Avis sur un show

04 juillet 2015

Selah Sue @ Arènes (Nîmes)

Des Arènes en mode Raggamuffin !

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Conditions de mise en boîte

Les 3 premiers morceaux.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Voilà quelques années que j’avais envie d’entendre cette belle voix. Et puis, à chaque fois, on passait à côté de la date, ou bien alors ça tombait mal ! Alors ce soir, c’est définitivement la belle cerise sur le gâteau que de pouvoir la découvrir pour presque un vrai Set, juste avant Ben Harper !

De vous à moi, je m’étais fais un peu un avis de ce genre d’artiste au succès fulgurant : grosse tête, un peu hautaine, pas très accessible, ni très disponible à son public. Ça partait d’ailleurs un peu mal avec des conditions de shooting où il faut faire valider les photos et j’avais peur que cela ne confirme un peu ce ressenti. Pour mémoire, des pointures comme Depeche Mode, Neil Young, Paul McCartney ou Elton John ne demandent même pas à voir les photos avant diffusion !

Pourant, cette mauvaise impression ne restera qu’une impression, parce que j’ai vu sur scène une belle artiste, heureuse d’être sur scène et surtout de partager sa musique ! Ultra disponible, elle remerciera tout le public à maintes reprises ! Et ça fait chaud au coeur de voir tant de bonheur sur scène !

Musicalement, elle sera tout à fait conforme à mes attentes : une très belle voix Soul, avec de très bonnes et solides chansons ! J’espère vraiment la revoir prochainement, pour un Set tout à fait complet !

Etiqueté par Ysabel :

Après le départ de Denai Moore, les Arènes se remplissent gentiment, mais ce n’est pas encore blindé pour le moment. Par contre, côté installation de la scène, on voit bien qu’on passe à du plus lourd … Ça s’agite dans tous les sens, ça débâche et ça s’active un max.

Deux sculpturales chanteuses, un batteur, un bassiste et deux claviéristes prennent place. Tous de sombre vêtus. Puis, c’est l’incomparable voix de Selah Sue qui monte, hors plateau. Quelques notes avant son entrée, très haut perchée sur de vertigineux escarpins vernis, boucles d’oreilles géantes et combinaison ajustée bleue marine, avec sa tunique un peu vaporeuse et colorée qui se met tout de suite en mouvement, par le biais du ventilateur devant lequel elle prend position.

Elle nous annonce beaucoup de musiques nouvelles pour ce soir, dont Reason qui va suivre. La fumée est lâchée et la belle commence à se balader d’un bout à l’autre de la scène, micro en main. Le corps et la voix tout aussi pris dans le Groove qui la caractérise. Elle semble ne pas pouvoir tenir en place une seule seconde et sa voix, qui est pourtant si particulière dans le « cassé », sait se faire infiniment cristalline quand elle monte dans les aigües. Alors, comment résister à une musique pareille ? On ne peut qu’être pris par une irrésistible envie de bouger face à elle. Quant à Selah Sue, c’est juste un sacré petit bout de femme : très belle présence; véritable capacité d’échange avec le public. Et pour ce qui est de parvenir à danser en permanence sur des talons de cette taille … Je dis Chapeau Bas Mademoiselle 😉 !

Elle part invectiver son batteur, de dos, en mode Raggamuffin. Les bras se lèvent de partout. Les cris montent. Le public la suit au doigt et à l’œil … Et elle embarque littéralement les Arènes sur son passage. Mettant le feu, puis distillant la plus grande des douceurs l’instant suivant. C’est bluffant.

Clavier façon Jean-Michel Jarre, et la Miss s’éclipse quelques instants … Les lumières se réveillant à la faveur du soir qui tombe. Longue intro musicale lascive pour This World, puis elle nous revient tout juste quand la musique devient assez psyché. Et c’est le moment qu’elle choisit pour nous présenter ses compagnons, « parce qu’il est impossible de faire une scène pareille sans ses musiciens incroyables et ses amis ». Ma foi, un sacré morceau, encore une fois !

Qui veut être le feu ? Elle est restée seule à la guitare, tenant tout le monde en haleine, juste comme ça. Il n’y a pas un bruit autour de moi. Tout le monde retient sons souffle, excepté au moment où il faut crier « Fyah ! » C’est alors que la tigresse ressort ses griffes, en même temps que le Ragga la gagne à nouveau ! C’est un moment partagé très intensément. Elle nous salue d’ailleurs bien bas, accueillant à nouveau tout son petit monde. Et je remarque, au démarrage de Time, comme il est amusant de constater à quel point sa voix peut être capable de changer. On se retrouve ici avec une introduction qui pourrait presque faire penser à celle de True Colors de Cindy Lauper… Donc un style à priori bien éloigné du sien. Et pourtant !

Dire que le public est ravi est un doux pléonasme. Il est plutôt carrément au taquet. Il y a beaucoup d’intensité dans tout ce qu’elle partage ce soir. Et elle va à présent même demander à ce que nous chantions. Mais cela ne va pas nous suffire, puisque toutes les mains se mettent également à frapper pour l’accompagner. L’ambiance est magnifique, avec encore assez de jour pour profiter de tout ces visages souriants et comblés. Il est impressionnant de la voir retenir ainsi toute les attentions avec ses premières parties de morceaux, quasi seule, juste avec sa guitare … Sans parler de l’incroyable et irrésistible morceau de bravoure que va devenir Raggamuffin ! Une énergie du tonnerre et un public ad hoc, pour une artiste toute aussi belle que lui, vraiment. Ça danse d’absolument partout. Et j’avoue que je craignais un peu le risque du côté factice du buzz, alors que nous en sommes à 1000 lieues.

Elle lâche sa guitare. Nous envoie une petite décharge de Funk et nous voilà repartis de plus belle, chantants tous à nouveau pour répondre à sa déclaration d’amour de Fear Nothing … Elle disparaissant petit à petit dans la fumée. Puis elle réapparait toute de lumière bleue habillée, n’ayant pas perdu pas un seul gramme de sa redoutable pêche, en cette fin de Set. « Merci beaucoup Nîmes ! » C’est la dernière et elle veut, avant de la commencer, saluer l’énergie magnifique qu’elle dit avoir reçue de nous. Alors : photo, tous le monde bras levés, pour ses amis et le souvenir. Puis à nouveau cette voix inouïe qui monte, faisant hurler de plaisir le public. Elle revient nous séduire une dernière fois, en parcourant le bord de scène … Un Crazy Sufferin hyper dansant, pétillant même, pour un très joli bouquet final.

Composition

  1. Alive
  2. Reason
  3. Black Part Love / Lauryn
  4. This World
  5. Fyah
  6. Time
  7. Won’t Go For More
  8. Raggamuffin
  9. Alone
  10. Fear Nothing
  11. Together
  12. Crazy Sufferin

Site de Production

Date Limite de Consommation

  • Album défendu : Reason

Ingrédient

  • Sanne Putseys aka Selah Sue : Chant & Guitare
  • Yannick Werther : Guitare & Clavier
  • Joachim Saerens : Clavier
  • Erik Rademakers : Basse
  • Jordi Geuens : Batterie
  • Stefy Rugurilck : Choriste
  • Judith Okon : Choriste

Remerciements

  • Juliette @ FM Productions

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    J’aime Selah Sue, sa musique, sa simplicité… Je suis contente que vous l’ayez vue, et que vos a priori soient tombés, parce qu’ils n’étaient pas fondés, elle est là pour donner, c’est le moins qu’on puisse dire !
    et ces yeux qu’elle a… !!!!
    Merci pour les photos et la review !

    • VN:F [1.9.22_1171]
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      Tout à fait : des yeux incroyables et une très très belle artiste … Et moi aussi j’aime les très bonnes surprises comme ça 🙂
      Toujours l’esprit ouvert !

      Merci de nous suivre et à très vite sur nos pages.