Avis sur un show

17 janvier 2015

Triembach @ L'Usine (Istres)

Travelling et projecteurs sur Triembach...

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Conditions de mise en boîte

Librement dans la salle.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Premier concert de Triembach dans une vraie salle, avec de la vraie lumière (car oui, désolé Dilan, mais dans la cour de Hook c’est funky mais tout de même artisanal 😉 ). Et bien c’est un sacrée plus ces belles lumières de concert, même s’il y avait peut-être un poil trop de fumée pour moi.

Pour autant, si le light show est l’une des nouveautés de la soirée, la présence de chaque musicien est elle belle et bien toujours la même :

  • Benjamin est discret en leader mais, malgré tout , fait un effet certain. Oui, j’ai beau être un garçon, ses yeux malicieux et son petit sourire en coin font mouche à chaque fois
  • Fabien est hypnotique, avec un jeu de guitare à la Angus Young.
  • Yves est Le bassiste par définition : imperturbable, placide et posé, mais malgré tout puissant et bien présent. Et surtout, il est photogénique comme le diable.
  • Pierre a le trop souvent mauvais rôle du batteur planqué derrière ses fûts et ses cymbales. Mais quand on trouve l’angle pour pouvoir correctement l’observer, c’est un petit démon qui sautille tout le temps et qui envoie de la puissance brute.

Musicalement, l’amplification musclée, dont seule est capable une salle de concert, permet d’obtenir un son Rock à souhait, où la musique de Triembach peut parfaitement s’exprimer en nous transperçant le corps et le coeur. C’est simple, je n’ai pas vu le temps passer et ça, c’est très bon signe ! Alors à quand le prochain concert ?

Etiqueté par Ysabel :

Troisième partie de soirée, avec l’installation de nos gentlemen Rockeurs et d’une lampe tempête au-dessus du micro vintage … Mon cœur bat déjà la chamade. Un fond de musique rétro pour leur entrée. Ça y est : Triembach est dans la place et en moins d’une minute, le décor est planté avec Sorry. Le public se rapproche. Les deux guitares se font face. Ils sont baignés de fumée et à nous, il nous reste la voix de Ben pour guide … Parce que cette voix, ajoutée à Fabien déjà en train de se cabrer sur sa guitare, sans oublier la force tranquille de Yves à la basse et la zénitude toute en maîtrise de Pierre à la batterie : Voilà tout le secret de Triembach.

On enchaine dans le vif et ça commence à danser de-ci, de-là. Il faut dire que la musique si prête plus que bien. Avec ce plaisir qu’ils ont d’être là et de jouer pour nous  qui est totalement communicatif. Intro douce, jouée en ombre et lumière pour Juste. Ils sont véritablement habités tous les quatre. Non pas que ce ne soit pas le cas d’habitude, mais je dois avouer qu’ils sont topissimes ce soir !

On cherche Nathalie pour Sa chanson qui commence … Pas de Nathalie. On s’en fout 😉 Mais ils s’inquiètent de savoir si nous sommes prêts à danser ? La réponse semble être un unanime Oui. Même le flegmatique Yves s’y met. Quand à Fabien, je pense qu’il va mettre le feu aux cordes de sa guitare s’il continue à les gratter comme ça ! Et pour attiser encore un peu plus le public, ils s’amusent à passer en revue toutes les villes de France représentées ce soir, avant de conclure : « Mais ce soir, on est tous de Triembach ! » Sans souci pour moi d’en être ce soir, et même tous les soirs si ça peut leur faire plaisir ! Le Rock repart alors de plus belle, avec la voix de Ben qui se casse de plus en plus sur les couplets. Ils sont à la fois d’une puissance et d’un zen assez fabuleux.

Puis ils nous demandent d’accueillir Gilles Ferrat, réalisateur de leur album, mais aussi musicien et ami cher à leur cœur. Et attention, tout aussi smart qu’eux, en gilet gris et cravate, tout à fait en harmonie avec nos beaux rockeurs. Mais forcément, un larron de plus, ça veut dire un peu de chahutage sur scène, dont il ressort qu’il nous faut absolument acheter leur album pour permettre à Ben de s’offrir la piscine en forme de guitare dont il rêve ! Ils lancent ainsi Cherry Lips, écrite avec Cali « sans qui on ne serait rien » à cinq. Et sur ce, bing ! Fabien fini effectivement par casser une de ses cordes (forcément, vu comment il les malmène à chaque fois 😉 !) Ceci étant, pas de souci, il s’en sort toujours avec talent et le sourire en prime. Alors, passé cet intermède (qui se termine par un gros bisou de Ben), on en revient à ce morceau de toute beauté, qui vous prend au bide, ne vous lâche plus et vous embarque. De dieu ! Avec cette guitare en plus, elle n’en est que plus belle.

A nouveau à quatre, ils reprennent le cours de leur Set adressant, au passage, un petit coucou à Mag, la Traveling Girl de leur nouveau clip, qui leur répond depuis le bar. Une chanson « Perle de lumière », avec la lampe tempête qui se retrouve balancée furieusement … « Attention : Effets spéciaux ! » annonce Ben. Il ironise, mais sincèrement, c’est très beau juste cette lampe qui se déplace d’avant en arrière dans une lumière bleu nuit, et lui qui la relance encore et encore. On passe ensuite au rouge pour la spéciale dédicace à Randy Couture et sa musique qui prend feu, tout comme leurs attitudes. Mon dieu ce qu’on est bien et ce qu’ils sont bons !

Mais malgré le sérieux pendant les morceaux, ça continue à potacher pendant les intermède, avec par exemple cette demande incongrue : « Y-a-t’il quelqu’un avec une licence d’accordage dans la classe … Heu dans la salle ?! » Déformation professionnelle oblige 😉 Puis Midnight Train nous offre un petit moment de retour au calme comme je les adore aussi. Sans doute tout autant que ceux où ils balancent tout ce qu’ils ont dans les tripes. Yves semble être devenu une machine … Ils sont vraiment énormes ce soir. Avec Ben qui, quand il chante, t’attrape l’esprit, te prends l’estomac, te le retourne même. Et le pire, c’est que tu n’as qu’une envie : te laisser faire et même en vouloir encore. Quant à Fabien, il est juste à tomber.

On sens que la fin approche. Ils ressortent la grosse artillerie, avec Pierre toujours aussi classe derrière sa batterie, dans son costard impeccable. Et aussi étonnamment toujours frais, bien qu’ils soit aussi speed qu’à la première. Touchante attention pour Marygold, qu’ils remercient d’être à l’origine de leur inscription au tremplin de L’Usine l’année dernière. Puis on se laisse emporter par une dernière Ivresse dans les strombis. Derniers cris. Dernières vibrations des guitares et des cymbales… Et une ligne de fond qui vibre sans fin, même après leur départ.

Leur retour se fera sous l’impulsion de la lampe tempête qui s’est rallumée. Mais ils ne reviennent pas seuls, puisque LRM et Sofia Park sont rappelés sur scène pour nous offrir leur hommage à Charlie à eux. « Oh, il faut un batteur les gas ! Et des guitaristes !! ». La formation sera donc la suivante : Loïs à la guitare, Maxime à la basse, Pierre à la batterie et Benjamin au chant et également à la guitare … « Charlie défend moi, ça vous rappelle quelque chose ? » Oui bien sûr. Ça me rappelle Cantat et Noir Désir. Ça me rappelle Un Jour En France. Une cover de chez cover qu’ils vont nous donner là, à faire pâlir de jalousie l’original. Je l’ai déjà écrit, mais je l’écris à nouveau : Topissime ce concert, vraiment !

Composition

  1. Sorry
  2. Traveling Girl
  3. Juste
  4. Nathalie
  5. Sally
  6. Here She Cames
  7. Cherry Lips
  8. What I Am
  9. Après Elle
  10. Randy
  11. Call Me
  12. Midnight Train
  13. Sleeping
  14. Where Will I Ever Fing You
  15. Ivresse
  16. 1er Rappel : Un Jour En France (Noir Désir)

Date Limite de Consommation

  • Album Défendu : Miss{e}S

Site de Production

Page Facebook : https://www.facebook.com/triembach.rockband

Ingrédients

  • Benjamin Couture : Chant & Guitare
  • Fabien Petti : Guitare
  • Yves Blanes : Basse
  • Pierre Ribbe : Batterie

Remerciements

  • Dilan @ Hook

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