Avis sur un show

05 mars 2016

Tindersticks @ Paloma (Nîmes)

We Are Definitely Dreamers ...!

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Conditions de mise en boîte

Librement dans la salle, sans déranger le public.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

De par mon amour de la musique anglaise, ce groupe de Nottingham était passé dans mon radar. Entre autre complètement sous le charme de l’album The Something Rain et tout particulièrement du magnifique Chocolate.

C’est donc un doux rêve que de découvrir Tindersticks en Live et que d’entendre la belle voix de Stuart Staples, capable (j’en suis sûr) de bercer même un hyperactif. Nous devons d’ailleurs être beaucoup à partager ce même rêve, puisque la salle en configuration assise est plus que pleine !

Alors, au final, si musicalement je n’ai pas du tout été déçu et que j’ai laissé mon âme être embarquée bien loin du Paloma, je l’ai un peu été par la scénographie ultra faible : tout juste quelques lumières sans effet. J’avais pourtant cru comprendre qu’un clip existait pour chaque morceau et cela aurait été un accompagnement visuel idéal, pour que l’œil participe lui aussi à cette fête. Tant pis. Reste cette musique, que personnellement j’ai écouté les yeux fermés pour mieux m’évader.

Etiqueté par Ysabel :

Nous quittons l’univers si particulier de Christine Ott, encore tout baignés de sa musique aérienne … Et nous voilà partis pour le Rock-Soul de Tindersticks. Harmonica et lumières descendantes, tout en douceur, pour une très longue intro, aux sonorités un peu rétro. J’aime beaucoup cette entrée en matière.

Stuart Staples apparait alors, un œillet rouge à la boutonnière. Moustache et pattes de rockeur élégant. Mais surtout, une voix chaude, enveloppante, qui monte progressivement en intensité. Et un rythme qui commence déjà à nous emporter dans son ressac. Lui accroché à son micro, qui semble vouloir suivre les élans de son corps. Alors comment ne pas comprendre qu’il ait presque en permanence les yeux mi-clos ? Car c’est tout simplement ce que nous avons tous envie de faire dans nos fauteuils, pour nous laisser doucement porter par la mélodie. Et, quand cette même voix s’affole pour partir en contre ton, c’est juste génial. La musique devenant comme plus violente. Plus possédante aussi.

Leur smooth est envoûtant. Et ils sont tous d’une zénitude fabuleuse. Comme tout aussi transportés que nous par l’ensorcelant Blues-Folk de Sleepy Song. Lumières sont tamisées. La batterie, effleurée. Juste les cordes de la basse qui vibrent. Le crissement d’un œuf de sable. Et une descente de guitare à la sonorité très US, qui nous sort lentement de ce rythme lascif. Alors que dire du merveilleux mélange guitare sèche et guitare électrique de Medicine ?… La réponse est dans la question 😉

Et puis, voilà qu’un petit parfum de boum des années 60 monte de la scène. Avec la voix de Stuart Staples qui joue un peu plus sur le vibrato (j’adore) et le xylophone qui prend des sonorités à la Rockababy. Mais ce côté rétro, amplifié par l’orgue Hammond, se retrouvant totalement contrebalancé par la guitare de Nel Fraser, jouée avec une poigne de fer, prête à faire rompre les cordes. Tout cela quasi dans le noir la plupart du temps. Plus intimiste comme concert … Tu meurs.

Il sort ensuite une petite antisèche pour How He Entered, une belle chanson d’amour, semi parlée. Mais bon, comme il ferme encore une fois les yeux, je ne sais pas trop à quoi elle sert en fait 😉 En tous cas, cette chanson est tout simplement à tomber, rythmée au « moulin à sel » (comme l’appelle Arnaud) par Earl Harvin. Et c’est étrange comme ce Set, tout en ayant un évident fil conducteur, réussi à nous réserver énormément de surprises. Nous faisant passer d’un univers à l’autre, tout en subtilité. Comme avec cette musique presque d’église offerte par The Waiting Room, dans la fumée. Occasion d’un tête à tête clavier/chanteur. Orgue et voix. Assez irréel visuellement parlant. Alors, ajouté à cette voix magique … C’est juste fabuleux. On voit la fumée emportée par leurs mouvements dans les airs. On entend les cymbales jouées au tampon … Tout cela est tellement léger et doux, que je capte même les grincements du tabouret du claviériste. Puis le chanteur s’en va, nonchalamment, comme un simple promeneur le ferait dans la rue. Laissant clavier et batterie à leurs clapotis musicaux … Ils sont vraiment magiques ces mecs. Tout cela est d’une grâce. C’est simple : par moment le public fait plus de bruit qu’eux !

Pour la fin de Set, ils deviennent atoniques et font monter d’un coup les décibels. Stuart Staples totalement habité. Et nous voilà partis pour de la belle Pop-Rock hyper entrainante. Une de celles qui vous filent de petites fourmis dans les jambes et vous donnent irrésistiblement envie de danser. Mais on peut pas, parce qu’on est assis ;(

Un dernier morceau, précédé de quelques mots sur le plaisir d’avoir joué dans ce bel endroit qu’est le Paloma. Et retour à cette lascivité envoutante dont ils ont le secret. Avec ajout d’un petit piano à vent, dont l’idée de l’apport n’est pas évident comme ça, mais qui donne un résultat très sympa. Et, avant de nous quitter, ils nous applaudissent avant que nous ayant le temps de le faire.

A leur retour, ils entament une douce valse lente, qui enfle et s’accélère, pour chercher à nous envouter encore un peu plus. Belle introduction à la dernière, qui commence avec sa petite ritournelle au piano. Les autres instruments entrant par petites touches successives. Et puis la mélodie s’éveille, comme une rose qui s’ouvre, s’anime, s’emplie de vie … Avant de s’éteindre, tout en douceur. En résumer : cette soirée aura été aérienne de bout en bout.

Composition

  1. Second Chance Man
  2. We Were Once Lovers ?
  3. Sleepy Song
  4. Medicine
  5. Johnny Guitare (Peggy Lee)
  6. She’s Gone
  7. Boobar Come Back To Me
  8. Hey Lucinda
  9. How He Entered
  10. The Waiting Room
  11. Planting Holes
  12. We Are Dreamers !
  13. Shaw Me Everything
  14. This Fire Of Autumn
  15. A Night So Still
  16. 1er Rappel : The Other Side Of The World
  17. Factory Girls

Site de Production

Date Limite de Consommation

  • Ce Concert s’inscrit dans la tournée The Waiting Room Cine-concerts
  • Album défendu : The Waiting Room

Ingrédient

  • Stuart Staples : Chant & Guitare
  • Nel Fraser : Guitare
  • David Boulter : Clavier, Xylophone & Percussions
  • Dan McKinna : Basse
  • Earl Harvin : Batterie & Percussions

Remerciements

  • Paul @ Paloma

Un de nos Instagrams de la Soirée

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Tindersticks : que c'est planant !!!

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