, certes, mais tout de même un chouilla répétitif, pour ne pas dire que cela risque de pencher vers le chiant à la longue. Alors gare aux décrochages d’attention au cours de ces longs solos de guitare, dont perso je ne suis pas assez aficionados pour les endurer à haute dose. Mais bon, j’essaie de me soigner 😉 Par contre, il est clair que je ne me lasse pas des postures à la cousin machin de Lupus Christoph Lindemann (oui, celui de La Famille Adams !) Avec, en plus, cette surprise d’un finish très smooth qu’ils nous ont réservé au détour de All Our Thoughts… Je dois avouer qu’ils m’ont bien eu là ! Mais ce n’était qu’un court moment d’égarement les enfants, pas d’inquiétude. Surtout que pour leur rappel, ils ont décidé de reprendre le titre sans doute le plus musclé des Beatles : Helter Skelter. La mythique réponse de Paul McCartney au I Can See For Miles de The Who, décrit par le groupe comme le truc le plus trash qu’ils aient jamais fait. Et auquel McCartney, déçu du résultat, à répondu par ce titre, représentant pour lui ce qu’il aurait aimé entendre. Alors musclé, il va bien sûr l’être plus que jamais ce soir, et devant un public qui réagit au quart de tour, face à ces deux spots qui nous regardent comme des yeux de chouette qui se seraient ouverts en fond de scène.

« Merci beaucoup et see you soon ! » … Du tout venant me direz-vous … Et bien non ! Pas quand c’est Staying Alive qui sert de musique de transition avant l’arrivée de Blues Pills (Paloma, qu’est-ce qui t’a pris ?!?) Surtout lorsque celle-ci donne lieu à des chorégraphies à mourir de rire de quelques rockeurs en cuir et bien cuit dans la fosse !!

Composition

  1. Come Back Life
  2. Pale Blue Eyes
  3. Last Living Dinosaur
  4. Living In Your Head
  5. Broken Wings
  6. Black Sun
  7. Forgotten Past
  8. Old Man
  9. Thousand Miles
  10. All Our Thoughts
  11. Creature
  12. Rappel : Helter Skelter (The Beatles)

Date Limite de Consommation

  • Album défendu : Berlin

Site de Production

Ingrédients

  • Christoph Lindemann aka Lupus : Chant & Guitare
  • Simon Bouteloup aka Dragon : Basse
  • Christoph Bartelt aka Tiger : Batterie

Remerciements

  • Céline @ Paloma

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