Avis sur un show

13 décembre 2014

NASSER @ L'Usine (Istres)

Une tornade nommée NASSER !

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Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 4.3 - 3 votes
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Note internautes, 3.0 avec 1 vote(s)
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

Librement dans la salle.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Si nous n’avions jamais pu voir NASSER à Marseille, dans leur ville natale, cela aurait été une grave faute de goût de ne pas aller les rencontrer à L’Usine d’Istres !!

Pour moi, mais c’est peut-être une erreur, cette formation c’est avant tout Nicolas. Et je ne compte pas le nombre de concerts marseillais où je croise ce ténébreux barbu. Mon dernier souvenir est même de l’avoir remarqué lors un concert de Kid Francescoli, puis de Oh! Tiger Mountain aux Demoiselles Du Cinq à Marseille justement. La musique marseillaise étant un grand melting pot, où tout se mélange pour notre plus grand plaisir ! Ce mélange semble même aller plus loin, avec ce soir notre tigre préféré, puisque c’est avec étonnement que je vois Mathieu Poulain se balader autour de la scène, puis prendre place au clavier !! Bon, on s’en doutait un peu en suivant leurs Facebook respectifs et en constatant qu’ils ont fait ensemble une tournée sud américaine… Mais en fait, je pensais que c’était avec chacun son groupe !

J’avais bien écouté quelques titres et clips ici et là, dont le très controversé I’m A Man, mais ce n’est jamais simple de se faire une idée définitive ainsi. Non, la vraie découverte du groupe doit se faire sur scène !

Premier constat : ça claque sa grand-mère !! Il est assez rare d’avoir un son si puissant et pourtant ultra écoutable. Ce type de niveau sonore collant parfaitement à leur musique et que l’on peut qualifier de viril ! On pourrait, à la louche, faire une comparaison avec Shaka Ponk, mais quand on tend un peu l’oreille, on sent beaucoup plus de nuances et surtout des titres mieux construits, et bien moins brouillons.

Scéniquement, c’est une folie douce sur scène et c’est même à se demander comment on peut jouer des instruments en ne tenant JAMAIS sur place ! Grand exploit selon moi !

Au final, c’est juste un concert de malade, dans une ambiance de fous ! Une putain de belle découverte, dont on rentre en nage, mais heureux !

Vivement 2015 et la prochaine tournée ! Plus que probable que l’on soit présent 😉

Etiqueté par Ysabel :

Une fois Colt Silvers parti, c’est avec le plus grand des plaisirs que je vois vous-savez-pas-qui monter sur scène pour préparer les claviers, avant l’arrivée de NASSER … ?!? Mathieu Poulain !! Oui Notre Oh! Tiger Mountain à nous qu’on aime et qu’on vénère !!! Je savais qu’il rejoignait régulièrement Nicolas Viegeolat en Live, mais je n’étais pas du tout certaine que ce soit le cas ce soir. Et comme ça fait plaisir … C’est bon ça. Il y a même un fan du groupe, un verre à la main, qui pousse son copain du coude en lui disant : « Oh regarde. Y’a encore Jésus ce soir ! » Ça va donc bien être un concert de la méga balle et j’en suis plus que ravie. Un : la découverte de NASSER Live (que j’aime déjà beaucoup à l’écoute). Et deux : la joie de retrouver OT dans cette formation. Trop Trop Bon !

La salle devient déjà de plus en plus dense et le public se rapproche de la scène. Un sampler commence seul … Jeux de lumière autour des lettres NASSER qui orne le rideau de fond. Le public piaille d’impatience … Mathieu Poulain fait son entrée, suivi de près par Simon Henner. Les deux samplers montent tout de suite en intensité et se mêlent, sous les cris du public et les flash de lumières. Puis c’est au tour de Nicolas Viegeolat de les rejoindre … Et c’est parti pour deux bonnes heures de folie et de pur bonheur.

Les lumières sont plus que tamisées. On ne devine que la silhouette et la chevelure qui s’agite d’un Mathieu qui hurle, tête renversée vers les cintres. Un simple geste et le public est en ébullition. Le micro qui ceint la tête de Nicolas fait que sa bouche se colle tout contre. Nous distillant une voix à vous donner des frissons. Ils sont tous trois littéralement déchaînés (et on en est qu’au troisième morceau !). Le public l’est tout autant, et pour cause : sincèrement, cette musique est incroyablement scotchante. Quittant sa batterie quelques instants, Nicolas vient même se poster devant le public et touche quelques mains avant de reprendre sa place. C’est bon. C’est musclé. C’est même carrément bluffant !

A la quatrième, Mathieu balance sa veste. Le public est chaud bouillant. Ils se mettent à chanter tous les trois sur le refrain de Out Of Control et, à voir les deux autre, on se dit que finalement c’est Nicolas le plus sage 😉 Mais quelle voix chaude et un peu sombre il nous offre. Elle monte et semble inexorablement avancer sur nous. J’adore ! Le sol vibre sous nos pieds. Tout le monde saute sur place … Il y a vraiment une sacré ambiance ce soir. Et à chaque morceau, c’est le même envoûtement. La même sensation d’être totalement possédés et emportés par le rythme de leur musique, sans avoir la moindre envie de s’y soustraire.

Petite pause pour nous annoncer que, ce soir, c’est la dernière date de leur tournée 2014. Puis on repart de plus belle, avec une imagerie de fou et des lumières qui les balayent dans tous les sens. Mathieu est à présent en marcel. Nicolas, de son côté, lève vers nous une corne du diable. Déchainements et arrêts sur image … On en prend plein les mirettes, tout autant que plein les oreilles. Franchement un concert de ouf ! Ils sont déjà en eau. Et ce « duo » machines/batterie est juste une tuerie. Alors est-il bien nécessaire de demander à L’Usine si elle est là ?! Parce que la réponse est Oui. Oh que Oui même. Définitivement Oui ! Sur Century, Mathieu vient même nous invectiver, micro en main. L’ambiance est à son comble. tant et si bien que je me pose cette question : qui s’éclate le plus, de la scène ou de la salle ?!? Impossible de le dire.

Plus tard, je me surprends à trouver un esprit Depeche Mode à  You Are What You Are, quand la consigne de nous déshabiller tombe. Ah bon. Ok. Les choses se corsent donc 😉 ! Il serait même temps de perdre la raison semble-t-il. Ceci étant, c’est chose faite depuis longtemps pour Mathieu ! Bête de scène toujours aussi incroyable. Nous sommes noyés dans la fumée et les strombis, à gueuler avec eux « Regrets No Regrets ! »

Simon (guitare sur le dos) et Mathieu se retrouvent ensuite à jouer en miroir. Petit speech en intro de The Baddest Man In The World, juste avant que ne reprenne la fureur. J’ai même la sensation qu’ils mettent encore plus de feu en cette fin de Set, comme si c’était le moment ou jamais de tout lâcher. Et leurs consignes sont suivies à 200% : Que des bras levés qui sautent à l’unisson … Alors, en récompense, on aura droit à une dernière pour la route. Avec un Nicolas qui termine couché à terre, pendant que les deux claviers continuent de vibrer encore et encore… Même au moment de leur salut, à l’occasion duquel ils nous remercient de les suivre depuis le début. Des mains sont serrées. De l’eau est distribuée (et ce n’est pas du luxe vu leur et notre états !) … Tout cela pendant que Mathieu, littéralement en transe, continue à ne pas lâcher l’affaire. Reprise donc à la volée de Marseille And Anywhere dans une sorte de grand messe finale, toutes les mains levées dans le même geste effréné.

Bien que je sois convaincue qu’ils soient sur les genoux, ils reviennent comme s’ils arrivaient tout juste su scène … « Bonsoir ! » Puis reprennent en nous demandant : « S’il vous plait, tapez dans vos mains s’il vous reste un peu d’énergie ». Mais il semblerait qu’en effet, du jus il en reste encore dans la salle. Et même des deux côtés, vus ce qu’ils nous offrent encore. Alors, pour ceux qui en veulent encore plus, ce ne sera pas un mais deux rappels. Avec, pour terminer The League : Tous les instruments en l’air, une cymbale rattrapée de la chute in extremis et un final de fous furieux !

Composition

  1. Enter The Z
  2. The World Is Ours
  3. Bronson
  4. Out Of Control
  5. The Shooter
  6. I’m A Man
  7. Century
  8. Discoball
  9. You Are What You Are
  10. No Regrets
  11. Come On
  12. The Baddest Man In The World
  13. Warning
  14. Marseille And Anywhere
  15. 1er Rappel : Too Loud / Too Old
  16. Retrosexual
  17. 2nd Rappel : The League

Date Limite de Consommation

  • Album défendu : #6 (Ep)

Site de Production

Site du tourneur : http://www.live-boutique.com/site/-NASSER-

Ingrédients

  • Nicolas Viegeolat : Chant & Batterie
  • Simon Henner : Guitare & Machine
  • Mathieu Poulain :  Chant & Machine

Remerciements

  • Dorothée @ Usine

La Zone des Lecteurs

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    Putain de concert !! Je ne sais même plus combien de fois je les ai vus, peut-être 8 ou 9 fois, et chaque fois la même claque, l’eargasm !
    Bon c’était pas de l’eau qui a été distribuée par contre ^^
    Bref, merci pour ce live report, ça fait du bien de revivre ce putain de moment de ouf !
    Et bonne année à vous au passage 🙂

    • VN:F [1.9.22_1171]
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      Bonne Année à toi également Marine … Avec un 2015 empli de musique !!
      Quant à la distribution de Jack : j’étais trop loin et je suis si candide 😉

      Par contre, Oui : Gros concert de ouf !
      Du bonheur en barre.

      Bises et à très vite au fil de nos pages.