Avis sur un show

08 juillet 2015

Shaka Ponk @ Pavillon de Grignan (Istres)

Story O' My Night ...!

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Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 3.8 - 2 votes
Pas d'Evaluation des internautes
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

Librement, avec les trois premiers morceaux en fosse puis la fin en tribune.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Être à un concert de Shaka Ponk, c’est un peu comme être une chaussette dans une machine à laver pendant le programme long à 90°C : on ne sait plus où on habite, on se prend des copains sur la tronche et on sort plus mouillé qu’au départ !

Le concert de ce soir ne fera pas exception à cette habitude. Et si je classe aisément Dionysos dans la catégorie « groupe qui envoie », alors je dois classer Shaka Ponk dans celle de « groupe qui te déboite ». Nous n’avons pas une seule minute de répit et c’est un show qui en fout continuellement plein les yeux (écran géant, jeux de lumières monstrueux, présence fabuleuse de chaque membre) et plein les oreilles, avec en plus potentiellement le risque, ou le plaisir pour les maso, de se prendre Frah sur la tronche au détour d’un saut dans le public 🙂

Il faut être sacrément pro, sacrément rodé et surtout en forme pour tenir sans mal ce type de concert. Là dessus, je suis ébahi par le groupe ! Je serais par contre un peu plus critique sur le réel contenu musical, qui se résume assez vite à une suite de morceaux plutôt ressemblants, durant lesquels c’est avant tout le show qui fait la différence. La recette est efficace, certes, mais elle risque de légèrement lasser sur la durée, surtout quand on prend un peu de recul et qu’on ne s’abandonne pas complètement à l’euphorie du public. Alors si, par exemple, je peux retrouver la folle énergie d’un Trent Reznor à ses débuts de Nine Inch Nails, je n’y retrouve pas ce génie musical ;  recherchez « Nine Inch Nails Live 1994 » dans Google et regardez 3 vidéos du genre de celle à woodstock pour comprendre mes propos !

Très clairement, ce n’est que pour cette ambiance que j’aime venir voir Shaka Ponk. Pour la musique, je reste encore sur ma faim.

Etiqueté par Ysabel :

L’installation de la scène pour Shaka Ponk, c’est un peu un spectacle avant le spectacle, avec ce ballet des Roadies sur un fond de musique classique jouée au clavecin … Juste pour jouer des contrastes j’imagine ! Essais de lumières et d’écran géant : Je pense que tout est fin prêt.

Une violoncelliste virtuelle apparait. Ils entrent un par un, tous habillés de noir et blanc, comme toujours. Fumée rouge et têtes de morts : Go ! Le show est parti. Et il n’y a pas à dire : côté spectacle, ils savent y faire ces monkeys. Un light show qui en met plein la tête. La déesse Samaha Sam en voix off. Des petits monstres de partout et de grosses voix. Un Mister Ponk qui commence aussi à se balader… J’aime toujours beaucoup leur décor. Mais surtout, nous avons un public déjà en début d’hystérie ! Et voici que les deux derniers zozos entrent en piste, avec un Frah carrément en slip aujourd’hui (et oui, c’est l’été et même la canicule chers amis !), avec une belle promo pour UNDIZ au passage, grâce à ce magnifique boxer avec traces blanches de mains sur le cul 😉 Lui, donc, torse nu, chapeauté d’une casquette, de lunettes et d’un casque-écouteur… En résumé, il en porte plus sur la tête que sur les fesses. Et sa compagne de jeu dans une tenue bien moulante, of course … On ne change pas une équipe qui gagne !

J’ai également toujours aimé leur manière de s’incruster, en quelque sorte, dans les images. Parfaite illustration pour leur Rock déjanté et manière amusante de faire participer leur emblématique Goz. Ils disent être venus pour nous donner de l’amour en plus. Mais méfions-nous peut-être ? Surtout que ça y est : ils commencent à grimper sur leurs fameux énormes cubes mobiles et les strombi, eux aussi, se mettent en marche … Pendant que CC, à la guitare, nous filme avec une mini caméra et que Frah range son micro tout simplement dans son slip ! Et oui. Il faut avoir l’esprit pratique. Avec Shaka Ponk, tu ne sais jamais trop si tu viens voir un concert ou un spectacle burlesque (ou les deux).

Les cornes du diable se lèvent dans la fosse. Steve, en jupe comme toujours, semble installé à bord d’un véritable vaisseau spacial. Et Frah continue à nous donner les instructions à suivre … Il faut crier, mais aussi jumper, même assis. Et puis non, ils faut tous se lever au final. On est pas rendu s’il faut se mettre à leur diapason, parce que je peux vous dire que niveau saut de carpe et gesticulation, ils sont au taquet ! Leur second mot d’ordre c’est : tous le monde à poil. Alors si pour Frah c’était fait depuis le début, c’est à présent au tour de CC et Mandris de se mettre torse nu, au moment où on entame l’écoute d’un grand monologue de « Yeah ! », micros en forme en cornes en première ligne, lumières de fou et écran géant de malade… Je crois qu’on ne va bientôt plus savoir où donner de la tête.

D’habillé, il ne reste rapidement plus que Ion, à la batterie (mais on sait bien que ça ne va pas durer). Petit duo sexy de Samaha Sam et de CC, qui semble vouloir lui lecher l’oreille … Le public est bien entendu au taquet. Alors c’est parti pour le premier pogo ! Et sur Shiza Radio, ils se font même plaisir en jouant les ombres chinoises avec le micro de Frah placé de façon ambiguë, comme de bien entendu. Puis tout le monde revient en devant de scène et c’est là que je réalise qu’ils portent des pompes à ailles argentées qui n’existe pas ! Mais j’ai juste le temps de les remarquer que notre roi du slam commence sa première ascension, jusqu’aux gradins, dont il va se laisser tomber en arrière pour amorcer son retour à la terre ferme (très impressionnant si on a pas l’habitude).

Des robots break danseurs entrent en piste en fond d’écran, pour du gros Rock plus musclé que musclé. La voix de Samaha Sam est toujours étonnante sur Last Alone (on commence à connaitre leur Setlist au bout de presque 2 ans de la même tournée). Beaucoup plus ma came musicalement qu’une grande partie de leur joyeux fouillis. Et je ne semble pas être la seule aux vues du nombre incalculable de têtes qui s’agitent dans tous les sens devant moi. Mister Goz est à présent sous l’eau et Frah vient lui faire un petit coucou … Quand un banjo façon Wild Wild West se fait entendre. Cela donne envie à notre cher barjo de virer tout le monde du centre pour organiser un pogo géant (enfin à la taille de la petite fosse de ce soir tout de même), juste avant de sauter carrément au milieu de ce joli bordel, pour être ensuite porté debout, à bout de bras par les fans. Il va d’ailleurs saluer ses preux guerriers (et il y a de quoi), pour finir comme seul au monde, en tailleurs au bord de scène.

Après se déchainement de folie, tout à coup tout le monde se met à frapper dans ses mains de manière bon enfant, comme si le volcan de tout à l’heure s’était changé en un énorme jardin d’enfants … Et Hop Hop Hop, tout le monde fait joliment la vague (comme pour Chantal Goya) au moment the Story O’ My LF ! Ils sont vraiment inimitables pour faire faire tout et n’importe quoi à ce public plus que fan de leur pitreries en tous genre, juste pour le fun et le délire. Nous allons d’ailleurs terminer le Set par l’un d’eux (et pas des moindres), avec un de ces numéros de furie dans les strombis qui mène notre Sex Ball de Samaha Sam jusqu’à un semblant de mort subite, juste avant que l’image une improbable mémé ne traverse la scène avec son déambulatoire, pendant que tout le monde prend la pause qui tue … En attendant la dernière explosion finale et l’au-revoir de Notre petit Goz, du haut de son empire.

Pour les rappels, des singes colosses de l’espace (avec des attributs nucléaires radioactifs, oui oui) viennent vers nous de leur démarche patibulaire, prêts à affronter Ion dans une Battle de drums … C’est toujours le même rappel (mais je le trouve jours aussi rigolo), à la fin duquel tout le monde débarque à nouveau sur scène : et c’est reparti pour un trip gros hardos, avec une voix pas tout à fait ad hoc tout de même, mais une imagerie toute à fait dans le cliché pour ce qui est du secouage de cheveux 😉 !

Alors que veut-on : sauter ou crier ? (Avec les R bien roulés hein … Je n’ai jamais compris pourquoi il faisait ça d’ailleurs !) Donc nous commençons par crier, pour finalement sauter aussi. C’est même le moment du Reggae Night, mais en mode pogo les enfants ! Du Reggae alternatif parait-il 😛 Et on a droit en prime à un petit numéro de duo comique, qui se termine par une belle déclaration d’amour, puisque Frah nous proclame le Meilleur Groupe qui ne soit jamais passé au Pavillon de Grignan ! C’est pas gentil ça ?! Alors pour le remercier, tout le monde doit s’assoir, juste pour sauter encore plus haut. Avec petit Goz qui combat les mauvais esprits derrière eux.

Retour de Frah et de Samaha Sam … Sur leurs cubes, qui ont été remis en place pour la centième fois (quel beau métier au passage que ramasseur de cubes pour Shaka Ponk !) Lui se perche comme un hibou en haut de son perchoir empilé, tellement instable qu’il faut le fameux mec au job de rêve pour les retenir. Toute la fosse doit se rapprocher, depuis la droite, depuis la gauche … Et Bim ! Il saute à pieds joints sur la foule et je comprends là l’intérêt principal de ses énormes baskets : donner une bonne prise pour slamer debout !

Dernière bénédiction Frahral, toujours porté à bout de bras par ses valeureux fans, et dernière prière du soir. Petit lancé de baguettes Ioniques et salut général … Avant le retour à la maison, véritablement surfé sur la vague de la fosse, d’un Frah toujours aussi déjanté, définitivement !!

Composition

  1. Intro
  2. Black Listed
  3. Wanna Get Free
  4. Twisted Mind
  5. On The Road
  6. Shiza Radio
  7. Last Alone
  8. Yell
  9. Story O’ My LF
  10. Sex Ball
  11. 1er Rappel : Battle Ion vs Goz
  12. I’m Picky
  13. Te Gusta Me / Get Up Stand Up
  14. Morir Cantando

Site de Production

Date Limite de Consommation

  • Album défendu : The Black Pixel Ape

Ingrédient

  • François Charon aka Frah : Chant
  • Sofia Samaha Achoun aka Samaha Sam : Chant
  • Cyrill Roger aka CC : Guitare
  • Mandris Da Cruz : Basse
  • Steve Desgarveaux : Clavier
  • Yohann Meunier aka Ion : Batterie

Remerciements

  • Laurent @ Istres
  • par

    08 mars 2014

    Photo du concert

    Shaka Ponk @ L'Usine (Istres)

    On peut dire que c'est Marine, notre récente "personnal" conseilleuse en Rock, qui m'a donné envie d'aller au concert. Elle avait été de super conseil pour Dallas Frasca, alors faut toujours lui faire confiance ! ...

  • par

    08 mars 2014

    Photo du concert

    Flangers @ L'Usine (Istres)

    Du bon Rock qui fait du bien aux oreilles ! Je n'y peux rien, mais j'adore les femmes guitaristes/chanteuses et quand en plus Flavie prend la basse, alors là je suis au bord de l'extase. ...

  • par

    08 juillet 2015

    Photo du concert

    Lisa LeBlanc @ Pavillon de Grignan (Istres)

    Mais qui peut donc ouvrir le bal avant Shaka Ponk !?! Telle était ma question encore quelques minutes avant la montée sur scène du trio canadien, qui se devait d'avoir un show musclé pour ne ...

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